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11/08/2009

_Clefs pour la science-fiction_

Clefs pour la science-fiction : Igor & Grichka BOGDANOFF : Seghers (collection "Clefs" #49) : 1976 : pas d'ISBN : 378 pages (y compris annexes) : format TP (avec jaquette) trouvable parfois d'occase mais assez difficilement.

Clefs pour la science fiction.jpg

Cet ouvrage est l'une des premières tentatives de présenter d'une façon synthétique le genre au public francophone, un peu à la manière des nombreux "companions" anglo-saxons. On notera que la préface indique qu'il était prévu un deuxième tome, plus analytique que descriptif comme celui-ci. Il s'agit aussi du premier livre des frères Bogdanoff, avant qu'il ne deviennent célèbres grâce à leur émission Temps X et qu'ils ne se lancent dans l'écriture et la vulgarisation scientifique. 

La machine fantôme (JL 1985).jpg

Cet essai est divisé en trois parties principales (qui sont elles-mêmes subdivisées en sous parties puis en chapitres et ensuite en unités plus petites) :

1) "Le monde de la science-fiction" : c'est un état des lieux de la SF mondiale, avec une courte histoire, un portrait type des divers intervenants (auteurs, lecteurs, fans...), une revue géographiques des écoles (américaine, anglaise, française...) et une présentation des sept genres qui distinguent les Bogdanoff au sein de l'ensemble SF.

2) "Les thèmes" : comme son nom l'indique, il s'agit du passage en revue à l'aide de nombreux exemples des principaux thèmes abordés par le genre avec une différentiation entre thèmes scientifiques (voyage dans le temps, l'espace, robots...) et thèmes sociologiques et psychologiques (mutants, extraterrestres, dieux...).

3) "Les autres médias" : les deux parties précédentes ne traitant exclusivement que de la SF écrite, les auteurs abordent ici la BD, le cinéma et les autres arts.

L'ouvrage se termine par un ensemble très copieux d'une douzaine d'annexes : listes d'auteurs, résultats des principaux prix, lexique, chronologie, guide de lecture. Il n'y a toutefois pas d'index ni de bibliographie structurée (les textes cités sont identifiés par des notes de bas de page qui ne sont pas toujours complètes ni pratiques à utiliser).

L'effet science-fiction.jpg

Rétrospectivement, ce qui frappe avec ce livre c'est sa grande ressemblance en matière de projet avec L' Encyclopédie visuelle de la science-fiction (les illustrations en moins, bien sûr) de Brian Ash, un ouvrage qui lui est pourtant postérieur, ce qui prouve que les Bogdanoff avaient bien perçu la demande et monté un ouvrage tenant la route. Il sera malheureusement éclipsé par le livre britannique nettement plus "sexy" d'apparence. C'est un peu dommage parce que, malgré les ricanements que provoquent les deux frères au sein du fandom, cet ouvrage est loin d'être dépourvu de qualités avec un bonne vision synthétique, une louable couverture mondiale et un effort de recherche certain au niveau des exemples thématiques.

Encyclopedie visuelle de la sf.jpg

Dans les bémols à apporter, on remarquera le fait que, malgré des prétentions cosmopolites, le genre ne soit vu que par le prisme (déformant) des traductions disponibles, ceci expliquant par exemple la présence dans les auteurs listés de gens comme Adlard malgré une production très limitée. Sont à déplorer aussi un grand nombre de coquilles (avec des auteurs comme Conney, Windham, Gun...) et des TO souvent approximatifs qui peuvent poser des problèmes pour d'éventuelles recherches de textes On pourra aussi sourire sur la partie taxinomique avec un division en sept catégories dont certaines (comme la new-thing) sont depuis longtemps tombées en désuétude ou dont les définitions sont assez étonnantes (Burroughs placé dans le Space Opéra), ou s'amuser de lire que les fans de SF sont nettement plus intelligents (entre 115 et 120 de QI) que la moyenne.

Au final un ouvrage qui serait peut-être à réévaluer à la lumière de ses seules qualités et non à celle des défauts de ses auteurs.

 

Note GHOR : 2 étoiles

10/08/2009

_The classic years of Robert A. Heinlein_

The classic years of Robert A. Heinlein : George Edgar SLUSSER : Borgo Press (série "Milford Popular writers of today" #11) : 1977 : ISBN-10 0-89370-216-1 : 63 pages (y compris bibliographie) : coûtait 3 USD à l'époque pour un TP (ne semble pas exister sous d'autres formats).

