06/07/2010
_Periodic stars_
Periodic stars : An overview of science fiction literature in the 1980s and '90s : Tom EASTON : Borgo Press (série "I. O. Evans Studies" #24) : 1997 : ISBN-10 0-8095-1202-5 : 264 pages (y compris index) : coûtait 27 USD à l'époque pour un TP non illustré qui existe aussi en HC (-0202-X), parfois trouvable d'occase mais assez peu fréquent comme la plupart des ouvrages de cette série.

Chronologiquement antérieur à Off the main sequence du même auteur, cet ouvrage est un recueil (partiel) des critiques d'ouvrages de SF faite par Tom Easton pour le magazine Analog entre 1980 et 1990. Pour mémoire, Easton est lui même un auteur que l'on pourrait voir comme étant estampillé Analog donc créant une SF plutôt orientée "technique" et d'idéologie libérale et dont l'oeuvre principale est la pentalogie "Organic future" (en livre chez Ace dans les années 90) dont certaines parties ont été justement publiées en serial dans ce magazine.

Cet ouvrage rassemble donc 250 critiques concernant seulement 72 auteurs puisque le choix de Easton pour ce volume est de se concentrer sur les auteurs les plus productifs (ceux dont il a au moins chroniqué trois titres). Après une préface et une introduction, ce recueil rassemble donc 250 notes de lectures d'à peu près une page chacune (le format habituel dans les magazines de SF). Allant de Agviq (Michael Armstrong) à The urth of the new sun (Gene Wolfe), elles sont organisées par ordre alphabétique d'auteur et chronologiquement ensuite. Après avoir donné les éléments bibliographiques de l'édition évoquée, elles suivent un même schéma avec une courte présentation de l'auteur, un résumé de l'intrigue (c'est la partie majoritaire) et un avis final. En fin d'ouvrage, deux index (par auteur et par titre) permettent de naviguer dans celui-ci.

L'ensemble est plus à utiliser comme un guide de lecture que comme le témoin de l'élaboration d'une théorie de la SF (comme peuvent l'être des ouvrages sur un principe similaire par Clute ou Wolfe). Easton se concentre sur l'indication des péripéties de l'intrigue et ne pose que rarement de jugement tranchés et est globalement plutôt laudatif. C'est donc de la critique-information et non de la critique-démolition.

Tout cela se lit par petites doses d'une façon assez agréable et permet d'avoir un premier avis sur un livre dont on envisage l'achat, et c'est justement sûrement comme cela que Easton a conçu son travail. Un autre intérêt de ce livre, certainement non prévu, est de nous permettre de toucher du doigt les évolutions du genre et le passage des modes ou des auteurs. Il est assez étonnant de voir que par exemple, pas moins de quatre chroniques sont consacrées à Barry B. Longyear ou même cinq à Jeffrey A. Carver (ce qui indique bien leur importance à l'époque) alors que ce sont des écrivains qui sont presque complètement oubliés de nos jours. Une pensée à méditer.

Note GHOR : 2 étoiles
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05/07/2010
_The pattern of expectation 1644-2001_
The pattern of expectation 1644-2001 : I. F. CLARKE : 1979 : Jonathan Cape : ISBN-10 0-224-01471-4 : xi+344 pages (y compris index) : coûtait 7.50 GBP pour un HC avec jaquette non illustré.

Cet ouvrage est un peu à la marge de ceux qui sont évoqués dans cet espace d'où la brièveté de cet avis. Ecrit par I. F. Clarke, un universitaire reconnu par son immense travail sur la proto-SF et particulièrement le sous-genre des guerres futures (son oeuvre maîtresse étant Voices prophesying war 1763-1984), ce livre se veut une étude de l'émergence de l'idée de prédiction (ou de futurologie) et du fait que l'on peut discuter du futur avant qu'il ne se produise. Débutant par l'utopie puis les conflits imaginaires et les dystopies, ce mode de pensée donnera naissance (sous une forme commerciale) à la science-fiction. Ce découpage est d'ailleurs utilisé par Clarke pour structurer son essai qui s'articule en trois parties plus ou moins chronologiques. Plusieurs pages de photographies N&B (en quatre cahiers) et un index (peu pratique) complètent l'ouvrage.

Fruit d'un gros travail et d'une grande maîtrise du sujet ce livre brosse une sorte d'histoire "périphérique" de la science-fiction (avant sa naissance et en parallèle à son développement aux USA) et s'appuie sur des textes importants mais relativement peu connus (et peu lus) comme Edison's conquest of Mars ou The world set free. C'est malgré tout presque plus une étude sociologique (ou socio-historique) qu'un ouvrage de référence sur le genre.

