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01/05/2016

_Science Fiction Story Index 1950-1979_

Science Fiction Story Index : Second Edition 1950-1979 : Marilyn P. FLETCHER : 1981 : American Library Association : ISBN-10 0-8389-0320-7 (la fiche ISFDB du titre) : xi+610 pages : coûtait 20 USD pour un tp grand format non illustré, se trouve maintenant d'occase pour presque rien au fur et mesure que des exemplaires sont mis au rebut par des bibliothèques américaines.

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Cet ouvrage se présente comme une expansion (bienvenue puisque le nombre de pages est doublé) et une mise à jour (11 ans de couverture en plus) du (très mauvais) ouvrage de Siemon sur le même thème. Il est d'une structure assez simple : 1er index des livres eux-mêmes (anthologies et recueils), 2ème index des titres (ceux des livres et ceux des textes sont mélangés), 3ème index par auteur. Dans la pratique, il est particulièrement pénible à utiliser puisque, dans la section par auteur il y a une ligne par occurrence de chaque texte avec un renvoi codé (du genre "AS0340" c'est à dire l'anthologie Fifty Short Science Fiction Tales) ce qui multiplie les manipulations pour localiser un texte et, plus gênant, ne donne aucun moyen de connaître le sommaire d'une anthologie ou d'un recueil donné (sauf à parcourir TOUS les textes). Un ouvrage qui est donc seulement bon à être rangé dans la vaste musée de la bibliographie SF.

anglais,1 étoile

Note GHOR : 1 étoile

30/04/2016

_The Pendex_

The Pendex : An Index of Pen Names and House Names in Fantastic, Thriller, and Series Literature : Susannah BATES : 1981 : Garland (série "Garland Reference Library of the Humanities" #227) : ISBN-10 0-8240-9501-4 (la fiche ISFDB du titre) : xii+233 pages : coûtait 22.50 USD pour un hc sans jaquette et non illustré, se trouve maintenant d'occase pour presque rien au fur et mesure que des exemplaires sont mis au rebut par des bibliothèques.

anglais,1 étoile

Faisant partie d'une catégorie d'ouvrage très spécialisés et peu fréquents (on pensera à Who's Hugh de Robinson ou Who Goes There de Rock voire au troisième tome de l'encyclopédie de Tuck), ce livre est une liste des correspondances entre les pseudonymes et les véritables identités. Comme son sous-titre l'indique, il couvre assez largement les genres de l'imaginaire et les autres littératures de séries (policier, thriller). Doté de plusieurs clés d'accès (nom réel->pseudo, pseudo->nom réel, index général) et de quelques appendices, il n'y a pas grand chose à dire sur cet ouvrage. L'absence complète de sources citées pour chaque lien entre nom et pseudonyme (à la différence de Robinson), certaines affirmations à mon avis un peu rapides (Sheldon = Tubb) et, d'une façon strictement anecdotique, le fait que l'auteur nous parle à longueur de texte d'un certain Hugo Gernsbach ne peuvent qu'inciter à une certaine méfiance dans un domaine éminemment obscur et sujet à pas mal de désinformation. Même s'il est plus pratique à manier que ses concurrents (relié et plus petit), il ne sera que d'une utilité et d'une fiabilité limitées.

anglais,1 étoile

Note GHOR : 1 étoile

20/04/2016

_Judith Merril : A Critical Study_

Judith Merril : A Critical Study : Dianne NEWELL & Victoria LAMONT : 2012 : McFarland : ISBN-13 978-0-7864-4836-4 (la fiche ISFDB du titre) : xvi+239 pages (y compris index et bibliographies) : coûtait 40 USD pour un tp légèrement illustré en n&b, existe aussi en ebook (978-0-7864-8985-5).

merril,anglais,2 étoiles

Il est clair qu'il existe plusieurs visions de la place de Judith Merril dans l'histoire et l'évolution de la science-fiction. A cause de ses nombreuses casquettes (Futurian(e), écrivain solo ou en collaboration, anthologiste, critique, etc.) et sa grande implication dans certains cercles influents, elle a longtemps un peu "fait partie du paysage" et eu une voix qui comptait. Pour autant, son influence réelle reste l'objet de plusieurs perceptions divergentes. Certains, au vu de sa faible production de fiction (quelques romans y compris des collaborations et une trentaine de nouvelles) et de son départ au Canada, la voient comme une figure marginale, plus importante de  par ce qu'elle annonce (l'arrivée du féminisme au sein du genre) que par ses activités. D'autres, se basant sur ses activités d'anthologiste et son influence sur la scène de la SF canadienne, voudraient lui voir reconnaître une plus grande place dans l'histoire de la science-fiction. Cet ouvrage s'inscrit clairement dans cette dernière démarche.

