04/06/2010
_New worlds for old : The apocalyptic imagination, science fiction, and American literature_
New worlds for old : The apocalyptic imagination, science fiction, and American literature : David KETTERER : 1974 : Doubleday Anchor (# A921): ISBN-10 0-385-00470-2 : xii+347 pages (y compris index) : coûtait 3 USD pour un poche non illustré assez facilement trouvable d'occase.

Cet ouvrage (publié initialement en HC par les presses universitaires de l'Indiana) est une (des nombreuses et récurrentes) tentative de placer la SF sous les projecteurs du monde académique qui, comme on l'a souvent vu, au mieux ne s'y intéresse pas et au pire lui réserve son mépris comme à toutes les littératures de genre. Ecrit par David Ketterer (à qui l'on doit plusieurs ouvrages évoqués ici comme son livre sur Blish ou son histoire de la SF canadienne), ce livre place côte à côte des textes de la littérature américaine classique (Moby Dick, Wieland) et des oeuvres de SF, ou plus précisément, de "Apocalyptic literature" comme la rebaptise l'auteur.

Ce livre est organisé en douze chapitres (à noter que la majorité ne sont pas inédits) qui se ventilent en six parties elles-mêmes groupées en trois grands ensembles : une partie introductive ("New worlds for old"), une partie consacré à l'ailleurs ("Other worlds") et une qui nous ramène à notre monde mais transformé ("The present world in other terms"). Certains des chapitres sont dédiés à l'étude d'une seule oeuvre (The left hand of darkness, Solaris, A Connecticut Yankee) alors d'autres se concentrent sur un auteur (Poe, Vonnegut, Brockden). Un index termine l'ouvrage.

On ne peut nier que le projet de Ketterer soit particulièrement ambitieux et courageux. Faire accepter et traiter sur un pied d'égalité la SF au monde universitaire des années 70 est une entreprise risquée qui n'aura d'ailleurs pas vraiment de succès, la mode de la SF comme sujet légitime d'étude et/ou de publication n'apparaissant que nettement plus tardivement. On comprend mieux alors que Ketterer se soit cru obligé de donner des gages à l'establishment.

Le premier est bien sûr le choix de remplacer le terme de SF par celui d'Apocalyptic literature qui, avec ses connotations religieuses, est nettement plus acceptable. Le problème est que sa définition est tellement vague (en gros c'est une littérature du changement) que la distinction avec la littérature générale devient extrêmement mince, ce qui arrange Ketterer (en légitimant le genre qui n'en est plus vraiment un) mais ne correspond guère à la réalité. Autre gage, un certain américano centrisme (logique puisque l'auteur veut montrer que la SF est congruente avec la littérature US) qui fait fi des origines européennes du genre. Enfin, on pourra regretter que les auteurs étudiés soient les plus présentables et que Ketterer tombe dans l'habituel cliché de la trilogie Lem/Vonnegut/Le Guin qui correspond plus à une SF idéale et bien propre sur elle qu'à la réalité d'un ensemble qui comprend certes ces auteurs mais qui accueille aussi Perry Rhodan, John Norman ou David Weber.

En résumé, un livre qui n'est satisfaisant ni dans sa méthodologie ni dans son résultat tellement il veut faire passer le clown SF pour un voisin respectable. Les amateurs de théorie pourront lire dans la revue Science Fiction Studies (#6-2) une réfutation (et les réponses de Ketterer) bien plus savante de cet ouvrage sous la plume de gens nettement plus compétents que moi.

Note GHOR : 0 étoile
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28/05/2010
_A multitude of visions_
A multitude of visions : Cy CHAUVIN (editor) : 1975 : T-K Graphics : pas d'ISBN : 67 pages (pas d'index) : coûtait 4.25 USD pour un TP à la couverture cartonnée proche d'une production fanzinesque, difficilement trouvable.

Cet ouvrage est paru chez T-K Graphics, une maison d'édition à qui l'on doit un certain nombres de fascicules de ce format (on pensera à celui sur MZB ou sur PKD) produits au milieu des années 70. Sous la direction de Cy Chauvin (le patron de la firme), il s'agit d'une collection d'essais critiques qui rassemble des textes parus entre 1971 et 1974 dans divers supports (professionnels ou amateurs) et mêle d'une façon délibérée écrivains (ici Disch, Blish, Le Guin et Lem) et fans.