Note GHOR : 1 étoile
07:29 | 07:29 | Ouvrages thématiques | Ouvrages thématiques | Lien permanent | Lien permanent | Commentaires (0) | Commentaires (0) | Tags : anglais, 1 étoile | Tags : anglais, 1 étoile
01/07/2010
_Parietal games : Critical writings by and on M. John Harrison_
Parietal games : Critical writings by and on M. John Harrison : Mark BOULD & Michelle REID : 2005 : The Science Fiction Foundation (série "Foundation studies in SF" #5) : ISBN-10 0-903007-05-3 : 357 pages (y compris index et bibliographies) : coûtait 20 GBP pour un TP non illustré qui semble disponible en neuf (soldé), existe aussi en HC (-04-5).

M. John Harrison est un auteur qui bénéficie d'une certaine réputation au sein d'un petit cercle de connaisseurs mais qui est relativement peu connu même de la plupart des amateurs de SF. Précurseur du NSO avec The centauri device, il a gagné en notoriété avec Light (et sa suite Nova swing) tout en étant finalement surtout apprécié pour sa série de Fantasy "Vancéenne" située dans la cité de Viriconium. Paru sous l'égide de la SF Foundation britannique, cet ouvrage est un hybride qui rassemble à la fois les écrits critiques de Harrison et des écrits sur Harrison.

Après deux introductions, ce recueil aligne donc dans sa première partie (la plus longue avec les deux tiers du livre) les diverses critiques écrites par Harrison pour divers magazines sur une période allant de 1968 à 2004. Il y a en tout 86 articles de taille variable (de moins d'une à trois ou quatre pages) classés par lieu de parution (Speculation, New Worlds, The Guardian, etc.) et par ordre chronologique. Les ouvrages analysés par Harrison sont le plus souvent de la SF (surtout au début) mais pas d'une façon exclusive. Dans la seconde partie on trouve huit essais (y compris une interview) autour de l'auteur ou de ses oeuvres par les habituelles plumes de la SFF (Clute, Mendlesohn, Bould) dont il est difficile de déterminer s'ils sont inédits. Finalement on dispose d'une bibliographie (primaire et secondaire) et d'un index.

L'intérêt des deux parties est assez inégal. La première (les textes critiques de Harrison) est à mon avis un peu trop datée pour être intéressante puisque la partie SF est largement la plus ancienne, les articles les plus récents étant plutôt consacrés au mainstream. La seconde souffre d'une grande hétérogénéité car mélangeant des analyses de fond (Latham sur Harrison et la New Wave) plutôt fouillées et de simples notules de lecture (Clute, Mendlesohn) ou des choses périphériques (sur un roman d'alpinisme).

Au final un ensemble dont la pertinence est assez moyenne tant dans les sujets abordés que dans l'actualité de ces derniers. On a parfois l'impression d'un volume que se veut être un hommage (comme celui sur MacLeod qui le précède dans la collection) mais qui, par manque de matériau de qualité, se trouve réduit à être un assemblage de bric et de broc de tout ce qui a pu être trouvé sur l'auteur (ou par l'auteur). On pourrait penser que, malgré un production assez faible, Harrison aurait mérité mieux.

Note GHOR : 1 étoile
07:42 | 07:42 | Etudes mono-auteur, Recueils de critiques | Etudes mono-auteur, Recueils de critiques | Lien permanent | Lien permanent | Commentaires (0) | Commentaires (0) | Tags : anglais, 1 étoile, m. john harrison | Tags : anglais, 1 étoile, m. john harrison
28/06/2010
_The pale shadow of science : Recent essays_
The pale shadow of science : Recent essays : Brian W. ALDISS : 1985 : Serconia Press : pas d'ISBN : 128 pages (pas d'index) : pas de prix connu pour ce HC avec jaquette.

Publié en conjonction avec la convention Norewescon 8 (sise à Seattle), cet ouvrage est l'un des nombreux recueils d'essais de Brain Aldiss. Outre son importante production de fiction, cet écrivain mène en effet une volumineuse réflexion sur le genre qui se trouve régulièrement rassemblée en volume parus chez divers éditeurs (This world and nearer ones, The detached retina, The lurid glare of the comet,etc.), volumes qui se recoupent parfois. A noter que ce titre a été nominé au Hugo 1986 de la non fiction.

