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28/01/2009

_Heinlein's children : The juveniles_

Heinlein's children : The juveniles : Joseph T. MAJOR : Advent : 2006 : 0-911682-34-1 : 535 pages (dont index & bibliographie utilisée) : à commander chez l'éditeur pour une bonne trentaine d'Euros pour un HC avec jaquette : Nominé aux Hugos en catégorie Non-fiction.

Heinlein's children.jpg

Ce livre est un recueils d'essais traitant chacun d'un des 'juveniles' de RAH (on notera que Starship troopers est considéré comme en faisant partie). Les textes sont initialement parus entre 1993 & 1999 dans le fanzine FOSFAX.

La provenance des textes est importante parce qu'elle conditionne le ton du livre. Au lieu d'une étude académique sur les romans en question, le format de chaque article est plutôt celui d'une sorte de lecture des romans de Heinlein commentée en public par Major.

En effet, l'auteur nous raconte chaque livre avec force détails et y introduit divers ajouts, soit pertinents (en relation avec des positions ou d'autres écrits de RAH), soit complètement gratuits et qui ne volent pas plus haut que toute discussion sociétale au bar du coin ("ah, c'était mieux avant", "ces communistes y veulent tout nous prendre", "Reagan c'était un VRAI président").

N'ayant lu qu'une petite partie des juveniles en question (Space cadet, Citizen of the galaxy et Starship troopers) ce babillage permanent m'a plutôt tapé sur les nerfs. Avec les connaissances de Major tant sur RAH que sur la SF, il y avait  probablement de quoi faire un ouvrage plus sérieux et plus fouillé en laissant tomber la discussion entre copains et la paraphrase pour une analyse plus en profondeur et surtout plus étayée.

Space cadet (Del Rey 1978).jpg


Le manque de substance est d'autant plus gênant que Major tombe dans un travers fréquent chez les admirateurs de RAH, à savoir le fait de considérer tout détracteur des écrits du maître comme étant limité intellectuellement et donc incapable de comprendre toutes les subtilités de la divine parole. Cette technique est utilisée dans le livre pour discréditer les avis de gens comme Dish, Blish, Knight ou Spider Robinson (point amusant pour celui qui est presque l'héritier officiel), qui, selon Major, n'ont 'rien compris' ou 'pas lu' les ouvrages en question. Ce traitement des hérétiques est devenu une constante, et se trouve fréquemment utilisé comme par exemple pour les romans tardifs de RAH qui sont présentés comme "trop ambitieux ou trop élitistes pour certains critiques" (=ceux qui en on dit du mal).

Manquant du background nécessaire et de la patience suffisante pour endurer des pages de digressions, je ne suis donc pas le critique idéal pour ce livre qui ne m'a guère impressioné. Pour d'autres avis, il faudrait peut-être aller voir au 17 rue Dante à Nice  http://heinlein.free.fr/index.php.

Note GHOR : 1 étoile

26/12/2008

_Robert A. Heinlein : America as science fiction_

Robert A. Heinlein : America as science fiction: H. Bruce FRANKLIN : Oxford University Press : 1980 : ISBN 0-19-5027-46-9 : Couverture Frank Kelly FREAS : 232 pages (y compris index et bibliographie primaire & secondaire) : quelques dizaines d'euros pour un HC.

Robert A Heinlein America as science fiction.jpg

 

Ce livre est une étude de l'oeuvre de RAH, publiée en 1980. Cette relative ancienneté n'a pas permis à l'auteur de bénéficier de toutes les recherches menées sur RAH après sa mort (sur sa première femme par exemple) mais a par contre permis à Franklin d'avoir une longue (1 journée) d'interview avec Heinlein, chose que peu de commentateurs de son oeuvre ont eu la loisir d'obtenir.

