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18/12/2008

_BP 300 : An annotated bibliography of the first 300 publications of the Borgo press, 1975-1998_

BP 300 : An annotated bibliography of the first 300 publications of the borgo press, 1975-1998: Robert REGINALD & Mary A BURGESS : Borgo Press : 2007 (seconde édition la première datant de 2004-5) : ISBN 0-8075-1206-8 : 244 pages (index structurel) : une quinzaine d'Euros pour un TP.

BP 300.jpg


Cet ouvrage (qui est une mise à jour d'un précédent opus appellé BP 250) est un listing des publications Borgo Press et des publications distribuées ou reprises par cette maison (aujourd'hui reprise elle-même par Wildside Press suite à l'arrêt de son fondateur pour cause de problèmes de santé).

Ce livre est intéressant pour l'amateur de SF de part le fait qu'une bonne partie de la production Borgo est constituée d'ouvrages sur la SF : essais, études mono-auteurs (dont certains sortis initialement par Starmont, puis repris par Borgo) ou bibliographies.

Reginald's SF & F awards.jpg   Philip Jose Farmer.jpg  The work of George Zebrowski.jpg

Il liste donc tous les titres sortis par l'éditeur en en donnant tous les détails bibliographiques (caractéristiques, sommaire) et en indiquant d'une façon succincte l'objet des ouvrages.

C'est donc une aide qui peut être précieuse pour un amateur désirant se faire une "liste de courses" sur un auteur ou un thème, en permettant de savoir ce qui existe et en facilitant les recherches auprès des librairies.

C'est aussi un ouvrage intellectuellement amusant parce que faisant partie d'une nouvelle "race" d'ouvrages de référence, à savoir l'ouvrage de référence ne traitant que d'ouvrages de référence (bibliographie secondaire) comme le Spehner, le Justice, le Burgess & Bartle ou le Briney & Wood. On peut même penser qu'il sera bientôt possible de faire un ouvrage de troisème niveau qui serait une bibliographie des ouvrages bibliographiques listant les bibliographies.

SF bibliographies.jpg

Un fois cette paranthèse refermée, ce livre, s'il est visiblement exempt d'erreurs, ne peut qu'être destiné à une population limitée, l'absence de tout texte le rendant assez aride et d'un usage strictement ponctuel.

Note GHOR : 1 étoile

16/12/2008

_Off the main sequence_

Off the main sequence: Tom EASTON : Borgo Press : 2006 : ISBN 0-8095-1205-X : Trade Paperback : 350 pages (y compris index) : une quinzaine d'Euros en neuf port compris.

Off the main sequence.jpg

Ce livre est un receuil des critiques de par Tom Easton (auteur de SF plutôt technophile, particulièrement connu pour sa série 'Organic future') parues dans ANALOG entre 1988 & 2004. C'est une sorte de volume compagnon à Periodic stars qui traitait les oeuvres d'auteurs 'récurrents' (lire connus) d'où son titre.

Periodic stars.jpg

Pour ce nouvel opus, Easton a choisi d'extraire de ses chroniques mensuelles dans ANALOG, tout ce qui est un peu atypique (d'où le titre en forme de clin d'oeil). Il s'agit plus de notules à vocation informatives que de véritables critiques structurées, la longueur de chacune étant au grand maximum d'une page, avec un minimum d'une dizaine de lignes.

Sont donc traités :
- les ouvrages de fiction parus dans des small presses (NESFA, Meisha Merlin, Tachyon...), qu'ils soient des romans, des anthologies ou des
recueils. Le tout tient sur une centaine de pages.
- les ouvrages de poésie (10 pages).
- les magazines à faible diffusion ou parution irrégulière (Pulphouse, On Spec...) sur moins de dix pages.
- les ouvrages sur l'écriture (moins de 10 pages).
- les ouvrages de référence en trois sections (histoire, critiques, autobio & biographies) sur cinquante pages.
- les ouvrages de vulgarisation scientifique (70 pages).
- les publications numériques (40 pages).

Les informations relatives à chaque titre (éditeur, ISBN, pagination) sont bien entendu données par l'auteur, ce qui permet soit de localiser un ouvrage, soit de l'acheter.

Tower of the gods (Ace 1993).jpg

Au vu de la laconicité de ces notules et de la faible diffusion des ouvrages considérés, il est exclu d'utiliser cet ouvrage pour se forger autre chose qu'une simple première opinion sur les titres discutés. Easton est d'ailleurs dans un registre purement informatif, ne se laissant aller à des appréciations tranchées que très rarement.

Ce livre sera donc le plus utile dans un rôle de catalogue ou de guide d'achat, permettant de recenser et trouver des titres peu fréquents ou d'avoir une idée du contenu d'un ouvrage peu connu rencontré au cours d'une recherche.

