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<title>GHOR - ouvrages-thematiques</title>
<description>Guide Hervéien des Ouvrages de Référence de Science Fiction</description>
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<title>_Fictions of nuclear disaster_</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Hervé)</author>
<category>Ouvrages thématiques</category>
<pubDate>Tue, 15 Dec 2009 07:42:07 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;em&gt;Fictions of nuclear disaster&lt;/em&gt; : David DOWLING : 1987 : MacMillian : ISBN-10 0-333-39817-3 : 239 pages (y compris bibliographie et index) : coûtait 27.50 GBP pour un HC avec jaquette&amp;nbsp;agrémenté de quelques illustrations en N&amp;amp;B.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ghor.hautetfort.com/media/01/00/2070043559.jpg&quot; alt=&quot;Fictions of nuclear disaster.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px;&quot; id=&quot;media-2147839&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La fin des années 80 (contexte oblige ?) a vu fleurir un certain nombre d'ouvrages de référence portant sur les thématiques de la fin du monde et/ou de la guerre nucléaire dans la Science-Fiction. On pensera aux livres de Bartter (&lt;em&gt;The way to ground zero&lt;/em&gt;), Brians (&lt;em&gt;Nuclear holocausts : Atomic war in fiction, 1895-1984&lt;/em&gt;), Yoke (&lt;em&gt;Phoenix from the ashes&lt;/em&gt;) ou Seed (&lt;em&gt;American science fiction and the cold war&lt;/em&gt;). Ecrit par un professeur d'Anglais de Nouvelle Zélande, cet ouvrage fait donc partie de cette vague de titres étudiant les penchants apocalyptiques du genre. A noter que cette édition est celle publiée pour le marché britannique et qu'il en existe une éditée simultanément par les presses de l'université de l'Iowa pour le marché américain.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ghor.hautetfort.com/media/00/00/202433914.jpg&quot; alt=&quot;Phoenix from the ashes.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2147873&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Le livre de Dowling est divisé en huit chapitres d'une longueur inégale (d'un vingtaine à une cinquantaine de pages) dont les premiers&amp;nbsp;abordent successivement les diverses phases d'un conflit : la bombe elle-même, les scientifiques qui la conçoivent, le conflit nucléaire, le monde post-apocalyptique. Les deux suivants traitent de thèmes connexes (l'imagerie religieuse, les autres désastres). On trouve enfin un étude ciblée sur deux romans importants (&lt;em&gt;A canticle for Leibowitz&lt;/em&gt; de Miller et &lt;em&gt;Riddley Walker&lt;/em&gt; de Hoban) et une courte conclusion. L'ouvrage comporte plusieurs annexes : une revue des films sur le thème, les notes des chapitres, une bibliographie des textes de fiction et un index (auteurs et thèmes). D'une façon assez étonnante, le livre est illustré d'une dizaine de&amp;nbsp;reproductions pleine page de gravures religieuses du moyen-âge.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ghor.hautetfort.com/media/01/00/1600165648.jpg&quot; alt=&quot;Un cantique pour Leibowitz (Denoel 1977).jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2147940&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Des ouvrages sur ce thème évoqués plus haut, celui-ci est à mon avis&amp;nbsp;le plus faible. Ce n'est pas qu'il s'agit d'un mauvais livre mais il n'apporte rien de plus que les autres et ne bénéficie pas des atouts de certains (exhaustivité, connaissance du genre, traitement d'autres médias). C'est essentiellement une thèse sans aucune originalité, y compris dans le choix des textes&amp;nbsp;étudiés d'une façon plus approfondie dans le chapitre sept. Il existe une multitude d'étude sur le fix-up de Miller pour que celle de Dowling n'ait rien de remarquable.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ghor.hautetfort.com/media/01/01/871410877.jpg&quot; alt=&quot;Un cantique pour Leibowitz (Folio 2001).jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2147955&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Paru au moment où tout le monde se penchait sur la Bombe, ce livre (assez cher quand même) n'a pas su trouver un angle d'attaque original ce qui le rend assez superflu.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ghor.hautetfort.com/media/00/01/48739356.jpg&quot; alt=&quot;Astounding 1950-11.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2147960&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Note GHOR : 1 étoile&lt;/p&gt;
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<title>_Le feu aux étoiles_</title>
<link>http://ghor.hautetfort.com/archive/2009/12/07/de789add406e96aab05ebcbc9249676a.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Hervé)</author>
<category>Ouvrages thématiques</category>
<pubDate>Fri, 11 Dec 2009 12:05:55 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le feu aux étoiles&lt;/em&gt; : Gilles DUMAY : 1996 (?) : Destination Crépuscule (by Bifrost ?) : pas d'ISBN : 171 pages (pas d'index) : coûtait 55 Francs pour un TP illustré en N&amp;amp;B à l'encre rose de couverture assez baveuse.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ghor.hautetfort.com/media/01/02/1854211894.2.jpg&quot; alt=&quot;Le feu aux étoiles.jpg&quot; id=&quot;media-2147304&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Voici un ouvrage dont le statut n'est pas clair. Visiblement coordonné par Gilles Dumay et lié à la revue Bifrost, il semble&amp;nbsp;s'agir plus ou moins d'un titre réalisé en conjonction avec un festival&amp;nbsp;(Space-Op 96)&amp;nbsp;qui s'est déroulé à Sophia-Antipolis dont le thème est, comme son nom l'indique, le Space-Opéra (la précédente manifestation de ce type était sur les vampires). Il se présente comme s'inscrivant dans la série d'anthologies &lt;em&gt;Destination crépuscule&lt;/em&gt; (qui a connu plusieurs éditeurs) et est illustré (en N&amp;amp;B) de dessins originaux (Patrick Larme et Jeam Tag), de photos&amp;nbsp;et de reproductions de couvertures.