La structure du livre est simple. Il s'agit d'une division en six chapitres parmi lesquels l'oeuvre de RAH est répartie en quatre périodes disctinctes :
- The early fiction (1938-1941) : l'histoire du futur & Astounding
- New frontiers (1947-1959) ; les slicks et les juveniles
- A voice of the 1960s : les Hugos
- The private worlds of the 1970s : les romans controversés

Au sein de chaque chapitre les oeuvres sont abordées dans l'ordre chronologique et sont présentés en conjonction avec les éléments contextuels jugés pertinents, qu'ils fassent partie du domaine de la SF ou de celui des évolutions de la société américaine dans sa globalité.

En ce qui concerne l'approche critique choisie, le principe utilisé par Franklin a l'avantage d'être limpide : "le texte, tout le texte et rien que le
texte".

Ce qui veut dire que, sans tenter de deviner les intentions de RAH pour écrire telle ou telle chose, Franklin utilise de larges extraits des romans ou des nouvelles de RAH et appuie son analyse sur ce matériau que l'on a tendance à parfois négliger au profit d'envolées lyriques sur les supposées intentions de certains auteurs.

Ceci donne une analyse extrêmement percutante (et pertinente) où les arguments présentés sont toujours appuyés par des citations tirées directement des oeuvres de RAH, ce qui reste quand même la seule chose non sujette à interprétation.

The moon is a harsh mistress (NEL 1969).jpg

Chose plutôt rafraîchissante pour un ouvrage américain, Franklin est un théoricien proche des idées marxistes. Son analyse est donc à la fois très critique des idées entrepreneuriales défendues par RAH mais aussi très documentée en ce qui concerne le fameux complexe militaro-industriel dont RAH s'est parfois fait le porte-parole (dans le futur de ce livre par exemple, où Heinlein apportera plus ou moins sa caution à l'administration Reagan). Cette connaissance est de première main puisque Franklin a été (lui aussi) un vrai militaire d'active, officier au SAC (Strategic Air Command) et a même volé au dessus de l'URSS dans des bombardiers nucléaires.

Les jugements de Franklin sur RAH et la société américaine de son époque sont donc à prendre avec le recul nécessaire. Eric Picholle (spécialiste français de RAH et co-auteur de Solutions non satisfaisantes) a parlé ici même (sur fras) de 'livre partisan' (IIRC), propos que je nuancerais en parlant de livre militant mais objectif. De plus, cet ouvrage est factuellement est difficile à attaquer et, à la différence du livre de Bellagamba & Picholle, est le fait d'un citoyen et militaire US pétri de la culture de ce pays.

Solutions non satisfaisantes.jpg

En tout cas, c'est le meilleur livre sur RAH que j'ai pu lire. Un ouvrage d'une longueur suffisante pour assurer le développement d'une approche critique argumentée. Sans fioritures excessives, mais surtout exempt des sentiments excessifs (haine féroce ou admiration béate) ou des messages politiques envahissants que l'on peut trouver dans d'autres ouvrages consacrés à cet auteur qui déchaîne immanquablement les passions.  Son attitude "back to basics" (ici les textes de la main même de RAH) est indiscutablement un plus.

Note GHOR : 3 étoiles

22/12/2008

_Solutions non satisfaisantes : Une anatomie de Robert A. Heinlein_

Solutions non satisfaisantes : Une anatomie de Robert A. Heinlein : Ugo BELLAGAMBA & Eric PICHOLLE : Les Moutons Électriques : 2007 : 320 pages (y compris index et bibliographie) : ISBN  978-1-934543-28- : 45 Euros en souscription pour un HC avec jaquette.

Solutions non satisfaisantes.jpg

Lors de l'annonce de ce livre, j'avais cru bêtement qu'il s'agissait d'une étude sur RAH, dans le fil des études habituelles (Borgo, Encrage, Starmont), à savoir une analyse de l'oeuvre de l'auteur, sur la base des textes avec des enrichissements biographiques ou contextuels.

Il s'agit en fait plus d'une biographie commentée de l'auteur, dont le principe est plus proche du livre de Phillips sur Tiptree que de celui de Franklin sur RAH.

