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24/09/2009

_Deconstructing the starships : Science, fiction and reality_

Deconstructing the starships : Science, fiction and reality : Gwyneth JONES : 1999 : Liverpool University Press (série "Science fiction texts and studies" #16) : ISBN-10 0-85323-793-X : viii + 221 pages (y compris bibliographie et index) : coûtait 12 GBP pour un TP, existe en HC.

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Ce livre est un recueil d'écrits de Gwyneth Jones, auteur britannique et membre important de la communauté académique gravitant autour de la SF.  Ecrivant souvent dans une perspective féministe, Jones est surtout connue pour ses deux séries "Aleutian" et "Bold as love". C'est aussi, sous le pseudonyme de Ann Halam une auteur de juvenile réputée outre-manche avec une vingtaine de romans à son actif.

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Cet ouvrage, paru dans l'importante série de livres sur la SF publié par l'université de Liverpool, rassemble des textes parus entre 1986 et 1997. Il s'agit soit d'articles, soit des transcriptions de discours, soit de longues critiques. Ce recueil est divisé en trois parties principales : 1) "All science is description" (4 textes) qui contient des textes de portée assez générale (SF et féminisme, les loisirs du futur dans le genre, Lewis & Tolkien...); 2) "Science, fiction and reality" (4 textes) commence par évoquer le Cyberpunk puis nous livre un éclairage sur le processus qui l'a conduit à concevoir sa série "Aleutian" qui met en scène des extra-terrestres à la biologie différente de la notre; 3) "The reviews", la partie la plus longue (la moitié du livre) qui propose 12 critiques de textes (de Brin à Stephenson) ou d'oeuvres complètes (de Cherryh à Le Guin) détaillées parues dans Foundation. Une courte bibliographie (2 pages) et un index clôturent l'ouvrage.

Glory season (Bantam 1994).jpg

Le problème avec les ouvrages de ce type est qu'ils manquent généralement d'unité. C'est assez logique vu qu'il s'agit d'une compilation de textes produits pour des occasions différentes et vers des publics eux aussi différents. Le seul lien que l'ont peut trouver à cet ensemble assez disparate est la posture féministe qui baigne l'ensemble avec des dénonciations parfois féroces de certains travers machistes qui perdurent dans la SF (comme dans Snow crash). Il est dommage que cette grille d'analyse nous inflige une nième discussion des habituels textes de Lefanu, Tepper, Charnas ou Le Guin, un domaine où il est hélas difficile d'innover.

Snow crash (Bantam 1993).jpg

Plus intéressants, peut-être parce que plus personnels ou moins prévisibles, sont les articles où Jones nous parle de son métier et des origines de certaines de ses fictions. Ils nous permettent de voir le processus créatif à l'oeuvre et témoignent de la quantité de travail que nécessite un texte de SF un tant soit peu solide. Au final, un recueil d'essais d'une actrice active dans la réflexion sur le genre mais qui souffre de n'être qu'un assemblage de circonstance.

 

Note GHOR : 1 étoile

21/09/2009

_The SEX column and other misprints_

The SEX column and other misprints : David LANGFORD : Cosmos Books : 2005 : ISBN-10 1-930997-78-7 : 240 pages (y compris index) : une quinzaine d'Euros pour un TP (existe aussi en HC), doit pouvoir se trouver sur le site de l'éditeur (www.wildsidebooks.com).

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Ce livre est le recueil d'une partie des chroniques écrites par David Langford pour le magazine SFX. Situé chronologiquement avant Starcombing (http://ghor.hautetfort.com/archive/2009/09/11/bf757695339...), il rassemble les textes parus entre 1995 et début 2005. A noter que, à la différence de ce dernier, il n'y a pas d'autres textes que ceux parus dans le magazine ce qui veut dire qu'il n'y a pas de fiction ni de notes de lecture.