merril,anglais,2 étoiles

Partiellement basé sur des articles parus précédemment dans diverses revues sur le genre (SFS ou Foundation), cet ouvrage est principalement divisé en deux parties distinctes. La première se concentre sur la fiction de Merril (écrite seule) et l'analyse en détail sous l'angle des thèmes récurrents (la frontière, la peur atomique, la communication ou la psychologie). La deuxième partie se compose de trois chapitres et, hormis le premier consacré aux collaborations, commence au moment où Merril arrête d'écrire (le tout début des années 60). New Waves and New Communities (chapitre 7) évoque les activités d'anthologiste de Merril et sa vie au Canada, The Memoir (chapitre 8 et dernier) est essentiellement une défense de son autobiographie (Better to Have Loved) écrite en collaboration avec sa petite fille, un titre évoqué ici-même. Une bibliographie primaire et secondaire ainsi qu'un index clôturent un ouvrage qui est agrémenté d'une dizaine de photographies n&b.

merril,anglais,2 étoiles

La partie consacrée aux écrits de Merril (et à ses collaborations, en particulier avec C. M. Kornbluth) est particulièrement intéressante même si on peut penser qu'il arrive aux auteurs de se forcer un peu pour trouver des choses à dire sur des textes véritablement mineurs parus dans des revues de troisième niveau (comme Future ou Space Science Fiction). Le choix d'un traitement thématique amène d'ailleurs à une lecture un peu complexe et non dépourvue de redites quand des textes comme Rain Check sont traités séparément dans plusieurs sections (ici celle sur le féminisme et celle sur les extraterrestres). C'est en tout cas un ensemble assez fouillé qui, de fait, balaye presque toute la (faible) production de l'auteur et met en lumière des écrits un peu moins connus que That Only a Mother ou (pour le monde anglo-saxon) Shadow on the Hearth.

merril,anglais,2 étoiles

Parmi les points qui m'ont gêné, j'ai, pour ma part, une appréciation très différente de celle de Newell et Lamont en ce qui concerne l'autobiographie de Merril (pour mémoire) et je maintiens mes réserves sur cet ouvrage. La défense présentée me paraît particulièrement embrouillée et rejetant trop facilement la faute sur les lecteurs (qui n'ont tout simplement pas compris l'originalité de la démarche de Merril). Chacun pourra juger sur pièce en la lisant. Plus important est que la thèse qui sous-tend l'ouvrage (à savoir que 1) l’importance de Merril dans l'histoire de la SF est délibérément sous-évaluée et 2) ceci à cause d'une sorte de complot aux protagonistes assez flous) est à mon avis fausse et insuffisamment étayée. En ce qui me concerne, j'ai du mal à créditer Merril d'une grande influence sur le genre pour plusieurs raisons : 1) sa période "écrivain" est assez courte (une petite dizaine d'années) et ne comporte pas vraiment d’œuvres considérée comme marquantes (si ce n'est encore une fois That Only a Mother dont les interprétations sociétales sont à mon avis postérieures à un texte qui est plus proche de l'horreur à chute que du proto-féminisme); 2) sa période "anthologiste" ne concerne presque exclusivement que des anthologies de reprises. Merril n'a donc pas pu exercer la même influence qu'un rédacteur en chef ou qu'un anthologiste qui suscite l'écriture de textes suivant un projet précis (comme a pu le faire Ellison); 3) sa période "femme d'influence" n'a pu s'exercer que sur un sous-ensemble réduit du champ de la SF (ici la SF canadienne contestataire de langue anglaise) ou par des écrits assez éphémères (sa rubrique Books dans F&SF qui n'a duré que 4 ans). Il est d'ailleurs assez frappant de voir que la Merril anthologiste (celle qui pourtant est censée avoir eu la plus grande influence sur le genre) est la grande absente de l'ouvrage. En gros, je pense qu'il n'est pas nécessaire d'inventer un complot qui aurait délibérément minoré la place de Merril, mais que objectivement, celle-ci, par son parcours (où elle s'est quand même mise sur la touche en partant au Canada), ne fait tout simplement pas partie des "prime-movers" du genre (on remarquera que, par exemple, Sabella la "classe" en No 67 de Who Shaped Science Fiction?). Malgré cela, tout l'intérêt de cet ouvrage militant mais solidement recherché est justement de forcer le lecteur à revoir son histoire de genre et éventuellement à en amender sa perception.

merril,anglais,2 étoiles

Note GHOR : 2 étoiles

02/02/2016

_The Science Fiction & Fantasy Quizz Book_

The Science Fiction & Fantasy Quizz Book : Joseph A. MCCULLOUGH : 2015 :  Osprey Publishing : ISBN-13 978-1-4728-1083-0 (la fiche ISFDB du titre) : 192 pages (pas d'index ni de bibliographie) : coûte 9 GBP pour un petit hc illustré en n&b, disponible dans toutes les bonnes librairies en ligne, à noter que l'aspect "usagé" du livre est un choix de l'éditeur, comme l'a fait par exemple Orbit pour certains titres de Philip Palmer.

