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04/03/2015

_The Science of Science-Fiction Writing_

The Science of Science-Fiction Writing : James GUNN : 2000 : The Scarecrow Press : ISBN-10 1-57886-011-3 : ix+232 pages (y compris index) : coûtait une quinzaine d'USD pour un tp non illustré.

The science of science fiction writing.jpg

Cet ouvrage est signé par James GUNN un auteur de SF américain (que l'on peut rattacher à l'école Analog) à qui l'on doit pas mal d'ouvrages de référence (dont celui-ci est sans doute le plus connu). Il s'agit ici d'un exemple de cette catégorie de livres destinés à donner à des aspirants au métier d'écrivain un certain nombre de bases, y compris celle spécifiques à l'écriture de textes de science-fiction. Signe de l'existence d'un certain marché pour ce type d'ouvrage (en tout cas dans les pays anglo-saxons), il existe un nombre non négligeable de titres aux objectifs similaires, souvent écrits par des auteurs du genre (Card -le seul traduit en français-, Shaw ou Evans). 

anglais,1 étoile

Ce livre se présente sous la forme d'une suite d'essais de taille variable (dont certains précédemment publiés dans diverses revues) qui sont divisés en trois parties. La première traite de l'écriture de fiction en général en abordant les points "techniques" principaux (les personnages, le décor, le suspense, la critique, etc.). La deuxième partie (plus courte) est axée sur les spécificités de la SF (héros et méchants, worldbuilding) introduites par une présentation générale du genre. La dernière section est consacrée à quatre textes sur des auteurs précis (Wells, Asimov, Heinlein et le couple Kuttner & Moore) sans doute à titre d'exemples à suivre. Deux annexes constituées de notes prises lors d'un atelier d'écriture animé par Gunn et un index clôturent l'ensemble.

anglais,1 étoile

Je passerai très vite sur cet ouvrage, n'étant pas moi-même un aspirant écrivain. Je suppose quand même qu'il est sans doute difficile de devenir auteur de SF avec à peine une centaine de pages de conseils. Le reste de l'ouvrage (les études sur les auteurs) n'offre pas grand intérêt (malgré une qualité certaine) dans la mesure où il s'agit de textes déjà connus et repris d'autres publications. Au final un livre dont le positionnement ("How-to" ou évocation du genre) est trop ambigu et, partant de cela, d'une utilité limitée.

anglais,1 étoile

Note GHOR : 1 étoile

16/02/2015

_Science Fiction, Today and Tomorrow_

Science Fiction, Today and Tomorrow : Reginald BRETNOR (editor) : 1975 (pour cette édition) : Penguin Books : ISBN-10 0-1400-3921-X : ix+342 pages (y compris index) : coûtait 2.95 USD pour un poche non illustré.

SF today and tomorrow.jpg

Publié par la branche américaine de l'éditeur britannique Penguin, cet ouvrage est la reprise en poche d'un titre initialement paru en 1974 chez Harper & Row en relié. Sous la houlette de Reginald Bretnor, un touche à tout aux multiples activités dans le genre (auteur de romans et de nouvelles, essayiste, anthologiste) et dans la lignée de son Modern Science Fiction (un livre évoqué ici), cet ouvrage est un recueil d'essais "sur invitation" et avec un sommaire (globalement) prédéterminé par le concepteur de l'ensemble. Le but de Bretnor était, d'après son introduction, de dresser une sorte d'état des lieux du genre comme il l'avait déjà fait en 1953.

The Schimmelhorn file (Ace 1979-02).jpg

On va retrouver dans cet ouvrage une structure similaire à celle de son prédécesseur, à savoir une compilation d'essais originaux dus à des professionnels du genre (et non à des intervenants extérieurs à celui-ci), ici essentiellement des écrivains (seul Bova et Pohl pouvant prétendre à une double casquette). Les quinze articles proposés (d'une vingtaine de pages chacun) sont divisé en trois parties inégales : "Science Fiction Today" (Bova, Pohl & Zebrowski) qui dresse un portrait du genre tel qu'il était en 1974, "Science Fiction, Science and Modern Man" (Herbert, Sturgeon, Scortia, Nourse & Bretnor himself) plus orienté vers les thématiques propres au genre et "The Art and Science of Science Fiction" (Gunn, Panshin, Anderson, Clement, McCaffrey, Dickson & Williamson) qui se focalise sur des aspects plus techniques au niveau de l'écriture. Chaque essai est suivi par une petite présentation bio-bibliographique de son auteur. Une liste d'autres ouvrages de référence (brièvement commentée) et un index clôturent l'ensemble.

