10/08/2014
_The Brian Lumley Companion_
The Brian Lumley Companion : Brian LUMLEY & Stanley WIATER : 2002 : Tor : ISBN-10 0-312-85670-9 : 399 pages (pas d'index mais 8 pages non numérotées de photos N&B) : coûtait 27 USD pour un hc avec jaquette qui existe aussi en version "luxe" simultanée et en tp plus tardif voir ici pour les différentes versions.

Les auteurs à succès ont, dans les pays anglo-saxons, tendance à générer autour d'eux tout une sorte de marché parallèle dont une des expressions typiques est ce type d'ouvrage, le Companion. On en trouve sur de nombreux écrivains, y compris dans notre domaine (par exemple ont été évoqués ici ceux sur Matheson, Clarke, McCaffrey ou Bujold). Leur principe est toujours le même, celui d'une célébration sans retenue de l'auteur en question (par opposition à un ouvrage d'analyse parfois critique) à base de témoignages touchants, d'interviews complaisantes et d'anecdotes gentillettes, le tout saupoudré d'un peu (pas trop quand même) de bibliographie, de concordances (une sorte de lexique d'univers fictifs) et de photos.

Ici, c'est Brian Lumley qui est l'objet ce volume. Cet écrivain britannique né en 1937, que je ne connais que par ses titres parus chez Albin Michel et appartenant au vaste cycle de Cthulhu, est souvent présenté comme l'un des héritiers d'HPL (ce qui semble l'énerver passablement) et doit son statut d'auteur de best-sellers à sa série Nécroscope (qui commence par le dialogue avec les morts pour continuer avec des vampires et pour finir sur des Terres parallèles).

D'une façon assez classique, ce livre comporte un nombre important d'essais dus à diverses plumes (assez obscures et liées au monde lovecraftien semble t-il) qui se partagent entre la vie de Lumley, l'oeuvre de Lumley (ou des bouts de l'oeuvre de Lumley), l'interview de Lumley, les photos de Lumley, les bibliographies (sic) de Lumley (par madame Lumley), l'interview de l'illustrateur de Lumley (Bob Eggleton) et deux cents pages de concordances sur les séries de Lumley (il y en a 18 différentes, parfois une par livre). A noter l'absence d'index et le cahier photographique N&B sur papier glacé.

Il est visiblement clair que je n'ai pas tellement apprécié cet ouvrage, sans doute principalement parce que Lumley (et Lovecraft et les vampires et Cthulhu) ne m'intéressent guère, mais aussi parce que je n'ai pas forcément besoin de payer 27 USD pour savoir ce qu'est un Browning 9mm ou ce que peuvent bien cacher les initiales CIA (c'est page 208 pour ceux qui voudraient savoir). On pourra aussi se passer de l'insignifiante bibliographie (qui ne liste que les premières éditions avec un niveau de détail vraiment minimal et qui ne permet pas, par exemple, de confirmer si Les abominations de Cthulhu est bien la traduction de The Clock of Dreams), des interminables concordances et des trois short-short-short (50 mots) de Lumley. Seuls restent à sauver (pour les non-amateurs d'HPL, je le répète), la longue interview de l'auteur et la partie biographique qui fournissent des éléments intéressants sur l'écrivain et sa carrière.

Note GHOR : 1 étoile
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23/03/2014
_Being Gardner Dozois_
Being Gardner Dozois : Michael SWANWICK : Old Earth Books : 2001 : ISBN-10 1-882968-19-0 : 248 pages (y compris bibliographie) : coûtait 25 USD pour un HC non illustré.

On connaît assez peu Gardner Dozois, en particulier dans le monde francophone. Pourtant, et outre le fait d'être un ancien "auteur prometteur" (il a obtenu deux Nébula au début de la décennie 80), c'est l'un des personnages clés de la SF américaine. A la fois par son rôle de rédacteur en chez de la revue Isaac Asimov Science Fiction Magazine (devenue ensuite Asimov's Science Fiction) de 1986 à 2004 et par son travail d'anthologiste avec une série chez Ace (de reprises), au SFBC (avec des textes originaux) et surtout sa série des Year's Best SF annuels depuis 1984 (chez St Martin's), une véritable institution dans le domaine de la fiction courte.

Ce livre, que l'on doit à Michael Swanwick (qui a d'ailleurs écrit un certain nombre de textes en collaboration avec Dozois), fait partie d'une catégorie d'ouvrages peu fréquente, celle des interviews-livres (un des rares autres cas est celle de Moorcock par Greenland, voir là). Le principe choisi par l'interviewer est très simple puisqu'il va dérouler toute la carrière littéraire de Dozois, texte par texte (de The Empty Man en 1966 à A Knight of Ghosts and Shadows en 1999) dans l'ordre chronologique de parution. Swanwick va donc questionner l'auteur sur chaque nouvelle (ainsi que sur les deux romans), abordant les circonstances d'écriture, les thèmes développés ainsi que leur éventuelle histoire éditoriale. Certains textes sont traités en deux ou trois pages alors que d'autres bénéficient d'une place plus importante (allant jusqu'à une dizaine de pages). Une bibliographie des premières parutions clôture un ouvrage qui d'ailleurs ne comporte pas d'index.

