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05/01/2019

_Pulp Voices_

Pulp Voices or Science Fiction Voices #6 : Jeffrey M. ELLIOT : 1983 (pour la première édition) : Borgo Press/Wildside Press (série "The Milford Series" #37) : ISBN-13 978-0-89370-257-1 (la fiche ISFDB du titre) : 64 pages (pas d'index ni de bibliographie) : coûtait originellement 3.95USD pour un tp non illustré de quelques photos en n&b qui existait aussi en hc (-157-2). Mon ouvrage est une édition sans doute assez récente visiblement produite en POD (en décembre 2018 ?).

anglais,2 étoiles

Publié par le "consortium" Borgo(d'abord)/Wildside(ensuite) dans une collection comportant presque 80 de titres, cet ouvrage est donc le sixième (et dernier) de la série SF Voices (voir ici et ). Il s'agit d'un recueil d'interviews de 5 auteurs qui sont plus ou moins reliés aux pulps (bien que dans le cas de Gold, le rapport soit ténu) : Williamson, Gold, Coblentz, Moore et Gallun. Ces interviews sont des textes de longueur très variable (de 7 à 15 pages) dont certains sont précédemment parues dans divers supports fanzinesques dans la deuxième moitié des années 1970. C'est donc un ouvrage dont l'intérêt est essentiellement historique.

anglais,2 étoiles

Une des forces majeures de cet ouvrage en particulier réside dans le recueil et la conservation de la parole de certains auteurs qui ont vraiment écrit pour des pulps (Coblentz, Gallun), une espèce déjà en voie de disparition à l'époque. L'interview de Williamson n'apporte pas grand chose de neuf contrairement à celle de Gold (qui éclaire un peu les débuts de Galaxy). Celle de Moore montre bien l'importance de ce type d'ouvrage. Par exemple, et contrairement à une légende tenace, Moore y indique clairement que le choix d'utiliser ses seules initiales n'a strictement aucun rapport avec le fait de dissimuler qu'elle était une femme (je la cite : "I used the initials C. L. simply because I didn't want to be known at the bank that I had an extra source of income"). Encore une belle histoire d'oppression masculiniste qui tombe à l'eau et qui montre que l'accès aux sources originales ou à la parole des gens concernés est un incontournable et fait tout l'intérêt de cette série. 

anglais,2 étoiles

Note GHOR : 2 étoiles.

06/12/2018

_SF Voices_

SF Voices : Darrell Schweitzer : 1976 : T-K Graphics : pas d'ISBN (la fiche ISFDB du titre) : 123 pages (pas d'index ni de bibliographie) : coûtait sans doute quelques USD pour un petit tp avec agrafage central, qui semble avoir été réédité par Wildside (978-1-4344-0910-2).

SF Voices.jpg

Ce petit opus de chez T-K Graphics (qui a produit un petit nombre d'ouvrages de référence dans les années 70), fort sympathique au demeurant, illustre bien les ravages de la vieillesse sur le cerveau des bloggeurs. Après l'avoir lu en entier et lors des vérifications que je fais avant d'écrire ces billets, je me suis aperçu que j'avais déjà lu une partie des textes. En effet, certaines des interviews publiées dans cet ouvrage ont été reprises à l'identique (sans que cela soit mentionné) dans la série "Science Fiction Voices" (notez la subtilité du passage de "SF" à "Science Fiction" dans le titre, ce qui fait que les livres sont classés à deux endroits différents de ma bibliothèque).

anglais,2 étoiles

 

Du coup, je me permets de renvoyer le lecteur intéressé par ce recueil à mes billets sur les divers titres de cette série, ici pour les quatre premiers et pour le cinquième. En résumé, ces interviews sont un matériau plutôt intéressant (bien que daté pour certains auteurs restés actifs après les entretiens) mais parfois un peu brouillon et difficile à exploiter faute d'index. Ultime piège, certaines interviews n'ont jamais été reprises (Silverberg ou Wilson par exemple), ce qui peut rendre pertinente pour l'amateur de certains auteurs la recherche de cet ouvrage.

anglais,2 étoiles

Note GHOR : 2 étoiles

28/11/2018

_All Good Things_

All Good Things : The Last SFX Visions : David LANGFORD : Steel Quill Books : 2017 : ISBN-13 978-1-910935-44-6 (la fiche ISFDB du titre) : 229 pages (pas d'index) : coûte 12.99GBP pour un tp avec quelques illustrations en n&b, disponible chez l'éditeur (), existe aussi en hc (-43-9).

anglais,1 étoile

Cet ouvrage est la troisième (et dernière, pour l'instant seulement, espérons-le) livraison des écrits courts de David Langford (essentiellement ses textes pour SFX). Il s'agit donc d'un compagnon à The SEX column and other misprints et Starcombing : Columns, essays, reviews and more. Sans trop me répéter (voir les deux billets précédemment cités  pour plus de détails), ce recueil d'essais est à lire plutôt par petites doses à cause à la fois de sa structure (il rassemble des petits articles à parution mensuelle avec parfois des redites) et, à ce qu'il me semble, d'un léger essoufflement de la part de l'auteur. La nième liste de perles d'écriture et la nième élogieuse notice nécrologique peuvent en effet assez facilement lasser. Restent quelques pièces un peu plus incisives ou plus synthétiques (comme l'histoire enfin complète de The Eye of Argon, le mythique plus mauvais roman de SF) qui peinent à sauver l'ensemble.

anglais,1 étoile

Note GHOR : 1 étoile

02/10/2018

_Britain's Toy Car Wars_

Britain's Toy Car Wars : Dinky vs Corgi vs Matchbox : Giles CHAPMAN : 2016 : The History Press : ISBN-13 978-0-7509-6594-1 : 129 pages (y compris bibliographie) : coûte 20 GBP pour un grand tp à l'italienne largement illustré en couleurs et n&b, disponible chez l'éditeur (ou presque).