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ghor.hautetfort.com/media/01/02/34373213.jpg&quot; alt=&quot;Les Whums se vengent (FN 1969).jpg&quot; id=&quot;media-2147308&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;A l'intérieur, l'ouvrage est divisé en cinq parties. La première est un mélange de&amp;nbsp;courtes introductions/préfaces/sommaires et d'un article de Joseph Altairac qui met en perspective&amp;nbsp;ce sous-genre de la SF. Elle est suivie par l'essentiel de l'ouvrage (90 pages), la section intitulée &quot;Littérature&quot; qui rassemble des articles de fond (sur l'humour, sur Thirion, sur &lt;em&gt;La plaie&lt;/em&gt; de Henneberg...), des interviews d'auteur francophones (Genefort, Ayerdahl, Deff/Wagner, Lehman, Bordage), des très courtes critiques d'ouvrages &quot;en vrac&quot; et une sélection de classiques. Une microscopique (7 pages) partie &quot;Réalités&quot; offre deux articles sur les éventuelles bases&amp;nbsp;scientifiques du Space-Opéra. On trouve ensuite un article sur &lt;em&gt;Star Trek&lt;/em&gt; par Ruaud (les restes de son ouvrage chez DLM) et enfin une nouvelle de&amp;nbsp;Thiberge puis une novella de Lehman.&amp;nbsp;A noter l'absence d'index et de légendes pour les images de couvertures (une habitude dans les ouvrages en VF).&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ghor.hautetfort.com/media/02/02/1629332579.jpg&quot; alt=&quot;Star trek.jpg&quot; id=&quot;media-2147319&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Il se dégage de ce livre au demeurant fort sympathique une impression de fouillis complet. Déjà, le mélange&amp;nbsp;fiction et non-fiction est souvent (AMHA) un exercice difficile qui, pour réussir, nécessite une intégration des divers éléments nettement plus&amp;nbsp;travaillée qu'ici. Alternant des articles de fond généralement intéressants et des choses plus courtes sur des sujets anecdotiques ou périphériques, l'ouvrage n'arrive jamais à trouver son rythme ni un certain équilibre. Certains textes&amp;nbsp;(les notules de lecture par exemple) semblent d'ailleurs juste présents pour faire du remplissage.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ghor.hautetfort.com/media/00/02/1676531656.jpg&quot; alt=&quot;La loi des ancêtres (FN 1972).jpg&quot; id=&quot;media-2147315&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;C'est dommage parce que outre des réflexions pertinentes et documentées sur le SO (dont certaines seront réutilisés telles quelles pour le livre de Colson &amp;amp; Ruaud), les interviews présentent une plus value indéniable (avec des photos des auteurs jeunes nous plongent dans le passé). Par contre la qualité technique de l'ouvrage est assez mauvaise avec des pages floues, une maquette abracadabrante et surtout des reproductions de couvertures faites sur une photocopieuse proche de rendre l'âme (les dessins originaux et les photos sont par contre correctement reproduits).&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ghor.hautetfort.com/media/01/00/983183439.jpg&quot; alt=&quot;La plaie (AM 1974).jpg&quot; id=&quot;media-2147338&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Au final un ouvrage plutôt mal foutu ou mal pensé qui recèle pourtant de bonnes choses. Un beau potentiel gâché par une exécution indigne (sous la pression des délais ?), dommage.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ghor.hautetfort.com/media/01/00/1035723663.jpg&quot; alt=&quot;Le sang des astres (RF 1963).jpg&quot; id=&quot;media-2147347&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Note GHOR : 2 étoiles&lt;/p&gt;
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<title>_The feminine eye : Science Fiction and the women who write it_</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Hervé)</author>
<category>Ouvrages thématiques</category>
<pubDate>Thu, 10 Dec 2009 09:03:05 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;em&gt;The feminine eye : Science Fiction and the women who write it&lt;/em&gt; : Tom STAICAR (éditeur) : Ungar (série &quot;Recognitions&quot;) : 1982 : ISBN-10 0-8044-6878-8 : 148 pages (pas d'index) : coûtait 7 USD pour un TP, existe aussi en HC (-2838-7).&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ghor.hautetfort.com/media/00/02/437121399.jpg&quot; alt=&quot;The feminine eye.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2140803&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Cet ouvrage est paru dans la collection Recognitions de Ungar, un ensemble de recueils d'essais sur des thèmes ou des auteurs liés soit au Policier soit à la SF. Sous la direction de Tom Staicar (comme &lt;em&gt;Critical encounters II&lt;/em&gt;), il fait appel à l'écurie habituelle des auteurs travaillant pour Ungar, des gens assez connus dans le domaine des études sur le genre dans les années 70-80 (Arbur, Brizzi, Yoke, Barr). A la différence de la série des &lt;em&gt;Critical encouters&lt;/em&gt;, on a ici un thème limpide : les auteurs féminins de SF.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ghor.hautetfort.com/media/01/01/1820288368.jpg&quot; alt=&quot;The nemesis from Terra (Ace Double F-123).jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2140819&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Ce court livre contient neuf essais d'une quinzaine de pages. Chacun d'entre eux est donc consacré à un auteur de SF de sexe féminin, avec, par ordre d'apparition : Brackett, Moore, Norton, Cherryh, Tiptree, Charnas, Bradley, Elgin et enfin Vinge (Joan D.). Dans la plupart des analyses la problématique de l'identité sexuelle est centrale et l'orientation féministe généralement marquée. Certains textes (celui sur Brackett par exemple) utilisent une approche plus&amp;nbsp;biographique.&amp;nbsp;On remarquera l'absence d'index et le report des notes en fin d'ouvrage (et non en fin d'article ou en bas de page) avec parfois l'inclusion d'une bibliographie.