The classic years of Robert A Heinlein.jpg

Le duo Slusser écrivant sur Heinlein (Stranger in his own land) avait été le premier livre de cette collection. Le côté polémique de cet essai qui osait donner une image de Heinlein moins flatteuse que l'usage ne le voulait à l'époque avait provoqué une controverse importante. Alors que le premier livre se focalisait surtout sur les romans tardifs de Heinlein, cette monographie se concentre sur ce que Slusser appelle les "classiques" de l'auteur. Il s'agit de textes produits entre 1939 et le début des années 60 qui permettent de percevoir montrent un Heinlein qui utilise les conventions des genres ou des supports dans lesquels il écrit (pulps, SF campbellienne, juveniles, slicks...) pour nous revenir à sa thématique centrale, celle de l'élection.

Robert A Heinlein Stranger in his own land.jpg

Comme souvent chez Borgo, l'organisation de l'ouvrage est assez peu lisible (il n'y a pas de chapitres distincts mais une masse de texte avec quelques coupures). Après une introduction ("The classic years") qui tente justement de définir ce que peuvent bien être ces fameux classiques, Slusser traite divers textes ou groupes de textes dans un ordre interne chronologique. Il aborde successivement les nouvelles courtes ("Stories") y compris l'Histoire du Futur; les novellas ("Novellas") qui préfigurent souvent certains romans; les textes à intrigue ("Two novels of intrigue") qui couvrent principalement Rocket ship Galileo et The puppet masters; et "An Heinlein masterpiece" qui nous amène à Have space suit - Will travel.  Une courte conclusion en forme d'arrière-pensée est consacrée à Glory road. En fin d'ouvrage se trouvent l'habituel paragraphe biographique (10 lignes) et la non moins habituelle bibliographie rachitique.

Have space suit - Will travel (NEL 1972).jpg

On pourrait penser que Slusser a voulu, dans cet ouvrage, rectifier le tir après l'attaque parfois féroce mais réaliste qu'est Stranger in his own land. Il a donc choisi le RAH que tout le monde aime, à la fois celui des débuts, l'homme qui incarne le mieux la mutation de la SF dans les années 40 et l'auteur de juvenile qui a amené au genre des milliers de nouveaux lecteurs. Du coup, l'appréciation est globalement plus positive et prête moins le flanc à la polémique. Malgré tout, Slusser poursuit son analyse de l'oeuvre de RAH sous l'angle Calviniste et nous montre une philosophie finalement assez anti-démocratique, où seuls les élus touchés par la grâce (divine ?) réussissent.

Glory road (NEL 1974).jpg

Globalement l'analyse de Slusser est à la fois intéressante, novatrice (à l'époque) et me semble pertinente ou au moins bien amenée et étayée par une lecture serrée de RAH. Moins provoquant que son prédécesseur, cet ouvrage souffre surtout des défauts des production Borgo, à savoir une radinerie en matière d'annexes (comme l'absence d'index) qui devient gênante à l'usage et surtout une longueur insuffisante qui donne une impression d'un ouvrage un peu brouillon, sautant du coq à l'âne et dont les thèses n'arrivent pas à être correctement déployées. 

 

Note GHOR : 2 étoiles

07/08/2009

_A clash of symbols : The triumph of James Blish_

A clash of symbols : The triumph of James Blish : Brian STABLEFORD : Borgo Press (série "Milford Popular writers of today" #24) : 1979 : ISBN-10 0-89370-234-X : 62 pages (y compris bibliographie) : coûtait 3 USD à l'époque pour un TP (existe aussi en HC et en édition limitée).

A clash of symbols.jpg

Pour ce vingt-quatrième opus de la collection de petites monographies de Borgo, Stableford (écrivain britannique et auteur de nombreux ouvrages sur le genre) s'attaque à un autre écrivain/critique/théoricien de la SF : James Blish. Ce dernier a toujours été un personnage un peu à part, à la fois critique féroce (des textes parus sous le pseudonyme de William Atheling Jr., réunis en volume par Advent), auteur d'ouvrages ambitieux (A case of conscience, la série 'After such knowledge') à la réception favorable auprès des amateurs mais sans véritable succès populaire et auteur de textes de commande ou purement alimentaires (y compris des Star Trek) qui rencontreront paradoxalement plus leur public et le feront mieux connaître que ses deux autres activités.

A case of conscience (Ballantine 1966).jpg

Le livre est organisé en huit chapitres serrés qui balayent la carrière de Blish dans un ordre chronologico-thématique. Logiquement les textes du début sont abordés en premier (dont certains serviront de fondations à des romans ultérieurs). On trouve ensuite des chapitres consacrés à divers ensembles (les textes sur la pantropie rassemblées dans The seedling stars, la série 'Cities in flight') ou a des modes de traitement particuliers du genre (la réflexion avec Beep puis l'aventure avec des romans aux marges du genre comme The frozen year ou The night shapes). Suivent les juveniles (comme Welcome to Mars) et l'oeuvre majeure de Blish, la trilogie 'After such knowledge'. On termine par une courte conclusion et une bibliographie squelettique (EO seulement). Aucun index n'est fourni.