anglais,2 étoiles

Comme toujours avec un ouvrage de cet âge canonique (40 ans), il est clair qu'une partie des essais (surtout ceux de la première partie, les conseils marketing de la dernière, les considérations sur l'enseignement de la SF ou les tendances futures du genre) ne peut désormais présenter d'intérêt que dans une approche historique et pour évaluer comment était perçu à l'époque l'état du genre. Les essais de la deuxième partie, d'orientation thématique, gardent une certaine pertinence comme base d'étude sur des problématiques "centrales" de la science-fiction (les catastrophes, l'espace, la religion...), bien évidemment au prix d'une actualisation des références citées.

anglais,2 étoiles

Les articles qui ont sans doute le moins vieilli sont surement ceux de la troisième partie qui se rapportent directement au processus d'écriture de la SF et à ses spécificités. Des essais comme ceux de Anderson et Clement sur la construction de mondes ou d'êtres imaginaires gardent toute leur pertinence (ils sont d'ailleurs parmi les rares à avoir été repris dans les années 90) même si les conseils prodigués se retrouvent souvent dans la multitude des guides pour aspirants-écrivains. Malgré un indéniable côté dépassé, le fait que les essayistes soient des professionnels aguerris confère quand même un certain intérêt à cet ouvrage (outre l'aspect historique), ne serait-ce que parce qu'il était en prise directe avec le genre.

anglais,2 étoiles

Note GHOR : 2 étoiles

09/02/2015

_The Fantastic Mirror_

The Fantastic Mirror : Science Fiction Across the Ages : Benjamin APPEL : 1969 : Pantheon Books : ISBN-10 0-394-90981-X : 142 pages (pas d'index ni de bibliographie) : semble se trouver aisément d'occasion à une vingtaine d'USD pour un hc avec jaquette illustré en n&b.

anglais,0 étoile

Bien qu'élogieusement évoqué par Justice dans son recensement des ouvrages de référence (ici), ce volume relativement ancien est un peu aux marges du GHOR. En effet, il s'agit plus d'une sorte d'anthologie d'extraits que d'un ouvrage historique sur le genre. Sous la plume de Benjamin Appel (qui est d'ailleurs plus un écrivain de policiers qu'un spécialiste de la SF), ce volume est une sorte de sandwich qui entoure de quelques (courtes) pages de considérations historiques un (gros) pavé constitué principalement de longs (plusieurs pages) extraits de romans de proto-SF (de Lucien de Samosate à Wells en passant par Kepler, Poe, Verne et d'autres). Les seuls représentants de la SF moderne sont Murray Leinster (avec Propagandist, un texte de 1947) et la soviétique Valentina Zhuraleva (avec The Astronaut qui date de 1960) avec deux nouvelles largement résumées et citées.

anglais

Malgré plusieurs pages d'illustrations généralement anciennes en n&b (on croirait feuilleter le Versins), il est difficile de trouver un quelconque intérêt ou une quelconque justification à cet ouvrage qui est de plus handicapé par une vision de l'histoire du monde plutôt simpliste. Peut-être s'agit-il là d'un ancêtre de nos modernes coffee-table books, un livre plus destiné à l'exposition qu'à la lecture. Un titre à oublier du moins en ce qui concerne la partie référence sur la science-fiction.

anglais

Note GHOR : 0 étoile

23/01/2015

_New Worlds Before the New Wave, 1960-1964_

New Worlds Before the New Wave, 1960-1964 : The Carnell Era, Volume Two: John BOSTON & Damien BRODERICK : 2013 : Borgo Press (série "Borgo Literary Guides" #17) : ISBN-13 978-1-4794-0041-6 : 395 pages (y compris index) : coûte une vingtaine d'USD pour un tp non illustré (type POD).

anglais,2 étoiles

Comme son titre l'indique bien, ce volume est la suite de Building New Worlds des mêmes auteurs. D'un principe identique, il se penche sur les quatre dernières années de la revue sous l'égide de John Carnell (jusqu'au numéro 141) avant que celle-ci ne passe chez un autre éditeur et n'acquière un nouveau rédacteur en chef en la personne de Michael Moorcock.

anglais,2 étoiles

D'une structure similaire au tome précédent, cet opus consacre presque un chapitre par année de parution, chapitres qui se décomposent de la même façon que précédemment. En "bonus" (conséquent avec ses 80 pages), Boston insère l'histoire complète de la revue Science Fiction Adventures (la version GB). Lui aussi dirigé par Carnell, ce titre commencera par être une sorte de BRE du titre américain homonyme. La fin rapide de la revue mère et les ventes correctes amèneront Carnell à poursuivre l'aventure en solo. De 1958 à 1963, il produira un total de 32 numéros d'une revue dont l'objectif était de fournir un point d'entrée dans le genre à des lecteurs néophytes (ou plus jeunes) en proposant des textes d'abord plus simple que New Worlds et confiés à peu près la même écurie d'auteurs. La plupart des textes parus dans SFA semblent avoir été d'une qualité assez faible (d'après Boston) et restent du coup généralement inédits ailleurs que dans la revue.

anglais,2 étoiles

Note GHOR : 2 étoiles (comme le premier tome)

19/01/2015

_Building New Worlds, 1946-1959_

Building New Worlds, 1946-1959 : The Carnell Era, Volume One : John BOSTON & Damien BRODERICK : 2013 : Borgo Press (série "Borgo Literary Guides" #16) : ISBN-13 978-1-4344-4587-2 : 390 pages (y compris index) : coûte une vingtaine d'USD pour un tp non illustré (type POD).