Un deuxième usage, assez limité, sera de pouvoir juger de la réception initiale faite à tel ou tel auteur devenu célèbre, particulièrement s'il a été publié tout d'abord dans des éditions confidentielles. Le cas d'Allen Steele est à cet égard typique, puisque l'on peut assister en filigrane à sa découverte et à sa maturation au travers des notules d'Easton. En effet, avant de devenir la vedette qu'il est, ses premiers livres ont été édités par des small presses (Rude astronauts ou All-american alien boysont sortis chez Old Earth Books et d'autres chez Meisha Merlin avant d'être repris par Ace).

Sex and violence in zero-g (Meisha Merlin 1999).jpg

Un ouvrage dont l'intérêt est nettement limité, malgré ses qualités intrinsèques.

Note GHOR : 1 étoile

11/12/2008

_Where no man has gone before : Women and science fiction_

Where no man has gone before : Women and science fiction: Lucie ARMITT (éditirice) : Routledge : 1991 : ISBN 0-415-04448-0 : 234 pages (y compris index + bibliographie) : une dizaine d'euros en occase pour un TP.

Where no man has gone before.jpg

Ce livre est un recueil de 13 essais (inédits lors de la parution du livres, puis parfois repris pour certains, IIRC) explorant les rapports entre la SF (ou la fantasy) et les femmes, à la fois quand elles sont actrices (auteures), sources de réflexion ou sujets (personnages).

Il est divisé en trois grandes parties :

- Quatre essais sur des auteures traitées individuellement, à savoir Haldane (pour Man's world), Burdekin (pour son étonnante dystopie nazie écrite en 1931 : Swastika night), C. L. Moore, Le Guin & Lessing (les deux dernières étant des passages obligées pour ce type d'ouvrage à orientation féministe).

- Cinq essais sur l'image de la femme dans la SF, tant écrite que cinématographique (deux essais dont un sur Starman et Blade runner qui est assez féroce dans sa critique plutôt pertinente d'un film culte qui peut se lire comme éminemment patriarcal).

- Quatre essais qui analysent le genre et/ou ses lecteurs (juveniles, fantasy Arthurienne...).

Swastika night (L&W 1985).jpg

 
Les diverses contributrices (100% féminines) sont les "usual suspects" de ce type d'exercice (l'essai) pratiqué dans ce contexte idéologique (une approche féministe) : Tuttle, Lefanu, Jones, Saxton.

Que dire de cet ouvrage ?

Tout d'abord, il s'inscrit dans une lignée importante d'ouvrages du même type, visant (pour les pires) à annexer la SF comme auxilliaire d'un féminisme militant ou à la dénoncer comme outil d'oppression à la solde du patriarcat ou (pour les meilleurs) à montrer que le genre SF est/a été un espace d'expression pertinent pour faire avancer les choses ou pour mener une réflexion sur les rapports entre les sexes.

Ce livre emprunte une voie médiane, en ce sens qu'il ne peut s'empêcher de reprendre pour partie des arguments et un vocabulaire devenus caricaturaux (les éternelles théories sur homme=soleil=bien, femme=lune=mal) ou de sombrer dans les lieux communs sur la SF. Clichés dont la partielle fausseté (les fameuses femmes écrivains forcées de prendre des pseudos féminins pour cacher leur sexe) a été démontrée dans des ouvrages sérieux. Pour rester bien dans la ligne, nous avons droit aux traditionnels et inévitables couplets laudatifs sur Le Guin, Russ ou Bradley (qui joue parfois dans les deux camps) et aux railleries non moins obligées sur les 'traîtresses à la cause" comme McCaffrey.

Une fois ces tics (surtout agaçants par leur prévisibilité) mis de côté, cet ouvrage offre malgré tout un certain nombre de discussions solides :
l'étude de Gamble sur C. L. Moore et les symboliques sexuelles est bien faite et convaincante;  le décryptage des stéréotypes féminins dans Blade runner ou dans Rite of passageest exécuté avec calme et précision, ce qui rend la démonstration assez percutante; le texte de Jones sur les juvéniles est intéressant et la démonstration par Moody de la logique de l'usage d'un cadre "Arthurien" pour des textes à visées féministes est parfaitement claire.

Rite de passage (OPTA 1973).jpg

Dans ce cadre, le texte final de Saxton est une note dissonante et une faute de goût, puisque l'ouvrage se termine par une diatribe de cet auteure qui dit en gros que l'on a mis ses textes dans la SF à tort (la fameuse "défense Atwood" avant l'heure) et que maintenant elle a décidé de se libérer de ce carcan et de quitter ce genre de médiocres. Elle va donc se mettre enfin à écrire la littérature (avec un grand L) qu'elle veut (mais sous un pseudo, comme quoi les réalités du marché s'imposent même aux idéalistes). Cette position courageuse et intègre honore sûrement son auteure mais ressemble fort à un crachat final dans une soupe (généralement) défendue par ses collègues et pourrait être perçue comme un manque de respect pour le cochon (machiste ou autre) de payant.