The frozen year (Ballantine 1957).jpg

Comme d'habitude, force est de constater qu'il est difficile de rendre justice à un auteur aussi complexe (certains diront torturé) que Blish en une soixantaine de pages. La tentative de Stableford est fort honnête et plutôt objective (il n'hésite pas à égratigner l'auteur) mais ne fait que gratter la surface. On appréciera quand même l'évocation et la discussion d'oeuvres assez méconnues parmi les textes moins ambitieux de Blish (And all the stars a stage, Titan's daughter, etc...), oeuvres qui sont généralement passées sous silence dans les essais sur l'auteur.

Titan's daughter (Berkley 1961).jpg

Il faut prendre cet essai comme une introduction à un auteur important mais peu facile à cerner de par la multiplicité de ses visages. En ce sens, Stableford accomplit sa mission mais, pour aller plus loin, il faudra alors lire le Blish critique de SF (The issues at hand, More issues at hand et The tale that wags the god) et surtout le massif Imprisoned in a tesseract de Ketterer qui est la principale étude en profondeur sur cet auteur.

Imprisoned in a tesseract.jpg

On regrettera quand même l'absence d'index et la bibliographie indigente qui nuisent aux utilisations possibles de cet ouvrage.

 

Note GHOR : 2 étoiles

04/08/2009

_The science fiction handbook_

The science fiction handbook : M. Keith BOOKER & Anne-Marie THOMAS : Wiley-Blackwell : 2009 : ISBN-13 978-1-4051-6205-0 : 348 pages (y compris index et annexes) : 72 Euros chez l'éditeur pour un HC avec jaquette (http://eu.wiley.com/WileyCDA/WileyTitle/productCd-1405162...), existe aussi en PB.

The science fiction handbook.jpg

Il s'agit là d'un ouvrage d'un type assez classique, à savoir celui des introductions un peu sophistiquées au genre (par opposition à des livres plus simples, généralement plus courts et plus illustrés). Ses auteurs sont deux professeurs d'anglais (au Texas pour l'une, dans l'Arkansas pour l'autre) qui, pour Brooke, ont déjà plusieurs ouvrages sur la SF à leur actif (plutôt orientés cinéma et télévision).

The time machine.jpg

Le livre est divisé en quatre parties inégales : une brève (10 pages) histoire de la SF dans la culture occidentale, un bref (ce sont les termes des auteurs, il fait une centaine de pages quand même !) survol des divers sous-genres de la SG (Cyberpunk, Space Opéra, Dystopie...), dix-neuf fiches (deux pages) sur des auteurs "représentatifs" (on va dans l'ordre alphabétique de Asimov à Wells) et vingt discussions de textes individuels (par ordre chronologique de The time machine à River of gods en passant par Snow crash) qui occupent une centaine de pages.

Snow crash (Bantam 1993).jpg

L'ouvrage offre plusieurs annexes : un glossaire détaillé qui explique bien (parfois en une bonne dizaine de lignes) les principaux termes (fix-up, steampunk), concepts (cognitive estrangement, cautionary tale) ou éléments marquants (Astounding Science fiction, Worldcon) du genre; une bibliographie sélectionnée copieuse et riche en ouvrages de référence et un index thématique.

Astounding 1950-12.jpg

Sur la forme, il n'y a pas grand chose à reprocher à cet ouvrage qui remplit parfaitement le contrat de présenter la SF (du moins celle de ses auteurs, voir plus bas) et ses multiples facettes (sous-genres, styles, chapelles, écoles, périodes historiques...), le tout avec un discours clair et argumenté et des analyses (tant des oeuvres que des auteurs) pertinentes. Mon souci est sur l'image de la SF qui est donnée, image que je trouve peu conforme à la réalité. Par leurs choix d'auteurs discutés et d'oeuvres passées en revue, ils décrivent une SF que l'on pourrait voir comme un peu trop idyllique. En effet les sensibilités présentées sont parfaitement et strictement multiculturelles, mutli-ethniques, écologiques, anticapitalistes, feministes, lesbiennes, homosexuelles, tolérantes, post-colonialistes, humanistes, pacifistes, etc...

La survivante (OPTA 1980).jpg

Par exemple, on a, sur les 19 écrivains représentatifs de toute l'histoire du genre (c'est le terme utilisé par les auteurs), 3 auteurs afro-américains (Butler, Delany et Hopkinson), une proportion tout simplement irréaliste. Dans le même ordre d'idée, on pourrait croire que la majorité des textes de SF récents sont écrit dans une perspective féministe ou que le militarisme a complètement disparu du genre. Cette vision très particulière de l'état du genre peut être résumée par un petite recherche sur l'index où l'on découvre que Baxter n'est cité qu'une seule fois (pour The time ships dans l'article sur le Time Opéra) alors que Piercy l'est pas moins de quatorze fois (elle fait d'ailleurs partie des "auteurs représentatifs" et Woman on the edge of time fait partie des oeuvres analysées). Je ne peux cautionner une telle vision du genre, certes bien propre sur elle (pour ne pas dire PC) mais simplement trompeuse.