Après une courte introduction de Chauvin, ce recueil rassemble huit essais de taille très variable (de trois à dix pages). On peut les répartir en une première moitié constituée de textes de portée "générale" (Blish sur les arts dans la SF, Gillepsie sur les nouvelles des années 70, Disch et Le Guin sur des thèmes plus personnels) et une seconde moitié consacrée à des études d'oeuvres (Rickard sur la tétralogie After such knowledge de Blish, Lem sur Ubik, Smith sur Arrive at Easterwine de Lafferty et Clark sur Frankenstein Unbound d'Aldiss). Le recueil n'offre pas d'index et pas non plus de véritable bibliographie hormis quelques notes.

D'une façon lapidaire, je dirais que l'ouvrage est plutôt sympathique mais que sa logique est difficile à appréhender. On passe donc un moment relativement agréable mais le projet (si tant qu'il ait existé) de Chauvin n'est jamais apparent. Cette impression d'une certaine légèreté est renforcée par le fait qu'une partie des textes des professionnels (sauf ceux de Blish et Lem) ne dépasse pas le stade de l'anecdote et que les essais des amateurs soient parfois assez mal amenés.

Au total, un petit livre sans prétention, certes lisible mais qui ne peut au mieux que servir à conserver des traces historiques d'écrits voués à l'oubli (même si certains comme le texte de Blish seront repris aussi dans d'autres supports).

Note GHOR : 1 étoile
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25/05/2010
_La bibliothèque idéale FNAC_
La bibliothèque idéale FNAC : Karim BERROUKA ? (il est indiqué comme rédacteur) : 2010 : FNAC : ISBN-13 978-2-7431-0119-0 : 270 pages (y compris index) : coûte 3.90 Euros pour un TP largement illustré en couleurs, disponible dans toutes les FNAC (et sûrement sur leur site).

Cet ouvrage est d'un type classique dont il existe de multiples déclinaisons, à savoir une sorte de best-of du (ou des) genre(s) qui a pour objectif de proposer des pistes de lectures en établissant une sélection de textes. L'originalité de celui-ci (qui regroupe les trois branches de l'imaginaire - SF, Fantasy, Fantastique) est d'être publié par une chaîne de librairie majeure et d'avoir été réalisé (d'après les informations qui circulent) en collaboration étroite (et payante) avec certains éditeurs.

En matière de structure, on a aussi affaire à un canevas assez standard. Après une introduction, un mode d'emploi, un glossaire des sous-genres, ce guide est constitué de 222 fiches (une page) consacrées chacune à un ouvrage (ou par extension à un cycle via souvent son premier tome). Classées par ordre alphabétique de titre, chaque entrée comprend l'indication du sous-genre de l'ouvrage considéré, une grande reproduction de sa couverture, un résumé de l'intrigue (une quinzaine de courtes lignes), une évaluation critique ainsi que diverses autres informations (une autre oeuvre de l'auteur, un titre d'un autre écrivain thématiquement proche, etc.). Au milieu de cela s'intercalent quelques biographies d'auteurs majeurs (Asimov, Dick, Gaiman, Pratchett) et des focus sur certains sous-genres (Uchronie, Bit-Lit) en deux pages. On trouve enfin quelques portraits d'éditeurs (des small press) et plusieurs index (par titre, par auteur, par genre).

Sur le plan de la présentation, il n'y pas grand chose à reprocher à l'ouvrage, la maquette est aérée, les reproductions de couvertures et les photos (en couleurs et parfois pleine page) sont de bonne qualité sur un papier suffisamment épais. Seul la tenue dans le temps du revêtement métallisé de la couverture peut susciter quelques craintes tellement il semble se décoller au premier frottement.

Le contenu est particulièrement pauvre puisque l'essentiel des entrées est constitué d'un résumé de l'intrigue, les seules prises de position critiques étant généralement limitées à une dernière phrase du type "C'est trop génial". On regrettera aussi l'absence de toute information bibliographique pour les titres sélectionnés (collection, nombre de pages, illustrateur -même si le traducteur est donné) voire en fait l'absence de toute information tout court comme tout bêtement l'année de parution ou le fait que tel livre est en fait un recueil (on n'ira pas jusqu'au concept de fix-up visiblement trop ésotérique). Tant qu'à faire, on pourrait aisément se passer des pages de publicité finales, souhaiter un alignement des sous-genres des ouvrages présentés avec ceux évoqués au début (dans la pratique on a toutes les combinaisons possibles : Fantastique - Dejanté, SF - Antimilitarisme, Fantasy - Mythique, SF - Voyages temporels, etc.) et voir corriger les quelques coquilles qui restent (comme un joli Harry Seldon, le copain de Salli).