Ce bref recueil rassemble donc douze essais généralement assez courts (une petite dizaine de pages). Il s'agit de textes récents (cf. le sous-titre) parus entre 1981 et 1984 dans des magazines, comme introductions à des romans ou sont des transcriptions de discours. On remarquera la présence d'un article inédit (sur la conception de sa trilogie Helliconia). L'ouvrage se divise en trois parties, une première plutôt autobiographique (sa jeunesse, ses années de guerre), une deuxième consacrée à des écrivains précis (Shelley, Blish, Harrison, Dick, Stapledon et Orwell) et enfin une dernière abordant des thématiques plus générales (la science dans la SF, les fondateurs du genre). Ce volume n'offre ni index ni bibliographie.

On retrouve dans cet ouvrage l'habituelle verve de l'auteur et sa grande connaissance du genre ce qui est toujours un atout. On y retrouve aussi les mêmes références aux mêmes auteurs (Stapledon, Shelley) et les mêmes positions quand à l'histoire du genre et à ses origines (la fameuse théorie développée dans Billion/Trillion year spree qui intronise Mary Shelley comme "mère" de la SF). Il est dommage que tout cela sente un peu le réchauffé et que les réfutations des théories concurrentes soient remarquablement tautologiques et d'une vacuité impressionnante : je cite "The argument that sf began with Gernsback hardly needs refuting anymore, and I will detain no one with the obvious counter-arguments.", ce qui est objectivement un beau refus de toute discussion.

Hormis la partie strictement biographique (qui n'est d'ailleurs pas fondamentalement originale), c'est au total un recueil d'essais dont l'intérêt est quand même assez limité. Il s'agit là plus d'un hommage à Aldiss rapidement concocté que d'un ensemble de textes destinés à faire date dans l'étude du genre. C'est un peu dommage.

Note GHOR : 1 étoile
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25/06/2010
_Over my shoulder : Reflections on a science fiction era_
Over my shoulder : Reflections on a science fiction era : Lloyd Arthur ESHBACH : 1983 : Oswald Train : pas d'ISBN : 416 pages (y compris index) : coûtait 17 USD pour un HC avec jaquette illustré de photographies en N&B.

Cet ouvrage est une sorte d'hybride assez peu fréquent. En effet, il s'agit du mélange d'une autobiographie, d'un livre d'anecdotes et d'une bibliographie de certaines small press. Eshbach était (il est décédé en 2003) probablement un des seuls acteurs du genre a pouvoir l'écrire. Fan de la première heure (il fait partie du "First Fandom"), écrivain de SF, editor du premier ouvrage sur l'écriture du genre (Of worlds beyond), on se souviendra surtout de lui comme le fondateur de Fantasy Press (et plus tard de Polaris Press), une des premières maisons d'édition amateur à fournir sous forme durable les textes attendus par les fans.

Après une introduction de Budrys, le livre aligne une quinzaine de chapitres de longueur variable. Entremêlé avec le récit de sa vie, l'auteur évoque successivement les principaux éditeurs amateurs de l'immédiate après-guerre. On y croise des maisons aussi légendaires que (bien sûr) Fantasy Press, mais aussi Arkham House, Gnome ou Shasta. On y rencontre aussi de nombreux professionnels comme Bradbury ou E. E. Smith. Le volumineux dernier chapitre (50 pages) est une bibliographie sommaire (année de parution et nombre d'exemplaires) des livres produits par les small press couvertes par Eshbach. Un index clôture le livre. A noter la présence d'un cahier central de 16 pages de photos en N&B.

C'est un ouvrage sans prétention qui semble bien restituer l'ambiance qui régnait dans ce milieu de gens à la fois passionnés (et il en fallait pour publier en HC des textes de science fiction) mais aussi parfois tellement attirés par l'appât du gain qu'ils en perdaient toute mesure. Il s'agit donc, outre l'aspect anecdotique de certaines scènes, d'un document historique (comme les livres de Warner) sur le fandom à ses débuts et sur la (première) transformation des conditions de publication du genre (des pulps aux HC).

Bien sûr, on ne trouvera pas dans cet ouvrage une approche historiographique rigoureuse (certaines des affirmations de Eshbach contenues dans ce livre ont d'ailleurs été contestées par la suite) puisqu'il est résolument personnel. De la même façon, il ne s'agit là pas d'un outil bibliographique sur un domaine (les small press des années 40-50) assez obscur et aux enjeux financiers importants (en tout cas pour les collectionneurs). C'est finalement un peu dommage que ce livre, physiquement très bien fait, reste dans le superficiel.

Note GHOR : 1 étoile
07:31 | 07:31 | Biographies & autobiographies | Biographies & autobiographies | Lien permanent | Lien permanent | Commentaires (0) | Commentaires (0) | Tags : anglais, eshbach, 1 étoile | Tags : anglais, eshbach, 1 étoile