The time ships (Voyager 1995).jpg

Il est clair que chacun voit sa propre version du vaste ensemble protéiforme qu'est la SF, mais il est difficile de voir dans cet ouvrage une image objective de l'état du genre. Cela n'ôte rien à ses qualités ni à la pertinence de ses analyses mais le rend trop biaisé pour être complètement satisfaisant.

Note GHOR : 2 étoiles

03/08/2009

_Other spaces, other times_

Other spaces, other times : Robert SILVERBERG : Nonstop Press : 2009 : ISBN-13 978-1-933065-12-0 : 199 pages (y compris index et bibliographie) : 30 USD pour un HC format carré abondamment illustré (disponible chez l'éditeur : http://www.nonstop-press.com/).

Other spaces,other times.jpg

Cet ouvrage est une sorte d'autobiographie de Robert Silverberg. Je dis une sorte parce qu'il s'agit en fait d'une compilation des écrits existants de Silverberg qui ont une connotation biographique. Sont donc rassemblés ici des éditoriaux, des introductions à des nouvelles et une mise à jour datant de 1998 de son récit autobiographique (Sounding brass, tinkling cymbal) paru initialement dans Hell's cartographers.

Hell's cartographers.jpg

Cet ensemble est organisé en quatre parties très inégales : "Beginnings" (la jeunesse de l'auteur), "On writing SF" (des focus sur certains textes précis), "Autobiography" (la mise à jour de son autobiographie officielle) et "Miscellany of a life" (sujets divers). Ces textes de Silverberg sont suivis par une copieuse bibliographie (à la mesure de la productivité de l'auteur mais néanmoins partielle) organisée de façon classique, à savoir avec une partie pour les livres (romans, recueils et non fiction) et une partie pour les nouvelles. On notera une couverture géographique assez variable qui ne traite que certaines traductions (VF par exemple). L'ouvrage se termine par un index et le tout est magnifiquement illustré par de nombreuses reproductions (moitié couleurs, moitié N&B) tant de couvertures des diverses éditions internationales des textes de l'auteur que de photos ou documents personnels.

Collision course (Ace Double F-123).jpg

Il est toujours très intéressant de pouvoir lire les propos d'un auteur sur sa propre carrière, puisque c'est souvent riche d'enseignements de première main (évidemment). Silverberg étant de plus un raconteur d'histoires né, ce livre se lit avec facilité et plaisir. Bien sûr, on regrettera que certains épisodes clés soient un peu escamotés (on pensera à son départ théoriquement définitif du genre dans les années 70, son premier mariage ou ses relations avec Randall Garrett) et un ton général dont la modestie n'est pas le point fort (on croirait parfois lire du Asimov), mais ce qui gêne le plus la lecture est le côté épisodique de l'ensemble. Cette succession de textes écrits en des occasions diverses sur plusieurs décennies n'évite pas les redites et manque surtout d'une vraie ligne directrice autobiographique, certes classique mais éprouvée. En fait, il aurait mieux valu que Silverberg reprenne sa troisième partie et l'enrichisse plutôt que de se livrer à ce collage de divers documents qui a surtout dû lui demander nettement moins de travail.

Invaders from earth (Ace Double D-286).jpg

Autre point regrettable, la bibliographie fournie est difficilement exploitable. Incomplète (des éditions sont omises tant en VO qu'en VF), parfois erronée (on y lit par exemple pour la VF que les J'ai Lu sont des HC), elle souffre surtout de l'absence de choix clairs dans ce qui est couvert (tout ? les premières éditions ? les premières éditions par pays et format ?...) et d'un niveau de détail variable (certains textes sont commentés, d'autres non). C'est donc une partie importante du livre (une trentaine de pages) qui est à la fois inutilisable pour faire de la recherche parce que manquant de fiabilité et de précision mais qui est alors presque trop détaillée pour un simple listing. En fait cela ressemble plus à la compilation du contenu d'une bibliothèque (celle de l'auteur ?) qu'à un travail de fond.

Next stop the stars (Ace Double F-145 1962).jpg

Tout cela ne doit pas faire oublier que c'est un ouvrage qui se lit bien et qui apportera à ceux qui n'ont pas déjà lu Silverberg sur lui-même un éclairage bienvenu. En plus, physiquement l'ouvrage est très beau, solide, agréable à manipuler et comporte de magnifiques illustrations. Ce n'est pas la biographie définitive de l'auteur mais un bon moment à passer avec lui.

Note GHOR : 2 étoiles