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ghor.hautetfort.com/media/01/02/1756148744.jpg&quot; alt=&quot;L'aventurier de l'espace (RF 1957).jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2140833&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Comme souvent avec ce type d'ouvrage à plusieurs mains, le niveau général est assez variable, à la fois en fonctions des auteurs étudiés et des auteurs qui font l'étude. Il est toutefois plutôt bon grâce à des intervenants qui maîtrisent leur sujet. Même si certaines approches sont un peu trop classiques (&quot;Toward sexual identities&quot; pour Tiptree) ou se concentrent sur des auteurs &quot;prévisibles&quot; (et encore, il n'y a pas d'essai sur Le Guin ni sur Russ), on pourra louer l'attention portée à des auteurs plus rarement étudiés comme Norton ou Vinge.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ghor.hautetfort.com/media/00/01/417132969.jpg&quot; alt=&quot;Les yeux d'ambre (Le Masque 1980).jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2140837&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Un livre peut-être un peu moins militant que d'autres, ce qui lui permet de se concentrer plus sur les écrits que sur l'idéologie. Ceci le rend assez intéressant et génère un regret : la trop faible longueur des essais sur certains auteurs habituellement peu mis en valeur.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ghor.hautetfort.com/media/00/00/689439976.jpg&quot; alt=&quot;La planète des ours (RL 1977).jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2140842&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Note GHOR : 2 étoiles&lt;/p&gt;
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<title>_The entropy exhibition : Michael Moorcock and the British 'New wave' in science fiction_</title>
<link>http://ghor.hautetfort.com/archive/2009/11/23/7005ab4fb41f8be612bb58c62c5ae414.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Hervé)</author>
<category>Ouvrages thématiques</category>
<pubDate>Fri, 27 Nov 2009 08:04:14 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;em&gt;The entropy exhibition : Michael Moorcock and the British 'New wave' in science fiction&lt;/em&gt; : Colin GREENLAND : 1983 : Routledge &amp;amp; Kegan Paul : ISBN-10 0-7100-9310-1 : 244 pages (y compris bibliographie et index) : coûtait 12 GBP à l'époque pour un HC avec jaquette.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ghor.hautetfort.com/media/02/00/313830466.jpg&quot; alt=&quot;The entropy exhibition.jpg&quot; id=&quot;media-2118257&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Cet ouvrage est dû à Colin Greenland, un auteur de SF britannique surtout connu par sa série Tabitha Jute, un space opéra rétro. Basé sur sa dissertation de doctorat d'Anglais, il s'agit d'une sorte d'histoire de la New Wave au travers du magazine New Worlds et de trois de ses figures marquantes (Aldiss, Ballard et Moorcock). Ce mouvement typique des années 60 fut une tentative (principalement britannique) pour réformer la SF&amp;nbsp;de l'époque, considérée comme sclérosée (particulièrement celle parue dans &lt;em&gt;Analog&lt;/em&gt;) en y injectant à la fois des techniques littéraires novatrices et des thématiques plus dérangeantes (sexe, mort, entropie) et plus tournées vers le fameux 'inner space'.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ghor.hautetfort.com/media/02/00/212842205.jpg&quot; alt=&quot;Take back plenty (Avonova 1992).jpg&quot; id=&quot;media-2118252&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Le livre est découpé en onze chapitres d'une longueur inégale (de dix à quarante pages). Les cinq premiers forment une réflexion historique sur l'évolution des magazines de SF dans les années 60 en abordant plusieurs thèmes (le sexe, la fiction 'anti-spatiale' et l'espace intérieur). Ils sont suivis par trois chapitres consacrées chacun spécifiquement à un auteur (Aldiss, Ballard et Moorcock), le plus long étant celui sur le dernier cité. On trouve ensuite deux chapitres sur les problèmes de style, la touche finale étant donnée par une analyse de l'entropie et/ou la catastrophe (un terme cher à la New Wave). Une bibliographie (primaire et secondaire mélangée) ainsi qu'un index terminent l'ouvrage.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ghor.hautetfort.com/media/00/01/1847004455.jpg&quot; alt=&quot;The wrecks of time (Ace Double H-36).jpg&quot; id=&quot;media-2118247&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Il est toujours difficile et parfois injuste de critiquer un livre au motif de ce qu'il n'est&amp;nbsp;pas. Il ne faut donc pas penser que l'on a affaire ici à une histoire de la New Wave ou même de New Worlds telle que peut la raconter Ashley par exemple. Il s'agit plutôt d'une ensemble de choses assez disparates,&amp;nbsp;avec un premier groupe de réflexions allant de l'état des magazines de SF au début des années 60 (y compris le couplet habituel sur la dégénérescence d'&lt;em&gt;Astounding/Analog&lt;/em&gt; que l'on a lu sous bien des plumes tant britanniques que françaises) à des considérations&amp;nbsp; sur la série des Jerry Cornélius. On devine un deuxième ensemble constitué des trois études mono-auteurs, des textes intéressants mais qui sortent parfois nettement du cadre de l'ouvrage.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ghor.hautetfort.com/media/01/01/1914538605.jpg&quot; alt=&quot;L'assassin anglais (Lattès 1981).jpg&quot; id=&quot;media-2118302&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Au final c'est une impression de dispersion qui ressort de cet ouvrage. Au lieu de s'en tenir à un sujet (on peut d'ailleurs se demander lequel, Moorcock, New Worlds, la New Wave ?), on a un collage de diverses pièces dont le lien assez ténu est constitué par un vague rapport avec ces trois sujets. Ce manque de cohésion est d'autant plus regrettable&amp;nbsp;que les théories&amp;nbsp;de Greenland sont pertinentes et argumentées même si elles n'échappent pas à certains lieux communs de la critique SF, certains jugements hâtifs (sur l'imagerie utilisée par les magazines SF) ou des influences un peu trop pesantes (celle d'Aldiss en particulier).&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ghor.hautetfort.com/media/01/01/976600133.jpg&quot; alt=&quot;Trillion year spree.jpg&quot; id=&quot;media-2118764&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Il s'agit globalement d'un bon ouvrage qui est&amp;nbsp; à décortiquer pour en extraire les éléments les intéressants. A mon avis, il aurait certainement gagné en force en étant&amp;nbsp;traité d'une façon historiographique plus classique de façon a faire clairement ressortir l'histoire et l'impact de la New Wave sur la SF, un sujet important qui est trop souvent source de fantasmes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Note GHOR : 2 étoiles&lt;/p&gt;