En conclusion, il s'agit d'un livre qui présente de bons passages, mais reste handicapé par son hétérogénéité marquée (normale pour un recueil d'essais de différentes mains) et un certain manque d'originalité (pour qui pratique ce genre d'ouvrage).

Note GHOR : entre 1 et 2 étoiles suivant la familiarité du lecteur avec le discours féministe sur la SF

10/12/2008

_The seven beauties of science fiction_

The seven beauties of science fiction  : Istvan CSICSERY-RONAY Jr. : Wesleyan University Press : 2008 : ISBN-13 978-0-8195-6889-2 : 323 pages (y compris bibliographies, index et notes) : une grosse vingtaine d'Euros en neuf pour un HC avec jaquette.

The seven beauties of science fiction.jpg

 
Ce livre est du à la plume d'un des spécialistes reconnus dans le domaine de l'analyse du genre. Son objectif est, en quelque sorte, de lister les effets ou techniques caractéristiques ou spécifiques de la SF. Ces "effets", au nombre de sept, sont pour l'auteur les élements essentiels des récits SF en ce sens que leur présence est à la fois la marque d'appartenance d'un texte au genre mais aussi que leur existence même est la raison de l'attrait que peut exercer la SF.

Comme sont titre l'indique, il est divisé en sept chapitres principaux correspondant à une des "merveilles" du genre :

- "Fictive neology" : c'est l'étude de toute la partie néologistique de la SF, proche des théories habituelles sur les protocoles de lecture propres au genre.

- "Fictive novums" : traite du concept de novum (cf. Suvin et autres) et de sa place centrale dans le corpus.

- "Future history" : déroule la thématique de la projection dans le futur et de son ancrage dans le présent.

- "Imaginary science" : sur les relations (troubles) entre la SF et la science, les deux se répondant souvent et la seconde étant la caution de la première.

- "Science Fiction sublime" : se penche sur un des effets spécifiques générés par les (bons) textes de SF, le sublime. En gros, c'est le sense-of-wonder ou le conceptual breakthrough.

- "Science Fiction grotesque" : reconnait le fait que la SF essaie certes de générer une impression de sublime mais vise aussi parfois à obtenir un sentiment de monstruosité, particulièrement dans fusions d'éléments différents (homme-machine, esprit-matière...).

- "The Technologiade" : étudie l'intégration par la SF de structures narratives comme celles du roman d'aventure ou de la romance dans un cadre technoscientifique.

Le livre se termine par un courte conclusion soulignant la convergence de chacune des sept beautés de la SF vers le concept de singularité.

Suivent plusieurs pages de notes et une bibliographie primaire et secondaire, cette dernière étant fort riche (une quinzaine de pages) et pertinente (que du lourd).

 

L'approche de la SF par le biais non pas de sa définition formelle mais des ses résultats (les effets produits via les techniques employées) est non seulement très intéressante mais aussi novatrice.

Cela donne un ouvrage dense, avec des parties théoriques assez pointues qui nécessitent une certaine familiarité avec les concepts developpés pour analyser et rendre compte du genre (novum, sense of wonder, future history...). L'usage du jargon de la théorie littéraire et d'un vaste corpus de référence implique d'ailleurs (AMHA) une lecture plutôt fractionnée sous peine de mal au crâne.

Pour une poétique de la SF.jpg

L'auteur emprunte beaucoup à d'autres acteurs de la réflexion sur la SF, notamment aux marxistes comme Suvin ou Jameson, mais réussit une oeuvre personnelle qui mêle rigueur technique et affection affichée pour le genre.

Conformément à l'usage actuel, les exemples sont issus de la plupart des modes d'expression de la SF (cinéma, textes, TV et BD). On pourra juste regretter le choix (assumé et expliqué) de l'auteur de se restreindre aux oeuvres "canoniques", ce qui nous vaut la n-ième discussion autour de Le Guin, Dune (encore !) ou Blade runner.

Planet of exile (Ace Double G-597 1966).jpg


Un ouvrage érudit et roboratif, qui fait preuve d'une approche originale. Une acquisition de choix pour toute bibliothèque consacrée à la partie théorique du genre.

Note GHOR : 3 étoiles

08/12/2008

_The country you have never seen : Essays and reviews_

The country you have never seen : Essays and reviews : Joanna RUSS : Liverpool University Press : 2007 ; ISBN 978-0-85323-869-0 : 305 pages (y compris index) : une trentaine d'Euros pour un TP, assez cher pour un ouvrage d'une qualité de fabrication moyenne.