Starcombing.jpg

Je ne m'étendrai pas sur le personnage incontournable qu'est David Langford (voir ma présentation de Starcombing). Je me bornerai à préciser que l'ouvrage contient 133 textes d'une longueur homogène (sauf une demi-douzaine de pièces plus longues qui ont été écrites pour des numéros spéciaux). Le principe de ces courts essais est toujours celui d 'un billet d'humeur qui brocarde avec gentillesse certains acteurs du genre (les principales têtes de turc de Langford étant Hubbard et Benford) et certains de ses travers (clichés éculés, écriture atroce). L'auteur est plus mordant vis-à-vis des monceaux de stupidités convenues que la presse peut écrire sur la SF et ses amateurs.

The silence of the langford.jpg

Je conseillerai de ne pas faire comme moi, à savoir lire ce livre peu après d'autres recueils de billets de Langford. En effet, cette lecture concentrée est assez impitoyable pour une rubrique régulière prévue pour être lue (et donc oubliée) d'un mois sur l'autre. On se rend alors beaucoup plus facilement compte des répétitions (des anecdotes sont reprises plusieurs fois à l'identique), des tics d'écriture et du côté un peu "fabriqué" de l'ensemble. A lire donc par petits bouts pour profiter sans retenue de l'humour et des connaissances encyclopédiques de l'auteur et partager sa passion pour le genre.

 

Note GHOR : 1 étoile

11/09/2009

_Starcombing : Columns, essays, reviews and more_

Starcombing : Columns, essays, reviews and more : David LANGFORD : Cosmos Books : 2009 : ISBN-13 978-0-8095-7348-6 : 233 pages (y compris index) : TP disponible en neuf pour une dizaine d'Euros (existe aussi en HC).

Starcombing.jpg

Comme son long sous-titre l'indique bien, cet ouvrage est un recueil des nombreux textes de Langford. Il rassemble ceux parus entre 2000 et 2004 pour les non inclus dans Up through an empty house of stars et la quasi intégralité de sa production de 2005 à 2009. Pour ceux qui ne connaissent pas Langford, c'est une des figures essentielles du fandom britannique, une légende vivante aux presque 30 Hugos (il me semble qu'il en a eu autant que Locus), un homme extrêmement sympathique et plein d'humour (pour l'avoir un peu rencontré lors des Worldcons), le créateur du fanzine mensuel Ansible (www.ansible.co.uk/) et un puits de science en matière de SF (il est d'ailleurs impliqué sur le projet de la troisième version de la SF encyclopedia voir http://sfe3.org/).

Up through an empty house of stars.jpg

Ce recueil rassemble donc une masse assez diverse de textes dont la majorité est constitué par les courts (au maximum deux pages) billets de Langford dans le magazine SFX (une première sélection antérieure se trouve dans The SEX columns). Ces billets sont des pièces d'humeur généralement plutôt amusantes (sauf quelques moments d'émotion pour certains décès) sur une grande variété de sujets. Outre quelques critiques d'ouvrages (tirées essentielement de Foundation) de MacLeod (Learning the world), Wright (Null-A Continuum) ou McDonald (Cyberabad Days), on y trouve aussi quatre fictions (des short-shorts parues dans Nature) comme c'est l'usage dans les livres de l'auteur, ainsi que diverses pièces plus longues (préfaces, articles sur Harry Potter ou Sladek).

Learning the world (Orbit 2005).jpg

Malgré quelques moments d'émotion, cet ouvrage est plutôt d'une lecture légère. Les piques de Langford contre la vision caricaturale qu'ont du genre les commentateurs extérieurs à celui-ci sont toujours réjouissantes même si elles peuvent faire grincer des dents l'amateur. Cette impression de légèreté est aussi générée par la courte taille des textes ce qui, hormis quelques cas, ne laisse guère à l'auteur la place physique de déployer un discours sur le genre. Dans le même esprit, les fictions sont des textes à chute, des sortes de mises en bouche qui peuvent parfois faire regretter que Langford aie si peu écrit sur des formats plus longs.