Le plus intéressant dans ce type d'ouvrage est bien sûr de disséquer la sélection proposée puisqu'elle est présentée comme constituée d'indispensables. En ce qui me concerne (donc plus spécifiquement sur la partie SF) on peut discerner plusieurs influences. La première est celle de l'inclusion de textes aux marges du genre mais qui bénéficient d'une aura de respectabilité littéraire suffisante (Vonnegut, Huxley, Orwell, Vercors, McCarthy) ou d'une ancienneté qui les met à l'abri de toute critique (Shelley, Stoker, Maupassant, London). La deuxième est la présence en masse d'une petite clique d'auteurs français faisant partie d'un petit microcosme branché. Si l'on s'en tient aux stricts chiffres bruts, on découvre par exemple que Beauverger, Day, Dufour, Dumay, Gaborit (avec chacun 2 livres sur 222) sont des auteurs véritablement indispensables (il n'y en a que trois ou quatre -Asimov, Dick, Pratchett- qui le sont encore plus), loin devant des auteurs aussi insignifiants que Silverberg, Van Vogt, Reynolds, Egan ou Baxter qui n'on droit qu'à un seul livre sélectionné chacun.

Mais en fait, l'influence majeure qui a présidé à la constitution de cette liste est bien évidemment la participation financière demandée aux éditeurs dans le plus pur esprit de la grande distribution. Ce système d'achat d'espace (déjà pratiqué dans les catalogues saisonniers) type "marge arrière" montre bien, pour ceux qui en doutait encore, que la FNAC conseille ses livres comme Auchan ses boîtes de conserves, en fonction du fournisseur qui paie le plus. Ceci explique par exemple la très surprenante absence complète de titres A&D (sur quand même 222, je le rappelle) et la surreprésentation de l'ensemble Bragelonne/Milady dont la visibilité est sans commune mesure avec la qualité des productions. Par exemple, un livre comme le Travis (La cité de perle) est un ouvrage parfaitement honnête et même plutôt bon mais il n'y a strictement aucune raison objective autre qu'un désir de promotion pour qu'il figure dans la petite centaine des ouvrages de SF indispensables. On pourrait multiplier à l'envi ce type d'exemple tant cette sélection (particulièrement en Fantasy, mais aussi en SF avec David Gunn) ne repose sur rien d'autre que les stratégies marketing des éditeurs.

Au final un ouvrage simplement pathétique réalisé par des "libraires" dotés d'une "grande expertise" et "passion" (je cite). Heureusement qu'ils restent anonymes (on ne connaît que leurs prénoms et leur FNAC d'attache), parce que, en ce qui me concerne, j'aurais un peu honte d'être associé à un tel ouvrage qui tient plus du prospectus d'hypermarché qui encombre nos boîtes à lettres que de l'ouvrage de référence. Oser participer à la rédaction d'un guide qui conseille comme livre indispensable la novellisation de la BD Le donjon de Naheulbeuk indique bien le niveau de conseil et de compétence que l'on peut attendre de cette enseigne. La seule brillante réussite de cet ouvrage est d'être un possible cas d'école pour montrer que l'on peut faire payer sa publicité non seulement par ses fournisseurs (ça c'est classique) mais aussi par ses clients. Là, je dis "Bravo la FNAC".

Note GHOR : 0 étoile
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19/05/2010
_Monad 2 : Essays on Science Fiction_
Monad 2 : Essays on Science Fiction : Damon KNIGHT (editor) : 1992 : Pulphouse Publishing : ISBN-10 1-56146-432-5 : 100 pages (pas d'index) : coûtait 5 USD pour un TP non illustré, existe aussi en HC à tirage limité (-433-3).

Toujours édité par Pulphouse, cet ouvrage correspond à la deuxième livraison de ce magazine critique à parution irrégulière (c'est d'ailleurs l'avant-dernier). Sous la houlette de Knight, sa ligne éditoriale qui excluait les contributions "des fans, des universitaires et des anecdotalistes" en privilégiant les "véritables" écrivains (sous-entendu de fiction) sera une source d'agacement au sein des commentateurs habituels du genre et peut éventuellement expliquer la courte vie de ce magazine. A noter que cette politique commencera quand même à être infléchie dès ce deuxième opus.