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<title>_Science fiction and the two cultures_</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Hervé)</author>
<category>Ouvrages thématiques</category>
<pubDate>Wed, 14 Oct 2009 07:37:35 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;em&gt;Science fiction and the two cultures : Essays on bridging the gap between the science and the humanities&lt;/em&gt; : Gary WESTFAHL &amp;amp; George SLUSSER : 2009 : McFarland (série &quot;Critical explorations in Science Fiction and&amp;nbsp;Fantasy&quot; #16) : ISBN-13 978-0-7864-4297-3 : 282 pages (y compris index et bibliographie) : une grosse vingtaine d'Euros pour un TP, disponible chez l'éditeur : &lt;a href=&quot;http://www.mcfarlandpub.com/book-2.php?id=978-0-7864-4297-3&quot;&gt;http://www.mcfarlandpub.com/book-2.php?id=978-0-7864-4297-3&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ghor.hautetfort.com/media/02/01/1317115259.jpg&quot; alt=&quot;Science fiction and the two cultures.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2038435&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;On peut dire que ce volume rassemble globalement&amp;nbsp;les minutes de la 20ème &quot;J. Lloyd Eaton conference on science fiction and fantasy literature&quot; qui s'est tenue en 1999 aux USA (seul trois essais n'y ont pas été présentés). Il s'agit, à&amp;nbsp;ma connaissance,&amp;nbsp;du plus récent des nombreux ouvrages de ce type (qui sortaient avant chez SIUP) consacrés à ce symposium sur la SF qui rassemble autour d'un thème le gratin de la critique littéraire appliquée à la SF. Cette année-là, le thème était la fameuse controverse des &quot;deux cultures&quot; initiée par Snow et Leavis qui postulaient une sorte de schisme entre littéraires et scientifiques.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ghor.hautetfort.com/media/01/01/121710696.jpg&quot; alt=&quot;Contre l'infini (Denoel 1983).jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2038455&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;On trouve dans ce recueil, 16 essais assez courts, faisant chacun entre dix et vingt pages. Ils sont regroupés en deux grandes parties, la première consacrée au problème général des deux cultures et la seconde montrant des exemples de son traitement dans des&amp;nbsp;oeuvres de SF (&lt;em&gt;The first men in the moon, Against infinity&lt;/em&gt;, le cycle des Robots d'Asimov) ou utilisant des thématiques exportées du genre (&lt;em&gt;Ratner's star&lt;/em&gt; de DeLillo). Les auteurs des papiers sont les éternels habitués : Slusser, Westfahl, Fredman, McConnell, Benford, Hendrix. L'ouvrage se termine par une postface de Westfahl qui est une réminiscence des conférences passés, une bibliographie des oeuvres citées (bizarrement divisée en plusieurs sections) ainsi qu'un index.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ghor.hautetfort.com/media/02/02/1070696474.jpg&quot; alt=&quot;Beyond infinity (Orbit 2004).jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2038476&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Cet ouvrage est, plus que d'autres de la même série, victime de l'effet fourre-tout. En gros on a deux types d'essais : ceux de la première partie qui se positionnent généralement dans les débat sur les deux cultures mais qui négligent de parler de SF (y compris McConnell comme à son habitude) et ceux de la seconde partie qui parlent de SF mais dont le rapport avec le sujet est au minimum peu évident.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ghor.hautetfort.com/media/01/02/1593366100.jpg&quot; alt=&quot;Les robots (JL 1972).jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2038491&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;p&gt;Outre ce manque d'unité, l'ensemble des textes m'a paru d'un niveau plutôt moins bons que d'habitude avec des essais complètement anecdotiques, comme cette recension des robots tueurs (et d'ailleurs quel rapport avec les deux cultures ?) ou&amp;nbsp;celui sur deux ouvrages de SF roumains que personne n'a lu et ne lira jamais tellement l'auteur n'arrive pas à communiquer un quelconque intérêt pour ceux-ci. Même des intervenants généralement inspirés comme Westfahl sont à peine moyen avec sa démonstration statistique du fait que le PIB d'un pays (ici Taiwan) croît de la même façon que le nombre de livres de SF qui y sont publiés, une chose qui apparaît assez logique mais qui demande à être explicitée, chose que l'auteur évite soigneusement.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ghor.hautetfort.com/media/01/00/254814250.jpg&quot; alt=&quot;Les robots de l'aube T1 (JL 1984).jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2038502&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Un ouvrage trop fouillis et trop léger pour être intéressant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Note GHOR : 1 étoile&lt;/p&gt;
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<title>_Le détroit de Behring : Introduction à l'uchronie_</title>
<link>http://ghor.hautetfort.com/archive/2009/10/01/le-detroit-de-behring-introduction-a-l-uchronie.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Hervé)</author>
<category>Ouvrages thématiques</category>