The space eater (Baen 1987).jpg

Au final, un livre qui permet de retrouver une voix sympathique et érudite pour ceux qui (comme moi) ne lisent pas SFX. A déguster par petites bouchées pour éviter les quelques redites et savourer l'ensemble.

 

Note GHOR : 1 étoile

09/09/2009

_Critique de la science-fiction_

Critique de la science-fiction : Jacques GOIMARD : 2002 : Pocket (collection "Agora" #249) : ISBN-10 2-266-11854-4 : 670 pages (y compris deux index) : une dizaine d'Euros pour un poche épais.

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Cet ouvrage est un recueil (partiel) des textes de Jacques Goimard sur la SF (à noter qu'il existe d'autres volumes consacrés aux autres composantes des "transfictions de l'imaginaire" qui rassemblent ses écrits sur ces genres cousins). L'auteur est l'un des grands noms de la SF en France sous de multiples casquettes : essayiste, critique, écrivain, anthologiste et principalement comme directeur de la collection SF de (Presses) Pocket.

Ce monde est notre (PP 1977).jpg

Ce recueil ne contient donc aucun inédit et rassemble des textes publiés sur une période de quarante ans (1961-2001). Il est organisé en trois grandes parties d'inégale longueur : 1) "Vue générale" qui, comme son nom l'indique, survole le genre à la fois sous l'angle historique, thématique ou sociologique; 2) "Historique" qui, comme son nom ne l'indique pas, est une suite d'articles sur des auteurs précis (de Heinlein à Jeury); 3) "Les images", la partie la plus courte qui est principalement constituée d'une longue étude sur 2001. Les essais rassemblés sont extrêmement variables dans leur taille (de deux à quatre-vingts pages). Ils sont tirés d'une grande diversité de sources (revues, revues de SF, encyclopédies, plaquettes, anthologies, omnibus, recueils de nouvelles) mais sont dans l'ensemble des préfaces ou des introductions plus que des oeuvres autonomes. L'ouvrage se termine par deux index, l'un pour les noms propres et l'autre thématique.

Oméga (PP 1977).jpg

M'étant précipité sur ce livre lors de sa sortie, il m'avait alors passablement énervé. Passons d'abord sur la typique habitude des responsables éditoriaux français de se publier dans leurs propres collections (de Klein à Ruaud en passant par Sadoul ou d'habiles utilisateurs de pseudonymes), une pratique qui ne peut que induire des doutes (parfois injustifiés) quand aux qualités réelles des oeuvres ainsi publiées. Ce qui m'avait fortement déplu était l'absence totale d'inédits ou au moins de choses importantes un peu difficiles d'accès. Même si c'est clairement énoncé sur la quatrième de couverture et repris d'une façon détaillée dans une page spécifique, j'ai eu le sentiment de repayer pour des choses que j'avais déjà achetées. En effet, le gros du livre est constitué des préfaces de Goimard à des omnibus et autres livres d'or, textes pour lesquels j'avais déjà payé. En fait les textes que je connaissais pas étaient les rares parutions hors des organes du genre, c'est à dire les textes les plus courts et les moins intéressants (peut-être parce que destinés à un public néophyte).

Le livre d'or de Fritz Leiber (PP 1982).jpg

Outre cet aspect économique, je n'ai pas été convaincu par la prose de Goimard. C'est parfois assez fielleux vis à vis de certains de ses confrères (Sadoul est particulièrement visé) ou des amateurs du genre qui lui on quand même permis de manger pendant un moment. Même si c'est souvent érudit et détaillé (l'article sur Dick est profond et solidement étayé) l'auteur utilise parfois des méthodes fort approximatives et tombe dans l'énoncé de généralités absolument pas démontrées, comme dans l'article sur le lectorat de la SF où il commence par dire qu'il n'existe pas de données fiables mais où il nous livre quand même sa propre vision des choses.