The country you have never seen.jpg

Ce livre est un recueil de divers types de textes de Jonna Russ, une auteur de SF surtout connue pour ses écritis et positions féministes, principalement le roman The female man.

Il se compose de trois parties inégales :

- "Reviews" (200 pages), rassemble une partie des critiques/chroniques écrites par l'auteur. Il s'agit soit de textes traitant de fictions de SF (datant principalement des années 70) et parues dans The magazine of F&SF, soit des critiques sur des ouvrages théoriques sur le féminisme ou le lesbianisme parues dans divers supports spécialisés. Ces critiques traitent d'un (pour la non SF) ou plusieurs (pour la SF) ouvrages, consacrant à chaque livre évalué une longueur variable allant d'une dizaine de lignes à deux ou trois pages.

- "Essays" (50 pages) contient 6 essais (datant des années 70-80 et ne contenant pas d'inédits) allant de plusieurs textes sur les problématiques du genre (au sens de sexe) dans la SF, à une entrée du Twentieth-century science fiction authors sur Lovecraft (dont on peut se demander pourquoi et comment Russ a été considérée comme une spécilaiste de l'auteur).

20th century sf writers 2nd edition.jpg

- "Letters" (50 pages) contient une vingtaine de lettres (ici encore datant des années 70-80) de Russ à diverses revues, sur des sujets n'ayant généralement aucun rapport avec la SF mais concernant le féminisme ou le lesbianisme. Ces lettres ne sont partiellement contextualisées à l'aide de notes de l'auteur.

Le premier point qui vient à l'esprit après la lecture est qu'il y a certainement tromperie sur la marchandise. Tromperie portant non pas sur sa qualité mais sur sa description. En effet, cet ouvrage est blurbé (et fait d'ailleurs partie d'une collection dédiée) comme étant clairement un ouvrage SUR la SF :

"The Country You Have Never Seen gathers Joanna Russ's most important essays and reviews, revealing the vital part she played over the years in the never-ending conversation among writers and fans about the roles, boundaries, and potential of science fiction. Spanning her entire career, the collection shines a light on Russ's role in the development of new wave science fiction and feminist science fiction, while at the same time providing fascinating insight into her own development as a writer."

Hors, à la lecture, on peut estimer que pas loin de 50% du livre ne sont pas consacrés à la SF mais aux autres sujets qui passionnent Russ : la politique des genres, le féminisme, le lesbianisme. A titre d'exemple, un des ouvrages critiqués à loisir est un livre qui s'intitule Surpassing the love of men : romantic friendship and love between women from the renaissance to the present, ouvrage au sujet clair, certainement très intéressant mais dont l'objet est bien loin de la SF.

Indépendemment de la qualité des livres chroniqués et de celle de la chroniqueuse, ce n'est clairement pas le produit annoncé et, à ce prix (une trentaine d'Euros pour un livre broché, je le rappelle), je ne peux que le regretter. C'est d'autant plus dommage qu'il doit bien exister d'autres textes de Russ qui traitent vraiment de SF et qui restent inédits en volume (les autres chroniques dans F&SF par exemple) et qui auraient naturellement trouvé leur place dans cet ouvrage.

Sur la partie purement SF, si les essais de Russ sont toujours aussi pertinents, et même si le temps et certaines ré-évaluations théoriques ont fait nettement évoluer les problèmes de l'écriture ou de la représentation féminine dans la SF, je n'ai guère était enchanté des critiques d'ouvrages SF.

Ces critiques me semblent à la fois trop lapidaires ("c'est un truc de sale machiste"), trop peu soutenues par des éléments factuels (si ce ne sont de nombreuses citations de phrases soit disant mal écrites, chose qui ne m'a pas parue évidente, mais je ne suis pas locuteur anglais primaire) et concentrées sur des cibles qui en veulent peu la peine.

Par exemple, il est dommage de voir, au détour d'une chronique, que Russ dit de Dune que c'est un "third-rate book" (chose qui peut se défendre) sans aucune justification supplémentaire, alors que cela aurait pu être le début d'une réfutation intéressante, par exemple sous l'angle du rôle et de la position des femmes dans l'univers de Herbert.

Dune T1 (PP 03-1980).jpg

De plus, j'ai trouvé le ton de Russ assez désagréable, une écriture qui oscille entre le "colloquial", le revendicatif et le théorique et qui, malgré certaines vaines tentatives, manque totalement d'humour (ou d'un humour que je puisse comprendre ou apprécier).

Et puis, écrire dans une revue professionnelle que tel texte lui rappelle tel autre mais qu'elle a la flemme de chercher lequel, cela s'appelle se moquer du lecteur.

En gros, Russ n'est pas Atheling (pas le savoir), Knight (pas la pointe acérée mais juste) ou Clute (pas l'ironie délicieuse).

note GHOR : 1 étoile