L'organisation du livre est à la fois celle d'une anatomie (cela semble vouloir dire que c'est un joyeux mélange d'articles indépendants & multi-angles pour les incultes dans mon genre) et une progression chronologico-thématique. En langage courant cela veut dire que le livre suit la vie de RAH dans un ordre plutôt chronologique mais qu'il n'est pas garanti que l'on va parler du texte X 'à sa place' dans un strict ordre temporel.

Ce choix (en hommage à RAH, je suppose) est un écueil assez perceptible à la facilité de lecture, puisqu'un même ouvrage va être traité à plusieurs endroits, sous des angles très différents. Par exemple, le roman Beyond this horizon (L'enfant de la science en VF) apparaît page 63 (pour l'ordre chronologique), puis pages 106-109 (pour le darwinisme), puis 157-160 (pour la télépathie) et ainsi de suite.

Beyond this horizon (Panther 1974).jpg

L'impression qu'il en ressort est celle d'un certain fouillis, qui pourrait faire voir le livre comme une compilation d'articles parus séparément, avec des redites et des aller-retours fatiguants pour une personne de mon âge. La solution (satisfaisante ?) est peut-être de le lire chapitre par chapitre, avec des pauses entre chaque groupe thématique.

Sur la partie biographique, je n'ai pas grand chose à dire, si ce n'est que je n'ai pas appris grand chose de nouveau sur la vie de RAH qui est un auteur sur lequel pas mal de choses ont été écrites en VO; mais que le lecteur VF a sûrement beaucoup à découvrir. La narration est fluide et plutôt intéressante, même si elle n'évite pas toujours l'emphase et les jugements à l'emporte-pièce, par exemple le couplet sur la première femme de RAH, dont il est dit qu'on ne sait strictement rien mais sur qui les auteurs peuvent dire qu'elle est de "celles qui apprécieraient les avantages du statut de femme d'officier sans vouloir en subir les contraintes", deux propositions assez contradictoires (c'est page 28).

Le point le plus génant de l'option "biographique" est que, encore plus que le livre de Phillips, on a l'impression que la carrière de l'écrivain RAH se passe dans un vide complet. La SF et son histoire sont les grands absents de ce livre, disparaissant durant des pages. Il n'est que très rarement fait de relation entre les évolutions du genre et les choix de l'auteur, qui semble comme complètement indépendant du contexte économique ou social (même si cela devient vrai sur la fin de sa carrière où son succès économique le libère de toute influence). On pourrait croire que RAH, écrivain professionnel d'un genre commercial, n'est pas (ou si peu) touché par des évènerments comme la fin des pulps, la nouvelle vague, l'inflation des avances, l'arrivée des poches... 

Du coup, cela centre encore plus le livre sur l'homme RAH et ses opinions politiques, sujet certes intéressant, mais qui ne fait pas vraiment partie des "science-fiction studies" que veulent promouvoir les auteurs et qui pose le problème de la justesse des opinions attribuées à RAH, dans la mesure ou aucun des auteurs n'a pu en avoir confirmation auprès de l'homme lui-même.

Il est tellement écrit dans ce livre que RAH savait se jouer de tous les analystes de ses écrits que ce point pourrait aisément s'appliquer à cet ouvrage.

Double Etoile (RF 1958).jpg

Ces deux points (structure nébuleuse et découplage du genre) sont ceux qui m'ont le plus embêté. Mais, comme je suis un vrai pinailleur et que je sais lire (parait-il, selon un spécialiste de RAH), il y a pas mal d'autres points irritants que je n'ai pas tous notés (ce livre ayant été réédité en poche, il se peut que certaines d'entre elles aient été corrigées depuis) :

- Un index défaillant avec des numéros de pages erronés (essayez Yann Minh ou Trois pas dans l'étrange pour voir).

Trois pas dans l'éternité (Le Masque 1976).jpg


- Une bibliographie qui oublie les deux Slusser (pourtant cités plusieurs fois) dans les livres sur RAH mais qui mentionne le site d'Anouk (http://heinlein.free.fr/), certes incontournable en matière de VF mais dont la fréquence de mise à jour est assez faible.