Tu seras un autre (PP 1987).jpg

Au final un ouvrage largement ramasse-miettes et qui, de part sa construction, ne peut présenter une réflexion globale sur le genre. Manquant singulièrement d'une vision unificatrice, c'est au mieux une sorte de "Best-of" de Goimard à réserver à ceux qui n'ont pas les morceaux originaux.

 

Note GHOR : 1 étoile

07/09/2009

_Fifty key figures in science fiction_

Fifty key figures in science fiction : Mark BOULD & Andrew M. BUTLER & Adam ROBERTS & Sherryl VINT : Routledge (série "Key Guides") : 2009 (on notera un copyright donnant 2010 !) : ISBN-13 978-0-415-43950-3 : xxiv + 288 pages (y compris index) : une vingtaine d'Euros pour un TP (existe aussi en HC et en e-book).

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Faisant partie d'une série de guides d'un format similaire publiés par Routledge, cet ouvrage est donc le résultat des cogitations des éditeurs quand aux cinquante personnages clés de la science fiction. Les éditeurs font partie du sérail universitaire du Commonwealth (Vint enseigne au Canada, les autres en Grande-Bretagne)  et ils sont d'ailleurs entourés de la fine fleur des "SF Studies" britanniques. On retrouve en effet au sommaire les noms des auteurs habituels (Attebery, Parrinder,Westfahl...) de ce petit monde.

Decoding gender in science fiction.jpg

Dans la pratique, chacun de ces acteurs clés du genre (49 réels et un personnage de fiction : Le Docteur) est présenté dans un essai d'une demi-douzaine de pages suivi d'une courte (quelques lignes au plus) bibliographie secondaire. En matière de répartition, on relèvera que sur ces cinquante personnes, 35 sont des écrivains (de Asimov à Wolfe) ou des acteurs de la SF littéraire (Gernsback, Suvin) le reste étant essentiellement consacré à des artistes du domaine audio-visuel (cinéma ou télévision, de Gerry Anderson à Spielberg). A ces catégories s'ajoutent un ou deux sociologues (Baudrillard, Haraway), deux auteurs de comics (Lee & Moore) et notre héros de fiction. L'ouvrage se termine par un index particulièrement détaillé.

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En ce qui concerne les entrées individuelles on a, comme d'habitue avec ces ouvrages mêlant de multiples voix, une grande hétérogénéité. En effet, même si ce sont des spécialistes de tel ou tel écrivain (Luckhurst sur Ballard, Rieder sur Robinson ou Westfahl sur Gernsback), certains auteurs ont un peu de mal à se plier au format de l'exercice. Cela donne un format et un ton de chaque texte assez différents, allant de l'analyse thématique (Roberts sur l'enfermement chez Herbert), la mise en perspective historique (Westfahl sur Gernsback), la biographie (Roberts sur Hubbard) à la simple liste commentée d'oeuvres (Murphy sur Egan). A cela s'ajoute le fait que certains s'en sortent plus ou moins bien ou que d'autres s'amusent à évoquer des livres même pas encore écrits (Burling sur Miéville). Ces quelques critiques ne doivent pas masquer le fait que l'ensemble est, d'une façon logique, généralement d'un excellent niveau.

Incandescence (Night Shade 2008).jpg

Mon problème avec cet ouvrage est exactement le même que celui que j'ai eu avec The science fiction handbook, un autre titre récent et d'une provenance éditoriale assez similaire (voir http://ghor.hautetfort.com/archive/2009/08/04/22d9917f66b...).

Pour commencer, je rappelle le projet du livre "... a collection of engaging essays on some of the most significant figures who have shaped and defined the genre." (4ème de couverture). Il se place donc dans une optique affichée de sélection par l'importance pour le genre et son histoire et non de "qualité" ou de représentativité. A mon grand regret, j'estime que cet ouvrage offre une vision complètement biaisée du genre. La question de savoir pourquoi est à poser aux éditeurs même si la présence d'arrière-pensées visant encore et toujours à présenter un visage respectable du genre dans les cercles académiques où ils se meuvent est à peu près évidente.