<pubDate>Fri, 02 Oct 2009 09:27:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le détroit de Behring : Introduction à l'uchronie&lt;/em&gt; : Emmanuel CARRERE : P.O.L. : 1986 : ISBN-10 2-86744-070-X : 122 pages (pas d'index ni de bibliographie) : marqué 72 FRF pour un TP qui semble même pouvoir se trouver en neuf.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ghor.hautetfort.com/media/01/02/476064764.jpg&quot; alt=&quot;Le detroit de behring.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2013461&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Membre d'une famille de l'intelligentsia française, prodige littéraire devenu cinéaste, Emmmanuel Carrère est un personnage plus associé à la littérature &quot;blanche&quot; qu'au petit monde de la SF. Pourtant, il a toujours affiché clairement un intérêt pour celui-ci, en particulier par cet ouvrage et par sa biographie (sic) de Dick &lt;em&gt;Je suis vivant et vous êtes morts&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ghor.hautetfort.com/media/00/02/646931332.jpg&quot; alt=&quot;Je suis vivant et vous etes morts.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2013467&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Cet ouvrage reprend le mémoire (de maîtrise ?) rédigé par Carrère au début des années 80. Il s'agit, comme son nom l'indique, d'une introduction à l'uchronie, un sous-genre de la SF qui, même si son nom et son existence sont fort anciens, restait assez peu connu en dehors du cercle des amateurs de SF. En plusieurs chapitres l'auteur nous convie à un tour de l'uchronie en détaillant un certain nombre d'oeuvres appartenant d'une façon plus ou moins centrale (il ne s'agit parfois que de quelques lignes uchroniques au sein d'un roman) à ce genre. Le tout est saupoudré de diverses considérations vaguement philosophiques de l'auteur. On notera la surprenante (pour un mémoire) absence d'index et de bibliographie.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ghor.hautetfort.com/media/01/01/952431725.jpg&quot; alt=&quot;Le son du cor (OPTA 1970).jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2013497&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Comme le reconnaît aisément Carrère, cet ouvrage doit beaucoup à l'encyclopédie de Versins mais il est toutefois bien loin d'en posséder la rigueur. En effet, cet essai manque singulièrement d'une structure discernable (indice = les chapitres ne possèdent pas de titres) et la promenade proposée par l'auteur tourne rapidement au mouvement Brownien. Même si ce que dit Carrère est parfois pertinent, l'ouvrage est trop nébuleux pour donner une idée un tant soit peu nette de l'uchronie à un nouveau lecteur du genre.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ghor.hautetfort.com/media/00/02/1376349223.jpg&quot; alt=&quot;Le son du cor (LDP 1978).jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2013503&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Un livre à réserver à ceux que les états d'âme ou les digressions de l'auteur peuvent intéresser (on remarquera une conclusion du style &quot;laissons tomber l'uchronie pour vivre le réel&quot; qui tue littéralement le projet du livre). Un essai qui, faute de mieux, faisait autorité&amp;nbsp;sur le sujet mais qui est heureusement maintenant remplacé par les divers travaux d'Eric Henriet. Une curiosité bien dans l'esprit de ces livres sur la SF écrits par des gens extérieurs au genre où l'absence de connaissance du domaine est masquée par des artifices.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ghor.hautetfort.com/media/00/00/865014363.jpg&quot; alt=&quot;L'histoire revisitée.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2013538&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Note GHOR : 1 étoile&lt;/p&gt;
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<title>_Demand the impossible : Science fiction and the utopian imagination_</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Hervé)</author>
<category>Ouvrages thématiques</category>
<pubDate>Tue, 29 Sep 2009 08:34:16 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;em&gt;Demand the impossible : Science fiction and the utopian imagination&lt;/em&gt; : Tom MOYLAN : 1986 : Methuen (série &quot;University Paperbacks&quot; #943 : ISBN-10 0-416-00022-3 : 242 pages (y compris bibliographie et index) : coûtait 8 GBP pour un petit TP aisément trouvable, existe aussi en HC (-00012-6).&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ghor.hautetfort.com/media/00/00/1729820241.jpg&quot; alt=&quot;Demand the impossible.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2006631&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Ce livre est l'oeuvre de Tom Moylan, un critique plutôt connoté comme marxiste et féministe dans le monde académique anglo-saxon (le premier qualificatif&amp;nbsp;est parfois considéré comme un défaut, le second comme une qualité). Son propos est de nous confronter à ce qu'il appelle les &quot;utopies critiques&quot; par le biais de quatre romans appartenant à ce courant. Pour Moylan, ce genre d'utopie constitue en quelque sorte la troisième génération de textes. Après les premières utopies plutôt&amp;nbsp;statiques et presque trop parfaites est venu le temps des dystopies, sorte d'inverses des précédentes. Finalement, dans les années 60 et dans le sillage des divers mouvements d'émancipation, arrivent ces utopies critiques qui sont certes en réaction vis à vis des excès de la société (libérale) mais proposent aussi un &quot;mode d'emploi&quot; pour réaliser la transition.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ghor.hautetfort.com/media/02/00/1696384705.2.jpg&quot; alt=&quot;Triton (CL 1977).jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2006654&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;L'ouvrage se divise en deux parties principales. La première (&quot;Theory&quot;) expose donc en une cinquantaine de pages cette évolution des écrits utopiques suivant la progression&amp;nbsp;définie par l'auteur. La seconde (&quot;Texts&quot;) se consacre, comme son nom l'indique, en une étude détaillée (plus de trente pages) de quatre romans représentatifs de ces utopies critiques : &lt;em&gt;The female man&lt;/em&gt; (Russ), &lt;em&gt;The dispossessed&lt;/em&gt; (Le Guin),&amp;nbsp;&lt;em&gt;Woman on the edge of time&lt;/em&gt; (Piercy) et &lt;em&gt;Triton&lt;/em&gt; (Delany). Chacun des romans fait l'objet d'un chapitre qui le situe d'abord&amp;nbsp;dans le contexte général du genre et dans la carrière de l'auteur, puis qui le dissèque méticuleusement avec l'appui de nombreux extraits. Une bibliographie (primaire et secondaire mélangés) et un index complètent l'ouvrage.