Britain's toy car wars.jpg

Une plongée dans l'univers notre enfance (enfin pour ceux de mon âge) pour cet ouvrage qui raconte l'histoire des trois grands fabricants de voitures miniatures britanniques : Dinky, Corgi et Matchbox (l'équivalent de nos Solido, Norev et Majorette). Outre le fait d'offrir un tour du côté de chez Swann (j'ai joué avec certains des véhicules présentés, les trois marques étant largement distribuées en France), ce livre déroule aussi l'histoire industrielle et économique d'entreprises majeures, de leurs débuts à leur chute finale dans les années 80-90 (ce qui sera le sort de la plupart des fabricants de miniatures européens).

Die cast toys cars.jpg

La narration de Chapman est non seulement chaleureuse mais aussi réaliste, ce qui rend l'ouvrage particulièrement plaisant à lire. Servi par une iconographie conséquente et maîtrisée (avec des photos de "vrais" jouets ayant vécu), il évite aussi parfaitement l'écueil de n'être qu'un catalogue de salle de vente, malgré les prix que peuvent atteindre certains modèles (plusieurs milliers d'Euros). Un moment de lecture et de souvenir fort sympathique.

21/09/2018

_Traveler of Worlds_

Traveler of Worlds : Conversation with Robert Silverberg : Alvaro ZINOS-AMARO (et Robert SILVERBERG) : 2016 : Fairwood Press : ISBN-13 978-1-933846-63-7 (la fiche ISFDB du titre) : 276 pages (pas d'index ni de bibliographie) : coûte 16.99 USD pour un tp non illustré, qui ne semble plus disponible chez l'éditeur.

anglais,silverberg,1 étoile

Paru chez Fairwood Press, une Small Press américaine spécialisée dans la SF (elle a Scholes, Lake ou Bishop à son catalogue), cet ouvrage fait partie d'une catégorie peu fréquente mais qui se rencontre parfois : les interviews-fleuve tellement longues qu'elles occupent un livre à elles seules. On pensera à celles de Dozois ou Heinlein qui sont basées sur le même principe. C'est donc ici Robert Silverberg, un des derniers monstres sacrés du genre encore en vie qui est interviewé par Alvaro Zinos-Amaro, un auteur américain né en Espagne avec lequel il a collaboré sur la série "Blue Shift". Silverberg, au cas où les lecteurs de ce blog l'ignoreraient, est donc l'un derniers géants du genre, un écrivain à la productivité légendaire qui a endossé tous les rôles possibles, de jeune écrivain prometteur à marque commerciale en passant par auteur sophistiqué et hack-writer sous pseudonyme. A ce titre, une littérature critique relativement abondante lui a été consacrée.

anglais,silverberg,1 étoile

Cette longue interview est donc basée sur des propos recueillis par Zinos-Amaro durant quatre week-ends de 2015 mais ce dernier s'appuie aussi sur sa grande connaissance de l'auteur dont il est fan depuis 1996. Après une introduction et une préface de Dozois, le livre est divisé en sept chapitres de longueur variable qui déroulent un thème plus ou moins large (avec par exemple des titres comme Librairies ou Potpourri) de façon plus ou moins structurée. Le format est hyper-classique avec systématiquement une question de Zinos-Amaro (plutôt courte) qui précède une réponse de Silverberg (nettement plus longue) et ainsi de suite au fil de la conversation. Une postface de Mme Silverberg (Karen Haber) conclut l'ouvrage qui ne propose ni index ni bibliographie.

anglais,silverberg,1 étoile

Tout d'abord, je me permets de signaler que je suis toujours sceptique vis à vis de ce type d'ouvrage. En ce qui me concerne, je suis à la recherche d'éléments pouvant me permettre de mieux appréhender un auteur et/ou d'éléments factuels relatifs à sa carrière en tant que membre de la communauté des acteurs du genre. Cela veut dire que de lire en détail comment Silverberg n'a pas payé un billet de train à Berlin en 2014  (c'est page 46) n'offre strictement aucun intérêt pour moi et représente juste une perte de mon temps. Comme une bonne partie du livre est de ce niveau de détail, y compris le quasi-obligatoire (pour des américains) travelogue, cela fait beaucoup de passages où je me suis ennuyé malgré les qualités de conteur de Silverberg qui transparaissent parfois.

anglais,silverberg,1 étoile

Comme en plus Silverberg (un peu comme Asimov) donne facilement dans une certaine prétention auto-satisfaite (bien méritée il est vrai), le ton employé par l'interviewé n'est parfois pas très sympathique ce qui d'ailleurs jure avec l'admiration de l'interviewer qui en fait de temps en temps des tonnes. Le tout n'est donc pas forcément très agréable à lire et est d'un niveau d'information "utile" (en tout cas pour moi) assez faible. Comme en plus l'ouvrage ne propose pas index et surtout ne présente aucune structure clairement lisible (chronologique par exemple), il est virtuellement impossible de l'utiliser comme support pour un quelconque travail de recherche à moins de relire l'intégralité des 200 pages pour espérer y retrouver une bribe d'information précise. Au final, on ne peut retirer de ce livre qu'une vague impression pointilliste de Silverberg, ce qui le réserve aux fans du personnage et non à ceux qui veulent approfondir leur analyse de ses écrits. Dommage.

anglais,silverberg,1 étoile

Note GHOR : 1 étoile