Il est clair que ce livre est à réserver aux spécialistes de l'oeuvre littéraire de Dozois, une espèce dont je ne fais pas forcément partie même si j'ai sans doute un certain vernis concernant ses écrits. Du coup certains passages relatifs à des textes mineurs (ou difficilement trouvables) comme The Mayan Variation (uniquement disponible dans ces supports) sont difficilement appréciables faute d'avoir simplement lu le texte qui est évoqué. L'exercice est d'autant plus complexe que les intrigues ne sont parfois même pas résumées un minimum, la base des échanges entre Swanwick et Dozois devenant parfois peu compréhensible.

A la différence du livre sur Moorcock, il est vraiment dommage que seule la carrière d'écrivain de Dozois soit abordée, ses autres activités n'étant même pas mentionnées. En effet, sans vouloir porter un jugement trop hâtif sur le (peu productif) auteur qu'est Gardner Dozois, l'immense majorité de son influence est due à ses autres casquettes qui lui ont sans doute permis d'imprimer sa marque sur le genre. Hélas, ces points ne sont pas du tout traités alors que (en tout cas en ce qui me concerne) ils sont cruciaux pour comprendre Dozois. Du coup, on peut se demander à quoi (ou à qui) sert vraiment cet ouvrage et surtout comment un tel projet a pu être viable économiquement. A noter aussi que la navigation dans le livre n'est pas simple puisque, pour trouver des informations sur un texte précis, il faut se reporter à sa date de première parution et ensuite déterminer (en le feuilletant) dans quelle partie du livre il est traité. Au final un objet assez bizarre et d'un intérêt qui me semble limité.

Note GHOR : 1 étoile
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04/11/2013
_Walter M. Miller : A reference Guide to His Fiction and His Life_
Walter M. Miller : A reference Guide to His Fiction and His Life : William H. ROBERSON : 2011 : McFarland : ISBN-13 978-0-7864-6361-9 : 208 pages (y compris bibliographie et index) : coûte 40 USD pour un TP non illustré, disponible chez l'éditeur (là : http://www.mcfarlandbooks.com/book-2.php?id=978-0-7864-63...).

L'éditeur américain McFarland a, depuis, quelques années, pris l'habitude de publier des ouvrages consacrés à des auteurs de Science-Fiction modérément connus et parfois en passe d'être oubliés. Ceci comprend des titres sur Kornbluth (Rich), Leinster (Stallings & Evans), Boucher (Marks) ou Piper (Carr). Cet ouvrage est quand à lui consacré à Walter M. Miller, un de ces auteurs dont la réputation ne s'est bâtie que sur une oeuvre : A Canticle for Leibowitz. En effet, hormis ce roman (le seul de lui qui ait été publié), la production de Miller est des plus minces puisque ne dépassant guère la quarantaine de nouvelles disponibles dans plusieurs recueils. Malgré son côté peu prolixe, l'auteur, avec son unique roman, occupe une place importante dans les études sur le genre (c'est d'ailleurs le troisième titre lui étant consacré) et dans le système scolaire américain tant il est devenu l'archétype de l'auteur de textes post-apocalyptiques.

Après une courte préface et une chronologie de la vie de Miller (de sa naissance en 1922 jusqu'à son suicide en 1996), l'ouvrage de Roberson (qui nous avait déjà donné une bio-bibliographie de l'auteur en 1992) est organisé d'une façon originale. Il se présente en effet sous la forme d'un dictionnaire de référence sur Miller et son oeuvre. Pour ce faire, il rassemble un bon millier d'entrées de taille variable (de quelques lignes à plusieurs pages) qui : 1) listent les textes de l'auteur en donnant leur synopsis détaillé, 2) citent et décrivent tous les personnages y apparaissant, 3) traduisent toutes les expressions dans une langue autre que l'anglais (essentiellement le latin mais aussi un peu de français) et 4) définissent tous les concepts (surtout liés à la religion catholique) employés par Miller. Diverses bibliographies (primaire, secondaire et générale) ainsi qu'un index clôturent l'ouvrage.