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ghor.hautetfort.com/media/02/00/1968073819.jpg&quot; alt=&quot;The new atlantis (Tor Double 13).jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2006671&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Il n'y a pas grand chose à dire sur les démonstrations de Moylan qui bénéficient de la longueur suffisante pour se déployer, d'une lecture très fine et d'une contextualisation appréciable. On pourra parfois lui reprocher un certain dogmatisme lié à une idée parfois trop bien arrêtée de ce que devrait être une utopie pour ses semblables. On notera aussi certains passages (surtout dans la première partie) parfois un peu pesants. L'ensemble est toutefois abordable et parvient à rendre intéressant un sujet assez austère.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ghor.hautetfort.com/media/02/02/709681362.jpg&quot; alt=&quot;Rocannon's world (Ace Double G-574).jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2006681&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;En fait, ce qui est un peu dommage est que, une fois de plus, ce livre fait la démonstration de l'étroitesse du canon acceptable pour les études sur le genre dès lors qu'elles sont issues du système universitaire. Les processus de formation du canon sont certes assez connus (voir Westfahl &amp;amp; Slusser), mais j'avoue que je suis victime d'une overdose massive de LeGuin/Delany/Russ (avec un zeste de Piercy ou Lem), des auteurs importants par la qualité de leur production mais dont l'influence sur la SF &quot;réelle&quot;, celle qui est écrite, vendue, lue&amp;nbsp;et par opposition au tout petit monde des &quot;SF Studies&quot; ne semble pas être proportionnelle à leur présence dans les ouvrages académiques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Note GHOR : 2 étoiles&lt;/p&gt;
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<title>_Decoding gender in science fiction_</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Hervé)</author>
<category>Ouvrages thématiques</category>
<pubDate>Wed, 23 Sep 2009 09:05:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;em&gt;Decoding gender in science fiction&lt;/em&gt; : Brian ATTEBERY : Routledge : 2002 : ISBN-10 0-415-93950-X : 210 pages (y compris index et bibliographie des oeuvres citées) : coûtait 23 USD pour un TP avec quelques illustrations N&amp;amp;B, existe aussi en HC (85 USD).&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ghor.hautetfort.com/media/02/01/649102312.jpg&quot; alt=&quot;Decoding gender in science fiction.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-1995466&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Cet ouvrage fait partie de la longue liste de titres qui se penchent sur la question du traitement des problématiques du genre (masculin/féminin) dans la SF. A la différence de la plupart des ouvrages qui abordent ce sujet, celui-ci est écrit par un homme, Brian Attebery. Celui-ci est un professeur d'anglais,&amp;nbsp;un anthologiste et un familier de la mouvance des &quot;gender studies&quot;. Sa thèse est que le genre est plus qu'un simple thème en SF mais qu'il est un des éléments structurants. La SF est vue comme un code (d'où le titre de l'ouvrage qui fait allusion aux anneaux de décodage), qui considère le genre comme un objet similaire, à savoir une création complètement artificielle.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ghor.hautetfort.com/media/00/01/1737657915.jpg&quot; alt=&quot;Etoile double 12 (Denoel 1984).jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px;&quot; id=&quot;media-1995484&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour appuyer son idée, Attebery nous livre en neuf chapitres une sorte d'histoire&amp;nbsp;de la SF revisitée qui commence au&amp;nbsp;Gothique, se poursuit dans les Pulps, passe les années 40-50 avec l'image du superman&amp;nbsp;(&lt;em&gt;Slan&lt;/em&gt;) et de la wonderwoman (Jirel), bascule dans les années 60-70 sur l'androgynie (&lt;em&gt;The left hand of darkness&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Venus plus X&lt;/em&gt;) ou les &quot;single-sex utopias&quot;&amp;nbsp;(où l'une est souvent le cauchemar de l'autre), explore les années 80 en se penchant sur Gwyneth Jones (tiens donc !) et James Morrow&amp;nbsp;et se termine par une réflexion sur les rapports de force tels qu'ils se&amp;nbsp;sont cristallisés lors de la parution de l'anthologie (dont il est un des responsables) &lt;em&gt;The Norton book of SF&lt;/em&gt; qui a provoqué une controverse importante à cause de son biais féministe plutôt prononcé (en tout cas statistiquement parlant). L'ouvrage est agrémenté de quelques illustrations en N&amp;amp;B&amp;nbsp;et comporte une bibliographie complète mais qui se limite&amp;nbsp;aux ouvrages mentionnés ainsi qu'un index.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ghor.hautetfort.com/media/01/00/1777196523.jpg&quot; alt=&quot;Jirel de Joiry (JL 1974).jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-1995487&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Alors que l'usage veut que les livres abordant cet épineux problème soient plutôt des ouvrages militants qui se positionnent en réaction à une oppression, l'essai d'Atterbery emprunte une voie assez médiane et reste assez mesuré. Sans nier les tonnes de clichés sexistes de la SF (la demoiselle en détresse menacée par un ET, l'idiote à qui l'on doit expliquer les merveilles de l'hyperespace ou la veuve noire prédatrice sexuelle), son choix d'une histoire de la SF permet à l'auteur de montrer aussi l'espace d'expression et d'expérimentation qu'elle représentait pour des auteurs voulant questionner les rôles traditionnellement attribués à chacun des sexes.