D'une taille légèrement supérieure à celle du premier numéro, celui-ci comporte sept essais et une partie courrier des lecteurs (aussi peu fournie que précédemment avec une seule lettre attaquant le texte de Le Guin du #1). Au sommaire : William F. Wu avec un article sur la manque de personnages asiatiques dans la SF US, Brian W. Aldiss sur les différences entre Fantasy US & GB (la reprise d'une de ses conférences), Gary Westfahl donne dans l'humour avec un articles sur la manie des suites qui commençait à l'époque à pointer son nez au sein du genre, John Barnes répondant au texte de Sterling du numéro précédent, Thomas Perry étudiant Life-line de Heinlein, John Sladek sur ses robots (Roderick & Tik-Tok) et de nouveau Westfahl sur l'étude académique du genre. A noter qu'il n'y a toujours pas d'index ni de bibliographie globale.

D'une façon qui pourrait être assez gênante pour Knight, il semble bien que l'arrivée de nouvelles plumes de "non-écrivains" ait permis une nette amélioration du niveau de cette revue. Westfahl et Perry (les deux à être dans ce cas), livrent en effet des textes parfaitement lisibles (et même assez piquants pour le premier) et qui montrent bien que l'analyse de la SF n'est pas réservée à une certaine catégorie d'acteurs du genre. Comme les textes des "écrivains" sont aussi d'un bon niveau (Wu soulevant un point très intéressant et peu exploité), l'ensemble est nettement meilleur que le premier opus.

Du coup, on assiste de fait à une sorte de convergence entre Monad et les autres revues d'analyse sur le genre (Extrapolation, Foundation, SFS voire Locus) dans lesquelles on va retrouver les mêmes participants et un niveau de qualité similaire (plutôt bon). Ceci est peut-être la deuxième explication à la disparition de cette revue (en plus du fait d'avoir heurté certaines sensibilités). En effet, les numéros publiés n'offriront pas grand chose de plus face à des titres installés depuis longtemps, expliquant peut-être le pourquoi de l'arrêt de la parution dès le troisième numéro.

Note GHOR : 2 étoiles
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05/05/2010
_Monad 1 : Essays on Science Fiction_
Monad 1 : Essays on Science Fiction : Damon KNIGHT (editor) : 1990 : Pulphouse Publishing : ISBN-10 1-56146-430-9 : 91 pages (pas d'index) : coûtait 5 USD pour un TP non illustré, existe aussi en HC à tirage limité (-431-7).

Edité par Pulphouse, une des premières small-presses spécialisées dans la SF à la fin des années 80 (on lui doit une série d'anthologies originales ainsi que de nombreux recueils souvent en tirage limité), cet ouvrage est une sorte de magazine critique à parution irrégulière dont il n'existera que trois numéros. Sous la houlette de Knight, sa ligne éditoriale qui excluait les contributions "des fans, des universitaires et des anecdotalistes" en privilégiant les "véritables" écrivains (sous-entendu de fiction) sera une source d'agacement au sein des commentateurs habituels du genre et peut éventuellement expliquer la courte vie de ce magazine.

Cette première livraison contient cinq textes dont seulement trois sont inédits. Outre un poème de Disch (sur la vie au jour le jour d'un auteur), on y trouve un essai de Le Guin (sur la Fantasy et les dragons, tendance féministe), une courte réminiscence de Aldiss (tirée de Bury my Heart at W. H. Smith), un texte de Sterling sur les simulacres et finalement un essai historique de Knight. Un très court "courrier des lecteurs" (une lettre) clôture un ouvrage qui ne possède pas d'index et dont seul le texte de Sterling propose une bibliographie.

Il est évident qu'en semblant impliquer que seuls les auteurs de SF peuvent parler du genre d'une façon pertinente, Knight n'allait pas se faire que des amis dans le petit monde de la réflexion sur celui-ci, un univers plus peuplé de fans ou de professeurs que d'auteurs qui ont mieux à faire sur le plan économique. Il faut ajouter à cela que le projet manque un peu de ligne directrice comme le montre la présence du poème de Disch qui est pour le moins incongrue, à moins que cela ne soit que du remplissage, faute de textes disponibles.

Comme en plus, les textes proposés sont d'une qualité assez faible et surtout (contrairement aux objectifs de l'éditeur) parfois strictement anecdotiques comme le Aldiss et plus grave le Knight qui est juste une vague promenade dans l'histoire de la SF mêlée à des souvenirs personnels de l'auteur (le tout étant largement aéré pour masquer un net manque de consistance), le résultat final est décevant. En gros, seul un tiers du recueil (Le Guin et Sterling) propose une vraie réflexion sur le genre digne de revues comme Foundation ou Extrapolation, un pourcentage qui n'est guère à l'avantage de Knight particulièrement au vu de son ambitieux manifeste qui ouvre ce recueil ("Only SF writers can criticize it from the inside").

Note GHOR : 1 étoile
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