Après l'ouvrage de Secrest (évoqué là : http://ghor.hautetfort.com/archive/2012/11/03/glorificemu...) qui présente certains points communs avec celui-ci, force est de reconnaître que Walter M. Miller n'est pas vraiment "gâté" en matière d'ouvrages de référence. En effet, on peut légitimement se demander quel est l'intérêt de cet ouvrage. Est-ce un précis de catholicisme ? Un dictionnaire anglais-latin de messe ? Un résumé d'intrigues ? Une liste de personnages qui s'intéresse même à ceux qui ne sont pas décrits ("an unseen character") et/ou qui n'interviennent pas dans le récit ? La réponse de Roberson, qui appelle son livre un "Reference Guide", n'est pas claire et son projet l'est tout aussi peu.

La lourdeur du principe d'organisation choisi (celle d'un dictionnaire ou d'une encyclopédie) et l'atomisation consécutive du discours de Roberson (qui se trouve alors éclaté sur plusieurs entrées) font que l'ensemble est à peu près impossible à lire comme un tout cohérent et ne peut que se "déguster" que par petites touches qui, même dans ce cadre, restent assez indigestes. Même si le côté catholique de Miller peut être perçu comme exotique par des Américains, une partie des entrées peuvent s'apparenter à du remplissage, d'autant plus quand elles traitent de sujets comme Hiroshima ou Hitler, Adolf. Au final un ensemble qui, de par sa structure, ne permet aucunement d'avoir une vue d'ensemble de l'oeuvre de Miller surtout au vu de l'absence presque totale de contextualisation de ses écrits au sein du genre puisque Roberson donne l'impression que l'auteur écrivait dans un splendide isolement alors que, comme l'ont montré de nombreuses études, le courant post-apocalyptique était à son zénith lors de la période "féconde" de l'écrivain.

Note GHOR : 1 étoile
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21/09/2013
_Lois McMaster Bujold : Essays on a modern master of Science Fiction and Fantasy_
Lois McMaster Bujold : Essays on a modern master of Science Fiction and Fantasy : Janet Brennan CROFT (editor) : 2013 : McFarland (série "Critical explorations in Science Fiction and Fantasy" #37) : ISBN-13 978-0-7864-6833-1 : viii+207 pages (y compris bibliographie et index) : coûte 40 USD pour un TP non illustré disponible chez l'éditeur (là : http://www.mcfarlandpub.com/book-2.php?id=978-0-7864-6833-1).

Lois McMaster Bujold est une auteur(e) au positionnement un peu atypique dans le paysage des ouvrages consacrés au genre. En effet (et on peut faire le parallèle avec une autre grande dame de la SF comme Connie Willis), il s'agit d'une auteur(e) extrêmement populaire (les multiples rééditions ou traductions de ses oeuvres le montrent bien), récompensée de nombreuses fois tant par les lecteurs (elle a obtenu de nombreux Hugos) que par ses pairs (elle a aussi reçu plusieurs Nébulas) et qui bénéficie d'un cadre de fans très actifs. Pourtant, elle n'a jamais vraiment intéressé les rédacteurs d'ouvrages de référence (à l'exception du quasi fanique The Vorkosigan companion, voir : http://ghor.hautetfort.com/archive/2009/02/11/the-vorkosi...) et son oeuvre reste relativement peu évoquée ou analysée dans les études sur le genre. Outre la valeur intrinsèque de ses écrits, cette "invisibilité" est peut-être aussi due à la typologie de ses oeuvres (essentiellement du Space-opéra classique assez loin du NSO ou de la Fantasy elle aussi classique) et à une insertion dans l'idéologie féministe dominante parfois peu évidente.

Paru dans la vaste collection "bleue" d'ouvrages sur le genre de McFarland, ce volume 37 est un recueil d'essais (rassemblés par Janet Brennan Croft) écrits par des professeurs ou des doctorants généralement américains et en pratique assez peu connus dans le domaine. Outre une introduction de Croft et une courte (7 pages) interview de Bujold elle-même, le livre se compose de 11 essais (d'une quinzaine de pages) qui abordent plusieurs thèmes récurrents (le handicap, la famille, les problématiques liées au genre, les cyborgs, etc.) dans les écrits de Bujold avec un focus assez marqué sur les plus récents (à la date d'écriture s'entend) titres de la saga Vorkosigan même si la Fantasy de l'auteur est étudiée dans les deux derniers textes. Une très brève bibliographie, une liste des prix obtenus et un index clôturent un ensemble assez court et du coup assez cher.

Même si je suis, comme d'autres, plutôt un grand amateur de Bujold, il faut quand même reconnaître que ce recueil d'essais met rapidement en lumière le relatif manque de matière sur lequel baser un ouvrage aussi ambitieux. En effet, il faut bien convenir qu'une partie de l'oeuvre de l'auteur (au demeurant plutôt réduite en quantité) ne mérite guère de s'y attarder. On pensera aux premiers titres parus à l'époque chez Baen (par exemple Shards of Honor ou Ethan of Athos) qui sont du Space-opéra militaire (mais pas militariste) tout à fait standard. Même la lecture Falling Free, pourtant récipiendaire du Nébula, peut amener à se demander pourquoi ce roman a reçu un tel prix. Du coup, une bonne partie des écrits de Bujold n'est quasiment pas évoquée et donne à l'ouvrage un côté un peu partiel et d'ailleurs aussi partial, les divers essayistes étant peu avares de louanges.