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ghor.hautetfort.com/media/00/00/1504220649.jpg&quot; alt=&quot;Vénus plus X (Lattès 1980).jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-1995515&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Même si certaines parties et les couplets sur certains auteurs (on pensera à Le Guin ou à l'inévitable Jones) sont prévisibles, on louera Attebery d'avoir utilisé sa grande connaissance du genre pour sortir de temps en temps de la sainte trinité Russ-Charnas-Piercy en nous parlant de Arnason, Bradley ou Vinge. Il est juste dommage que l'auteur utilise une partie de son dernier chapitre pour défendre sa propre anthologie, une discussion qui aurait plus sa place dans un forum ou une revue critique.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ghor.hautetfort.com/media/01/01/973183856.jpg&quot; alt=&quot;Ring of swords (Tor 1993).jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-1995530&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;En tout cas, un des meilleurs ouvrages sur ce sujet, une réflexion et une présentation originale qui sort du traitement habituel de ce sujet, à savoir&amp;nbsp;le discours formaté&amp;nbsp;qui est caricaturé par McKnight dans un numéro de la revue de la SFRA : &quot;men bad, women good; science fiction by bad men sexist, science fiction by good women not sexist&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Note GHOR : 3 étoiles&lt;/p&gt;
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<title>_D'Asimov à Tolkien : Cycles et séries dans la littérature de genre_</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Hervé)</author>
<category>Ouvrages thématiques</category>
<pubDate>Tue, 15 Sep 2009 09:03:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;em&gt;D'Asimov à Tolkien : Cycles et séries dans la littérature de genre&lt;/em&gt; : Anne BESSON : CNRS Editions (série &quot;CNRS Littérature&quot;) : 2004 : ISBN-10 2-271-06277-2 : 250 pages (y compris bibliographie et index des oeuvres du corpus) : 24 Euros pour un TP.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ghor.hautetfort.com/media/02/00/2061562102.jpg&quot; alt=&quot;D'asimov à Tolkien.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-1978782&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Cet ouvrage a pour but de se pencher sur les phénomènes de cycles (ou de séries) dans la littérature. Même si c'est un concept assez ancien, Anne Besson a fait le choix de l'étudier dans le contexte des littératures de genre (c'est à dire tout ce qui porte une étiquette). En effet, ce mode de production et de consommation y est particulièrement fréquent&amp;nbsp;au sein du genre policier et, ce qui nous intéresse ici, dans l'ensemble SF&amp;amp;F&amp;amp;H. Au travers de l'étude d'un petit nombre de cycles (pour la SF : Dune, Fondation, Hyperion, Ekumen&amp;nbsp;&amp;amp; Mars, pour la Fantasy&amp;nbsp;et genres&amp;nbsp;associés La tour sombre et La Terre du milieu) l'auteur va tenter de mieux cerner ce phénomène.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ghor.hautetfort.com/media/00/00/1562668365.jpg&quot; alt=&quot;Hyperion (Bantam 1990).jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-1978857&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Cet essai est divisé en deux parties principales. La première, composée de deux chapitres vise d'abord à poser les définitions des termes employés (cycle, série, saga...), qui sont souvent (y compris par moi) employés par facilité comme plus ou moins synonymes. Ce premier point étant acquis (cycle=continuité, série=discontinuité) et comme dans la pratique les séries pures sont actuellement assez peu fréquentes, le deuxième chapitre détaille les méthodes de construction propres aux cycles. Si la première partie se plaçait plutôt du côté de la production du texte, La seconde est plus centrée sur la réception du texte par les lecteurs. A la fois par l'évaluation des stratégies de lecture suivant le points d'accès initial à l'ensemble que par l'exploration des thèmes du temps et de la mémoire qui sont physiquement liés à l'acte de lecture d'un cycle. Une bibliographie primaire et secondaire conséquente ainsi qu'un index complètent l'ouvrage.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ghor.hautetfort.com/media/00/01/783510212.jpg&quot; alt=&quot;The fall of Hyperion (Doubleday 1990).jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-1978897&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Voici un essai qui fait plaisir à lire et qui montre que la cause des &quot;SF Studies&quot; n'est pas forcément complètement perdue dans le monde universitaire français. Bien sûr, je n'ai guère d'avis très dévelopé sur la partie (un gros tiers) de l'ouvrage consacrée au domaine du polar, mais celle traitant de la&amp;nbsp;SF est d'un très bon niveau. On voit clairement que le travail nécessaire a été fourni (la bibliographie secondaire l'atteste) et le résultat est parfaitement clair dans ses définitions et complètement en accord avec mon expérience de lecteur.&amp;nbsp; Un livre qui se lit d'une traite et qui évite généralement le jargon spécialisé de l'analyse littéraire, ce qui est normal vu que la problématique des cycles est aux confins de plusieurs domaines (créatif mais aussi éditorial ou tout simplement économique). C'est d'ailleurs l'aspect économique qui est le plus mal loti puisque les motivations de cet ordre sont assez peu évoquées alors qu'elles sont, dans certains cas, centrales et qu'elles sont de toute façon la sanction ultime de ces ensembles littéraires.&amp;nbsp; Si Campbell force littéralement Asimov à lui écrire &lt;em&gt;Second foundation&lt;/em&gt;, ce n'est pas par amour de l'art mais bien pour relancer la machine &lt;em&gt;Astounding&lt;/em&gt; suite à la désaffection des lecteurs pour le genre juste après la 2GM.