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Cet ouvrage fait partie d'une catégorie assez spécifique et plutôt rare (j'en connais à peine moins d'une dizaine), celle des livres de quiz autour de la SF. Malgré le fait que le public des amateurs soit friand de ce genre de jeux intellectuels, le prix d'un tel ouvrage est sans doute rédhibitoire pour un objet que l'on ne peut utiliser qu'une seule fois (ou presque), ce qui explique sans doute le peu de titres de ce genre qui existent (dont au moins un en français, le SF Quiz de Barets).

anglais,1 étoile

Divisé en trois niveaux de difficulté (Easy, Medium et Hard), ce livre propose donc 104 quiz de divers types (QCM, "Vrai ou Faux", questions à réponses libres, éléments à relier entre eux) qui comportent chacun dix questions. En règle générale, celles-ci portent pour un même quiz sur tous les domaines de genre, allant de la télévision et du cinéma (qui fournissent la majorité des sujets) à la SF écrite en passant par les Comics et les JdR. Les réponses sont données à la fin de l'ouvrage dans une partie séparée et le tout est illustré de quelques dessins "génériques" de Miguel Coimbra.

anglais,1 étoile

Il est assez compliqué  d'évaluer un tel livre. En ce qui concerne la partie SF littéraire, j'ai trouvé les questions généralement faciles pour qui connaît un tant soit peu le genre (exemple de question Hard : "E. E. Doc Smith était-il docteur en médecine ?") alors que pour d'autres domaines, j'ai calé dès les premières questions (du genre "Que veut dire THAC0 ?") qui sont plutôt, à mon sens, du domaine du trivia ("Quel est le premier humain à apparaître à l'écran dans Star Wars ?") que de la culture es-genre. Une expérience donc un peu ratée à mon goût sans doute à cause de mon côté insuffisamment geek dans certains types de SF.

anglais,1 étoile

Note GHOR : 1 étoile

28/12/2015

_Monsters, Mushroom Clouds, and the Cold War_

Monsters, Mushroom Clouds, and the Cold War : American Science Fiction and the Roots of Postmodernism, 1946-1964 : M. Keith BOOKER : 2001 : Greenwood Press (série Contributions to the Study of Science Fiction and Fantasy #95) : ISBN-10 0-313-31873-5 (la fiche ISFDB du titre) : 196 pages (y compris bibliographie et index) : coûtait une soixantaine d'USD pour un hc non illustré sans jaquette.

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Cet ouvrage est une relative rareté dans le domaine de l'étude du genre dans le monde anglo-saxon. En effet, il s'agit, comme l'indique bien Booker (presseur d'anglais dans une université US et auteur de nombreux livres sur le genre) dans son introduction, d'une lecture politique des textes de la période et du lieu choisis (ici la science fiction américaine tous médias confondus des années 50, c'est à dire en pratique celle produite entre 1946 et 1964, les long 50s comme les désigne l'auteur). C'est dans cette période, sans doute un peu oppressante pour les citoyens américains, que certains acteurs de SF ont utilisé le genre comme moyen de critiquer discrètement (la SF étant vue comme négligeable) mais efficacement les orientations politiques de leur pays. A contrario, une autre frange du genre l'a utilisé pour renforcer les messages de l'establishment (ou du gouvernement ou du complexe militaro-industriel).

anglais,3 étoiles

Après une longue introduction qui précise la démarche et les buts de l'auteur, l'ouvrage est divisé en quatre chapitres conséquents : 1) les romans de SF comme critique sociale, 2) les romans et films post-apocalyptiques, 3) les films d'exploration spatiale et d'invasions extraterrestres et 4) les films de monstres. Quelques pages de notes, une bibliographie des oeuvres citées et un index clôturent l'ouvrage.

anglais,3 étoiles

La lecture de ce livre est fort rafraîchissante (pour un européen) car elle met en perspective de façon claire les enjeux politiques qui se cachent toujours (bien évidemment à des degrés divers) derrière les oeuvres de fiction. Et la SF des années 50 (surtout du côté cinématographique) est une telle mine de caricatures diverses et variées (la SF écrite étant visiblement plus critique) que les flèches décochées par Booker font mouche et provoquent un amusement certain. Cette ironie permanente (même si elle est mâtinée d'une certaine tendresse) est une des forces d'un livre qui témoigne aussi d'une grande connaissance du genre de la part de Booker.

anglais,3 étoiles

Même si les séquences de Heinlein Bashing (sur The Puppet Masters) ou de Gunn Trashing (pour ses écrits sur Asimov) sont particulièrement jouissives, il serait erroné de réduire le livre à une série de tirs aux pigeons sur des cibles faciles (par exemple les films de monstres avec leur bestiaire géant). Booker montre bien l'éventail des positions au sein du genre (de la résistance à la collaboration avec l'orthodoxie ambiante) et la façon dont les messages étaient passés. Il montre aussi comment le postmodernisme fort à la mode actuellement était déjà en germe dans les années 50. Un livre finalement assez court (à peine 160 pages de texte) mais particulièrement dense et passionnant à lire.

anglais,3 étoiles

Note GHOR : 3 étoiles