The science fiction handbook.jpg

Un premier élément éclairant cette volonté de "toiletter" la SF est l'inclusion d'entrées comme celles consacrées à Baudrillard, Haraway voire celle sur Jones. Le premier est certainement un philosophe remarquable, la seconde est une figure à la mode dans les milieux post-modernistes/féministes/socialistes et la troisième est centrale dans la critique SF féministe britannique. Ce sont des théoriciens respectés dont le discours se situe à posteriori mais leur influence directe sur le genre est certainement très faible. Par contre, il sont clairement des cautions de valeur dans le monde académique ("Oui, mais la SF ce n'est pas que des calmars dans l'espace, la preuve, même Baudrillard en parle."). On peut mettre dans le même sac l'article sur Hubbard qui fait plus "reniement des péchés de jeunesse" qu'autre chose, à tel point que Roberts est un peu à la peine pour justifier de son inclusion.

The invaders plan (New Era).jpg

Quand on se concentre sur les écrivains de SF qui sont donc des personnages clés du genre, on assiste à un autre type de travestissement de la vérité. Dire que dans les trente-cinq écrivains les plus importants (pas les meilleurs, ni les plus prometteurs) se trouvent des gens comme Brackett, Capek, Hopkinson, Mièville ou Tepper, c'est juste vouloir donner une image de la SF qui montre combien c'est un genre génial, ouvert  à toutes les minorités (homosexuels, femmes, afro-américains ou encore mieux une combinaison de ces facteurs), post-colonialiste, post-moderniste, féministe, écologique, branché, cultivé... En un mot, parfaitement digne d'intérêt, fréquentable et générateur de bourses de recherche. Je dois avouer que le pompon est atteint par l'essai sur Hopkinson qui, comme elle n'a écrit que deux romans de SF, se trouve forcé de basculer à mi-chemin dans la discussion de textes (The salt roads ou The new moon's arms) qui n'ont strictement aucun rapport avec la science fiction. Cela fait un peu désordre pour quelqu'un faisant partie de la trentaine de personnes clés du genre.

People of the talisman (Ace Double M-101 1964).jpg

A contrario, les exclus sont révélateurs de cette orientation normalisatrice si spécieuse. Le simple fait de ne pas consacrer une entrée à Campbell dans un tel ouvrage est tout simplement indéfendable et ne mérite pas plus de commentaires de ma part. Pour les autres absents, il y a toujours matière à discussion, mais sachez que les personnes suivantes ne sont pas considérées comme ayant eu suffisamment d'influence sur le genre : Aldiss, Blish, Farmer, Gold, Leiber, Pohl, Silverberg, Sturgeon, Vance, Van Vogt... (pour une liste plus réaliste, voir Sabella : Who shaped science fiction ?). 

Who shaped science fiction.jpg

Au final, un livre qui montre bien que l'on ne peut pas (re)faire l'histoire du genre en appliquant la méthode des quotas, une tentation souvent grande dans le monde universitaire. A ce titre la convergence de ce livre et celui de Booker et Thomas est sidérante et les diverses statistiques que l'on peut faire sur les auteurs retenus en matière de sexe, de race ou de nationalité sont assez amusantes. Cette tentative de glisser sous le tapis les "embarassements" de la SF (comme le dirait Disch) n'est pas une pratique très efficace ni très juste. La SF a suffisamment de vraies qualités pour qu'il ne soit pas nécessaire de lui inventer une généalogie acceptable ou de la faire passer pour autre chose. Ce manque d'honnêteté est à mon sens regrettable et décrédibilise totalement un ouvrage qui, sur le fond, est pourtant de qualité.

 

Note GHOR : 2 étoiles (et encore)