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ghor.hautetfort.com/media/02/00/1732541966.jpg&quot; alt=&quot;Endymion (Headline).jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-1978921&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Le seul bémol que je ferais est que divers indices laissent penser que Besson n'est pas vraiment une spécialiste du genre ce qui peut parfois parasiter son discours. Le classement de la série Ekumen/Hain entre SF et Fantasy, un mode d'analyse du pourcentage d'oeuvres appartenant à des cycles dans le catalogue J'ai Lu au pur pifomètre (&quot;...faute d'une connaissance personnelle de toutes ces oeuvres...&quot;) ou des approximations bibliographiques (des nouvelles oubliées chez Robinson, des dates de parutions originales fausses, des éléments de cycles omis...) sont révélateur d'une connaissance assez limitée du genre, une connaissance que le faible nombre (et la qualité parfois passable) d'ouvrages de référence sur la SF consultés (ou du moins cités) n'a visiblement pas permis d'augmenter significativement (c'est d'ailleurs une impression que j'avais aussi eue en lisant Langlet). Du coup, et sans critiquer la qualité du livre et de travail de l'auteur, on se dit que cet édifice est peut-être bâti sur un nombre trop limité d'exemples et qu'il aurait peut-être gagné encore en qualité en prenant en compte un échantillonnage plus vaste. En effet, Besson ne cite et n'utilise qu'une grosse douzaine de cycles de SF (en gros les plus connus sauf peut-être le Effinger) alors que n'importe quel amateurs de SF est capable d'en évoquer plusieurs centaines.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ghor.hautetfort.com/media/01/02/768662457.jpg&quot; alt=&quot;The rise of Endymion (Headline 1998).jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-1978975&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Malgré le point évoqué plus haut et le fait que&amp;nbsp;la convergence que l'on peut constater (sous l'influence de l'écriture télévisuelle) vers une forme hybride des deux types (le cycle et la série)&amp;nbsp;étudiés peut avoir tendance à brouiller la typologie mise en place par l'auteur, cet ouvrage est à la fois une mise au point très intéressante et une acquisition obligatoire pour tout amateur du genre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Note GHOR : 3 étoiles&lt;/p&gt;
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<title>_The Darkover dilemma : Problems of the Darkover series_</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Hervé)</author>
<category>Ouvrages thématiques</category>
<pubDate>Mon, 14 Sep 2009 08:12:33 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;em&gt;The Darkover dilemma : Problems of the Darkover series&lt;/em&gt; : S. WISE : T-K Graphics : 1976 : pas d'ISBN : 28 pages (pas d'index ni de bibliographie) : prix inconnu pour un chapbook assez difficile à trouver.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ghor.hautetfort.com/media/01/00/1752575183.jpg&quot; alt=&quot;The darkover dilemma.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-1978764&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;La série Darkover (Ténébreuse en VF) a toujours exercée une grande attirance sur une partie (plutôt féminine, attirée initialement par les Libres Amazones du lieu) des amateurs de SF. Grâce à l'attitude plus que bienveillante de Marion Zimmer Bradley (qui a largement ouvert les portes de son univers), il s'est crée une sorte de fandom spécialisé uniquement consacré à cette longue (plusieurs dizaines de romans et de nombreuses nouvelles) entreprise littéraire. Cet ouvrage est probablement l'une des premières manifestations concrète&amp;nbsp;de cette mouvance.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ghor.hautetfort.com/media/00/02/1568429005.jpg&quot; alt=&quot;The sword of Aldones (Ace Double F-153 1962).jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-1978770&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Ce court essai est à la fois une sorte d'arrêt sur image&amp;nbsp;sur l'état de la série au milieu des années 70 (le dernier titre considéré étant &lt;em&gt;The heritage of Hastur&lt;/em&gt; qui date de 1975) et une tentative d'en dégager les inévitables (puisque MZB semblait initialement ne pas avoir de &quot;bible&quot; pour sa série) problèmes de continuité. La première moitié de ce livre est donc une sorte de guide de Darkover, son histoire, ses habitants et ses coutumes qui s'appuie exclusivement sur des citations de l'auteur. La seconde partie liste, roman par roman, les diverses inconsistances que l'on peut y trouver. Cela va de la simple négligence de l'auteur (un personnage qui en connaît un autre par son nom page 28 de &lt;em&gt;The spell sword&lt;/em&gt; et qui lui demande quand même comment il s'appelle page 36) à des questions de fond qui attendent une réponse (comme les hybridations entre les races de Darkover).&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ghor.hautetfort.com/media/01/01/185438847.jpg&quot; alt=&quot;The planet savers (Ace Double F-153 1962).jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-1978772&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Etant peu familier avec l'oeuvre de Bradley, j'ai donc logiquement été plus intéressé par la première partie qui permet d'avoir un tableau assez clair du cadre de ce cycle important sans l'avoir lu. Ce tableau n'est d'ailleurs pas dépourvu d'esprit critique ce qui est rafraîchissant pour un texte de fan. Pour la seconde moitié, les interrogations soulevées par Wise d'une façon en tout cas bien argumentée me sont complètement passées au-dessus de la tête. Je laisse à des experts es-Darkover le soin de préciser si elles sont pertinentes et si MZB a pu, dans les ouvrages suivants, en corriger certaines.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ghor.hautetfort.com/media/01/02/767158764.jpg&quot; alt=&quot;Darkover landfall (DAW).jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-1978774&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Un livre qui parlera évidemment plus aux fans de MZB mais qui est un très bon exemple de la qualité et de l'intensité de l'appropriation de certains univers par les fans.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Note GHOR : 1 étoile&lt;/p&gt;
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