Robert A Heinlein Stranger in his own land.jpg

- Une confusion sur le sens du terme Hard-Science dont la définition semble être égale à "anticipation spatiale proche" et dont les références sont extraites de The ascent of wonder, anthologie qui a beaucoup fait débat et qui, pour en préciser les positions pour le moins atypiques, est le seul ouvrage qui place Ballard dans la Hard-Science.

- Des choses avancées sans grandes preuves comme le fait que RAH avait décidé d'avoir le Hugo pour Double star. Possible, mais attesté en aucune façon.

- Des avis d'autres spécialistes de la SF insérés sans le contexte nécessaire alors que celui-ci serait important pour corriger des impressions trompeuses : Aldiss assaisonnant Campbell par exemple (ce qui est assez prévisible), ou un extrait de Franklin (sur Sixth column) sans les dures critiques de ce dernier et qui, du coup, semble soutenir l'avis des auteurs alors qu'une lecture de la source montre qu'il n'en n'est rien.

Sixième colonne (Hachette 1951).jpg

- Des parties de texte qui se retrouvent à l'identique dans deux endroits, une fois dans les notes et une fois dans le corps de l'ouvrage (sur Leslyn pages 76 & 85, sur Niven page 31 & 235).

- Des notes de bas de pages qui (pour les domaines que je connais) sont tout simplement erronées :
   * (page 27) le cuirassé Utah ayant été converti à la chauffe au mazout fin 1925 (voir le massif US Navy de Moulin ou l'indispensable dictionnaire des navires de guerre américains), il est difficile à RAH de monter en 1926 sur ce même navire chauffant au charbon. Ce bâtiment devient navire cible ensuite (numéro de coque AG-16) et n'a donc jamais été "bâtiment de défense anti-aérienne", une hérésie pour qui connaît un peu le sujet.
   * (page 275) comparer le Pluton (missile tactique) avec le SS-20 'missile stratégique) en disant que le dernier est 'un peu plus performant' revient à comparer un Solex et une Porsche en disant que cette dernière est un peu plus performante, une évidence qui masque mal une absence de connaissance du sujet puisque la comparaison porte sur deux systèmes d'armes fondamentalement dissemblables.

US Navy T1.jpg


Du coup, je me demande pourquoi les auteurs ont pris la peine d'insérer de telles notes (qui n'apportent strictement rien au texte proprement dit et sont sans rapport avec RAH), si ce n'est pour faire 'sérieux'. Du fait de leur inexactitude, je suis en droit de me demander quel crédit apporter aux dires des auteurs sur des domaines que je connais moins.

Au final, l'expérience est intéressante et se doit d'être soutenue si les amateurs du genre veulent avoir un appareil critique et analytique autochtone, mais ce livre n'est pas au top de sa catégorie.

Note GHOR : 2 étoiles

01/12/2008

_Robert Heinlein_ (Stover)

Robert Heinlein: Leon STOVER : Twayne (série TUSAS) : 1987 : ISBN 0-8057-7509-9 : Ill Photo : 147 pages (y compris biblio & index) : quelques Euros pour un HC petit format (avec jaquette).

Robert Heinlein.jpg


Ce court ouvrage est organisée en une dizaine de chapitres qui suivent dans un ordre plus ou moins chronologique (parfois carrément pas du tout) la carrière de Robert Anson Heinlein. Chaque chapitre prend pour base un texte précis et développe sa thématique propre (nouvelles frontières, sexe, religion, rédemption...) en lui adjoignant d'autres oeuvres de RAH qui partagent les mêmes préoccupations et en faisant le parallèle avec d'autres auteurs américains (Twain, Whitman...).

Il faut savoir que Leon Stover a une conception bien particulière du rôle du critique. En effet, pour lui, le travail du critique n'est pas d'expliquer mais de faire partager les qualités de son sujet d'étude. Fidèle à cet étrange principe qui voit la réflexion comme uniquement destinée à dresser les louanges d'un auteur, on ne trouvera pas ici d'analyse serrée (apppuyée textuellement) ni le moindre jugement un tant soit peu négatif sur l'auteur.