Comme l'auteur n'est pas non plus Shakespeare, les essais ont parfois du mal à se différencier entre eux car ils "tournent" souvent autour des thématiques les plus évidentes de Bujold que sont les difformités de Miles et son personnage comme porte-parole/drapeau de diverses minorités ou la critique du système patriarcal de Barrayar qui s'oppose à lui. En fait, ce sont les textes qui sortent du Vorkosiverse qui sont, à mon avis, les plus intéressants. Celui d'Oberhelman approfondissant les parallèles historiques dans notre monde de la série Chalion et celui de Lennard analysant les religions inventées pour la série Wide Green World. Le tout forme un recueil assez dispensable qui peine à sortir d'une approche très fanique et qui manque souvent d'interaction avec le reste du genre (l'index fourni montre d'ailleurs bien comment le livre est très "Bujold-centré", le seul autre auteur étant un tant soit peu cité étant Tolkien).

Note GHOR : 1 étoile
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03/08/2013
_Et si on parlait... du Seigneur des Anneaux_
Et si on parlait... du Seigneur des Anneaux : Irène FERNANDEZ : 2002 : Presses de la Renaissance (Série "Et si on parlait..." : ISBN-10 2-85616-863-9 : 137 pages (y compris bibliographie) : coûtait 12 Euros pour un TP non illustré parfois trouvable d'occase.

Visiblement destiné à surfer sur la mode déclenchée par les adaptations cinématographiques de Peter Jackson, comme le montre bien la ressemblance de Gandalf avec l'acteur qui le joue, cet ouvrage a été publié dans une collection dont le but semble d'expliquer certaines choses (le haschich, les miracles) à des parents un peu "déconnectés". Ecrit par une universitaire titrée (Normalienne, agrégée de lettres, etc.) et spécialiste de Lewis et Tolkien ce petit opus vise à décrypter le sens caché de l'oeuvre (c'est en tout cas ce qui est marqué sur le simili-bandeau de la couverture) à savoir un texte profondément catholique.

Après deux courtes mises au point (une sur la structure du SdA, l'autre sur les noms propres et leur traduction), l'ouvrage se divise en quatre parties inégales. La première est une succession d'introduction à la Fantasy, l'Heroïc-Fantasy, Tolkien et son oeuvre. La deuxième précise les valeurs développées par l'auteur valeurs que la partie suivante tente de relier au catholicisme. Une courte conclusion rappelle la "bonne" grille de lecture à employer. Une minuscule bibliographie (un article et cinq ouvrages dont le Kocher évoqué là : http://ghor.hautetfort.com/archive/2010/04/07/master-of-m...) complète un ensemble qui ne comporte pas d'index.

La première partie du livre rappellera de nombreux souvenirs aux amateurs de SF en ce sens qu'elle tente de démontrer que la Fantasy est un genre sérieux et digne d'intérêt qui va au-delà du conte pour enfant ou des clichés de guerriers combattant des dragons, un discours justificatif lu de nombreuses fois sous une forme à peine différente concernant la Science-Fiction. Au final, il sonne toujours aussi pathétique dans sa vaine tentative de légitimer des genres (que cela soit la SF ou la Fantasy) qui, somme toute, se passent fort bien de l'aval de l'académie.

En ce qui concerne la thèse principale de Fernandez, à savoir le côté catholique du SdA, je trouve que les arguments apportés sont singulièrement minces. Cela se résume soit à se baser sur les convictions religieuses de Tolkien qui sont certes largement documentées et affirmées mais dont l'intégration dans une oeuvre de fiction n'est pas automatique, soit sur quelques maigres indices. Ces éléments sont tellement fugaces que l'auteur prend bien soin de nous préciser qu'il faut être très perspicace pour les déceler. Je dois avouer que l'éclairage d'une "lampe invisible" (pour reprendre l'expression même de Fernandez) n'est pas d'un grand secours pour se diriger, une spiritualité si bien dissimulée peut aussi ne se trouver que dans l'oeil du lecteur. La légèreté de la démonstration rend cet ouvrage (qui est de plus peu roboratif au vu de son prix) dispensable pour une analyse en profondeur du SdA.

Note GHOR : 1 étoile
12:32 | 12:32 | Etudes mono-auteur | Etudes mono-auteur | Lien permanent | Lien permanent | Commentaires (0) | Commentaires (0) | Tags : français, 1 étoile, tolkien | Tags : français, 1 étoile, tolkien

