02/03/2026
_Fantastic Cities_
Fantastic Cities : American Urban Spaces in Science Fiction, Fantasy, and Horror : Stefan RABITSCH & Michael FUCHS & Stefan L. BRANDT (editors) : 2022 University of Mississippi : ISBN-13 978-1-4968-3663-2 (la fiche ISFDB du titre ) : x+311 pages (y compris index et bibliographie) : coûte 35.00 USD pour un tp illustré de quelques photos en n&b (en POD imprimé par Amazon), disponible chez l'éditeur, existe en divers formats.

Sous la direction de plusieurs universitaires autrichiens (?), cet ouvrage, d'après la préface, semble avoir eu du mal à trouver un éditeur européen et a donc été hébergé par une presse universitaire américaine au prix de l'inclusion de plumes "connues" (Barr ? Abbott ?). Il s'agit donc d'un recueil de textes autour du thème de la ville dans l'imaginaire américain qui comporte quinze essais de taille variable. Du fait du background des editors (plutôt spécialistes de de media-SF), on a, dans cet ouvrage, un éventail de médias plus large que d'habitude. En effet, sont abordés des œuvres allant des textes littéraires d'auteurs majeurs (Kim Stanley Robinson, Bacigalupi, Delany) aux films (Demolition Man) et courts-métrages en passant par les comics (Batman, Judge Dredd) et les jeux vidéo (Assassin's Creed). Le tout est complété par une préface, une copieuse bibliographie et un index (enfin !).

En terme de résultat et de qualité, il y a, comme souvent dans ce type d'ouvrage, un peu de tout. Des textes solides sur des œuvres importantes du genre (quel que soit le média, livres ou films) souvent par les "vieux routiers" de la chose, des choses sans doute tout aussi solides mais sur des sujets qui me sont complètement inconnus (un article sur un "iranian vampire western" en persan), des articles complètement inutiles sans doute destinés à remplir des quotas de publications (les films de Stallone comme opposition entre le héros hyper-masculin et la ville féminine), des exercices de déploiement du jargon théorique (auxquels je n'ai rien compris) et des choses pratiquement aux limites du lisible car analysant des œuvres purement visuelles (comme celles de Kenny Scharf) sans la moindre illustration pour appuyer le discours (un écueil fréquent dans ce type d'ouvrage, peut-être un problème de copyright). Du coup, c'est un ensemble qui manque nettement d'unité mais que sa diversité même peut rendre séduisant pour le "picoreur" même si une bonne partie des références sont peu ou pas connues du lecteur.

Note GHOR : 1 étoile (à boire et à manger)
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