Ce choix nous vaut donc par exemple une histoire personnelle de RAH présentée sous un jour presque biblique, avec l'auteur dans les rôles successifs ou simultanés de saint, guerrier, meneur d'hommes, écrivain stupéfiant, analyste brillant, ingénieur de génie. Stover reprend (ou initie) tous les poncifs et clichés (par exemple l'écriture de son premier texte de SF, une oeuvre géniale sortie de son cerveau en claquant des doigts) que l'on retrouve depuis vingt ans sous la plume des défenseurs du maître.

A la place d'une lecture et d'une mise en situation des textes, on obtient un ouvrage assez proche de celui de Major (Heinlein's children : The juveniles).

Heinlein's children.jpg

C'est donc une sorte de monologue, qui ne fait que s'appuyer sur les oeuvres de RAH pour nous abreuver de commentaires sur le monde actuel (du moins celui des années 85), sur les USA et les maux qui guettent cette merveilleuse démocratie libérale (marxistes, jeunes, noirs musulmans, fénéants, assistés, malpolis, écologistes). C'est agrémenté (sic) de longs couplets sur la 'manifest destiny' US, celle d'un peuple élu (mais uniquement sur green card), défricheur de frontières (après avoir massacré deux ou trois autochtones), gardien de la liberté face aux méchants rouges (ceux qui ont le couteau entre les dents), leaders naturels de l'humanité et représentants du Seigneur sur Terre (amen).

Des pleines pages de prétention, de fanatisme religieux ou patriotique et de haine tout azimut, cette haine que Stover n'arrive pas à confiner à la sphère sociale mais qui déborde dans son analyse de la SF, comme le montrent ses élucubrations sur la SFRA (qui est censée avoir monté une cabbale contre RAH) ou ses attaques sur Franklin (qui pourtant pourrait, au vu des ses états de service, donner des leçons de partiotisme à pas mal de monde) et ses aboiement sur critiques de RAH en général.
Pauvre de nous !

Un point intéressant est de remarquer qu'il s'agit chronologiquement d'une des premières apparitions de la technique de réponse aux critiques de RAH qui deviendra standard (on l'a vu à l'oeuvre sur fr.rec.arts.sf notamment). Cette technique consiste à répondre deux choses à toute personne qui émet une opinion négative sur les livres de Heinlein (en particulier les derniers) :

- "RAH est sur la liste des best-sellers" : qui sous-entend que si des milions de gens ont acheté I will fear no evil c'est bien la preuve qu'il s'agit d'un bon livre. A ce titre, Dan Brown pourrait légitimement prétendre au prochain Nobel.

Le ravin des ténèbres (AM 1974).jpg

- "Si tu n'aimes pas ce roman, c'est que tu n'y as rien compris" (Stover emploie l'expression "didn't get the joke"), ce qui permet de mettre le contradicteur en position de faiblesse ("mais si j'ai compris", répond t-il vainement) et permet d'embrayer sur une explication de texte visant à montrer que Le ravin des trénèbres (par exemple) n'est pas la longue liste des fantasmes d'un auteur blanc vieillissant (coucher avec sa jeune secrétaire noire, avoir une relation quasi homosexuelle avec son meilleur ami, pratiquer le triolisme) mais une blague super rigolote sans aucune arrière-pensée, ou prouvant que The number of the beast n'est pas un suite de scènes sans queue ni tête qui se perd dans la mythologie personnelle de l'auteur mais un véritable traité de mécanique quantique qui placerait son auteur au même niveau qu'Einstein.

Dommage que toute cette fange fasse de l'ombre à une lecture de l'oeuvre de RAH comme émanation d'une vision Calviniste, analyse dont les arguments me semblent probants et qui, idéologiquement, se défend (voir aussi Slusser sur ce point).

Ayant pour l'écrivain RAH le respect dû à la grande qualité de ses oeuvres (certaines en tout cas) et à l'homme RAH le respect dû à chaque être humain, j'aurais tendance à penser qu'il serait le premier attristé d'avoir un thuriféraire pareil en la personne de Stover.

Note GHOR : 0 étoile