Building new worlds 1946-1959.jpg

La revue New Worlds est sans doute la plus connue de toutes les revues britanniques (avec maintenant Interzone). Toutefois, cette célébrité est essentiellement due à sa relativement brève période passée sous l'égide de Michael Moorcock lors de la New Wave (en gros 1965-1969). Et pourtant, l'histoire de ce magazine est bien plus longue que ces quelques années, même si celles-ci sont cruciales dans l'évolution du genre. C'est cette histoire "complète" (par opposition à la seule période de la New Wave sur laquelle on trouve plus de matériau, par exemple ce titre) de la revue et de ses soeurs que John Boston (un critique amateur américain) et Damien Broderick (un spécialiste du genre australien à qui l'on doit plusieurs ouvrages de référence) nous racontent dans une série d'ouvrages dont celui-ci est le premier.

anglais,2 étoiles

Basé sur une série de textes publiés électroniquement par Boston sur une liste de diffusion et (ce n'est pas très clair) sans doute retravaillés par Broderick, ce premier tome couvre donc les années 1946 à 1959, c'est à dire du No 1 au No 89 (le tout premier New Worlds, un fanzine, n'est pas traité). Après une introduction de Broderick, le livre est divisé en six chapitres de taille inégale (en fonction du nombre de numéros parus) qui couvrent généralement deux années. La structure de chaque chapitre est plus ou moins constante et passe en revue les diverses composantes de la revue (couverture, éditoriaux, lettres de lecteurs, articles, serials, nouvelles et même publicités) généralement par ordre d'auteur (les plus connus d'abord) puis par ordre chronologique (TOUS les textes sont résumés et évalués par Boston). Deux index (par auteurs et par titres) complètent l'ensemble.

anglais,2 étoiles

Passé relativement inaperçu, sans doute à cause de son côté "amateur" (son auteur n'étant pas membre de l'université), cet ouvrage est un apport important dans l'étude de l'histoire de la SF "populaire" britannique après-guerre, un domaine jusqu'à présent assez peu étudié (par rapport à la même période outre-Atlantique) mais pour lequel on commence à sentir un frémissement au niveau des sources disponibles (voir aussi Harbottle en 2012). On ne peut en effet décemment réfléchir sur la SF britannique sans une connaissance minimale de l'apport de New Worlds (et des autres revues de Carnell) qui a tenu un rôle comparable à celui de Fiction en France à la fois comme berceau et comme facilitateur de l'émergence d'une SF locale face à la concurrence de la SF US importée par les diverses BRE (British Reprint Editions). Cette perspective ne peut s'acquérir de nos jours que par la lecture directe des revues concernés ou par la lecture d'un tel ouvrage. Si la première solution est toujours possible (mais chère, à maintenant une dizaine d'Euros le numéro), elle reste réservé à certains fanatiques dans mon genre ou à ceux ayant accès à des collections spécialisées, d'où l'intérêt de cet ouvrage exhaustif.

anglais,2 étoiles

Même si le côté un peu répétitif de l'ouvrage (avec sa litanie de résumés d'intrigues usées et son recensement systématique de textes dont certains auraient sans doute gagnés à être oubliés) impose une lecture à petites doses, l'ensemble passe plutôt bien grâce à l'humour dont fait preuve Boston et à sa véritable empathie pour la revue. Il est certes parfois féroce pour certains auteurs (son rédacteur n'aime visiblement pas Bulmer par exemple) mais son analyse critique, même si elle est parfois peu développée, reste toujours pertinente et basée sur une grande connaissance du genre et de ses méandres. D'une façon prévisible, le livre est le plus intéressant quand il étudie l'évolution générale de la ligne éditoriale de la revue en parallèle de celle de Carnell puisque, au-delà des textes individuels, c'est elle qui aura une influence directe sur la SF britannique. Les gens pressés auront donc intérêt à pratiquer la lecture sélective d'un ouvrage qui ne se prend pas au sérieux mais qui apporte un éclairage rare sur un pan de la SF un peu négligé.

anglais,2 étoiles

Note GHOR : 2 étoiles